(Par Laurent Desforêts dans Epoch Times du 21/9/26)
Un tiers des scénarios analysés dégradent le confort d’été
La plateforme Argile.ai a étudié quelque 700.000 audits énergétiques publiés par l’Ademe. Selon les résultats rapportés par BFMTV, 31% des scénarios de travaux recommandés conduisent à une élévation de la température intérieure durant les périodes les plus chaudes.
Dans 26,5% des situations, cette hausse se situe entre 1 et 5 °C. Dans 4% des cas, elle dépasse 5 °C. Ces chiffres ne signifient pas que toute isolation accroît la chaleur estivale : ils mettent plutôt en évidence les limites d’une prescription fondée prioritairement sur les gains de chauffage, sans modélisation suffisante du comportement thermique du logement en été.
Le cas des maisons anciennes apparaît particulièrement sensible. Les murs épais en pierre et les dalles non isolées peuvent apporter une certaine fraîcheur naturelle, notamment grâce à l’inertie des matériaux et au contact avec le sol. Modifier cet équilibre sans solution compensatrice peut donc changer le comportement du bâtiment lors des fortes chaleurs.
Plancher et isolation intérieure au cœur du risque
L’isolation du plancher bas est l’un des gestes les plus concernés. Pierre-Louis Guhur, cofondateur d’Argile.ai, explique que cette intervention « coupe la maison de son seul “puits froid” gratuit, le sol ». D’après l’analyse rapportée par BFMTV, 61% des chantiers qui prescrivent cette solution aggravent le confort d’été.
L’isolation des murs par l’intérieur peut elle aussi réduire l’effet régulateur des murs existants. Elle sépare l’espace habité de la masse thermique du bâti, qui absorbe habituellement une part des apports de chaleur. L’effet devient plus marqué lorsque cette solution est associée à l’isolation du plancher : selon La Tribune, cette combinaison conduit à une hausse des températures dans plus de huit cas sur dix pendant les épisodes de chaleur intense, selon La Tribune.
À Vernouillet, une maison en pierre de 68 m² illustre cet écart potentiel. Pour la semaine du 21 au 27 juin 2026, la simulation évoquée dans l’étude estime une température maximale d’un peu plus de 35 °C sans travaux, contre plus de 44 °C après l’application de recommandations issues d’un audit de 2024, dans l’hypothèse de volets ouverts et de fenêtres fermées.
Vers des audits mieux adaptés aux canicules
Ces résultats n’invalident pas le principe de la rénovation énergétique, ni l’utilité de l’isolation. Ils invitent à arbitrer entre plusieurs objectifs : réduire les consommations en hiver, éviter la surchauffe en été, préserver la qualité de l’air et tenir compte des contraintes architecturales ou de copropriété.
L’isolation par l’extérieur est présentée comme une option plus favorable au confort thermique annuel, car elle conserve davantage l’inertie des murs du côté intérieur. Elle n’est cependant pas toujours réalisable : règles d’urbanisme, avis des Architectes des bâtiments de France, coût des travaux et décisions collectives en copropriété peuvent limiter son déploiement.
Le DPE comporte déjà un indicateur de confort d’été, fondé notamment sur l’inertie, les protections solaires, le caractère traversant du logement et l’isolation de la toiture. Mais il ne prend pas directement en compte le type de plancher ou d’isolant. Après l’été 2026, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a annoncé vouloir renforcer cette information, sans qu’une date d’entrée en vigueur précise soit, à ce stade, arrêtée.
Une réponse
Il faut abandonner ces idioties , rendre le DPE indicatif —comme un « nutriscore » (recommandation du Think tank » Génération libre », reprise par deux députés–qu’ils se dépêchent de présenter ça à l’assemblée nationale—), arrêter avec le DPE contraignant, les obligations, les subventions pour « rénover thermiquement » l’habitat ancien,(on a déjà beaucoup à faire pour le rénover et l’entretenir classiquement). Arrêter avec tout ce cinéma. On ne s’en portera pas plus mal, le « climat » aussi ne s’en portera que mieux, ne serait-ce que parce que la population va se trouver libérée d’un tas de normes , on s’adaptera au « climat » ; si on veut faire des travaux chez soi on les fera à nos frais, et l’argent de nos impôts doit servir aux rénovations des bâtiments publics, (en limitant les interventions « thermiques » svp), et à toutes sortes d’autres utilisations prioritaires … c’est très simple à comprendre, il faut juste le faire. Continuer sur cette voie de garage du « DPE » (il nous tombe tous les jours des impératifs, des ordres et des incitations , ainsi que des annonces d’amendes et d’interdictions de la part du gouvernement sur le sujet, ce qui prouve que ça continue mordicus, aucune idée d’économies de ce coté… ) ne fera pas baisser la chaleur des étés, ni changer la température « globale » de la terre, et le paradis promis si on est saignés à mort pour financer ces c….ries superflues se transforme tranquillement en enfer qui aura notre peau. on disparaitra, mais heureux et contents d’avoir oeuvré pour le « climat » … le « Roi est nu », quoi…