Fort de plus de vingt ans d’expérience dans le secteur environnemental, Guillaume de Rouville, ancien avocat international, apporte une analyse originale des enjeux géopolitiques qui influencent les débats sur l’environnement, le climat et l’énergie, dans un livre encyclopédique et très solidement charpenté (133 questions et 700 pages)
Question1 : Guillaume de Rouville, votre livre s’appelle Manuel de Combat Climatique. Le mot « combat » est assumé. Vous cherchez la bagarre ?
G.d.R : La bagarre ? Non. Le débat, oui — et c’est précisément ce qu’on nous refuse depuis vingt ans. Quand vous osez questionner la vulgate climatique, on ne vous répond pas avec des arguments, on vous traite de climatosceptique, de vendu aux lobbies pétroliers, de dangereux. C’est commode. C’est aussi le signe que les gens en face ont peur de la contradiction. Moi, j’offre simplement à ceux qui doutent les mots pour le dire sans rougir.
Question 2 : Le sous-titre est assez savoureux : « pour gagner la bataille des idées face aux bourgeois cultivés ». C’est qui, ce personnage ?
G.d.R. : Ah, vous le connaissez forcément ! C’est celui qui arrive au dîner avec son air concerné, son Monde diplomatique sous le bras et qui vous explique, entre le saumon bio et le dessert vegan, que la planète est en train de mourir à cause de votre voiture diesel. Il est très sûr de lui, très bien informé en surface, et totalement imperméable aux nuances. Il ne débat pas — il condescend. Ce livre est une trousse de secours pour survivre à ses certitudes.
Question 3 : Vous écrivez que le CO₂ n’est pas un poison. Les climatologues apprécieront…
G.d.R. : Qu’ils me contredisent alors, avec des faits ! Le CO₂ est un gaz naturel, indispensable à la photosynthèse, présent dans chaque souffle humain. La Terre s’en est accommodée à des concentrations bien supérieures aux niveaux actuels pendant des millions d’années. Dire ça, ce n’est pas nier le réchauffement — c’est refuser la caricature. On a transformé une molécule en démon pour justifier une idéologie du sacrifice et de la décroissance. Et ça marche, parce que personne n’ose plus poser les questions élémentaires.
Question 4 : Justement — 133 questions et leurs réponses. Pourquoi ce format ?
G.d.R. : Parce que la propagande climatiste, elle, a ses formules toutes faites. « La science est tranchée. » « Il n’y a plus de débat. » « Vous niez l’évidence. » Face à ça, il faut des munitions précises, rapides, vérifiables. Pas des tartines philosophiques — des réponses claires, sourcées, utilisables en trente secondes lors d’un repas de famille ou d’une réunion d’entreprise. Le combat des idées se gagne aussi dans les conversations ordinaires, pas seulement dans les colloques.
Question 5 : On vous accusera d’être au service des industriels, des climato-sceptiques, de la droite dure…
G.d.R. : On m’accusera, oui — c’est déjà fait, et c’est révélateur. Remarquez bien le procédé : au lieu de réfuter les arguments, on attaque la personne. C’est le propre d’un camp qui a abandonné la raison au profit de la foi. Je ne suis au service de personne, sinon de la liberté de penser. Et si questionner les modèles du GIEC, la gestion médiatique des données ou les solutions proposées par les écologistes fait de moi un dangereux réactionnaire, alors ce mot a perdu tout sens.
Question 6 : Vous parlez d’une « terreur climatique ». C’est un peu fort, non ?
G.d.R. : Vous trouvez ? Regardez ce qu’on fait aux enfants dans les écoles — on les terrifie avec des scénarios apocalyptiques avant même qu’ils aient appris à lire une courbe statistique. Regardez les médias : chaque canicule est « sans précédent », chaque inondation est « la preuve » du chaos climatique à venir. La terreur est un outil politique très ancien. Elle crée la soumission, elle tue l’esprit critique, elle justifie n’importe quelle mesure d’exception. Nommer cela est un acte de résistance intellectuelle, pas une provocation.
Qustion 7 : Et pourtant, le réchauffement climatique est réel. Vous ne pouvez pas le nier.
G.d.R. : Je ne le nie pas, je le célèbre ! Il fait plus chaud, soit. On a la chance de vivre un adoucissement climatique et il faudrait s’en plaindre ? Au contraire, profitons-en — et posons les vraies questions : de combien l’atmosphère se réchauffe ? À quelle vitesse ? Avec quelles conséquences réelles (positives ou négatives ?) pour les populations et la nature ? Et surtout : quelles sont les solutions qui fonctionnent vraiment, sans appauvrir les gens, sans sacrifier le développement des pays qui sortent de la pauvreté, sans transformer nos sociétés en casernes écologiques ? Voilà le vrai débat. Celui qu’on ne veut pas avoir.
Question 8 : Un dernier mot pour convaincre nos lecteurs d’acheter ce livre ?
G.d.R. : Si vous êtes heureux dans votre conformisme climatique, n’achetez pas ce livre — il vous mettrait mal à l’aise. Mais si vous avez déjà eu ce doute fugace, cette petite voix intérieure qui se demande si on ne vous mène pas en bateau, alors ce manuel est fait pour vous. Parce que douter n’est pas une honte. C’est le commencement de toute pensée libre.
3 réponses
« Le combat des idées se gagne aussi dans les conversations ordinaires, pas seulement dans les colloques. » : Exactement.
M. jean-Philippe Brette19 mai 2026 at 8 h 57 min
A lire ici: https://www.climato-realistes.fr/climat-la-transition-demographique-change-tout/
« » » » »Il faudrait savoir.
Soit les « climato réalistes » affirment qu’il n’y a pas de grave probleme CO2 dans le monde, soit la dénatalité urgente aide le grave probleme du CO2 anthropique en excès. Ce site n’est pas sérieux. » » » » » »
Faut répondre à ce Monsieur
Totally agree with Mr de Rouville. We’ve all seen this before…. the climate alarmists are in the grip of a mass social delusion. Humans are prone to social contagion especially if centered in anxiety. Look at covid. This was a mini example. Also the mass social panic about ai. It will fade. Eventually they do.