Paris, 31 juillet 2026 (FED) —Un jour après que Berlin a officiellement reconnu l’échec économique de sa politique de transition énergétique, la Fédération Environnement Durable (FED) demande que la France tire immédiatement les mêmes conclusions : arrêt de l’AO10, suppression de toutes les subventions à l’éolien et au solaire, fin des nouveaux programmes d’implantation d’énergies renouvelables intermittentes.
Ce que Berlin vient d’admettre
La ministre allemande de l’Économie Katherina Reiche a déclaré mercredi que la transition énergétique « telle qu’elle a été menée jusqu’à présent, n’est pas efficiente en termes de coûts » et qu’il fallait désormais « responsabiliser davantage les énergies renouvelables ». À l’agence dpa, elle a été plus directe encore : « Les coûts globaux doivent baisser. Nous ne résolvons pas le problème fondamental. » Berlin consacre entre 15 et 17 milliards d’euros par an à ces filières et prépare deux projets de loi pour y mettre fin.
La France fait exactement l’inverse
Le gouvernement vient de lancer l’AO10 — près de 10 GW, entre 700 et 1 200 éoliennes géantes offshore, pour un coût pouvant dépasser 300 milliards d’euros sur 80 ans — alors même que la France produit déjà plus d’électricité qu’elle n’en consomme, exporte à des prix déprimés et enregistre un nombre croissant d’heures à prix négatifs. La Commission de Régulation de l’Énergie vient d’annoncer une hausse du TURPE de 3,04 % pour les ménages dès le 1er août 2026 : c’est le consommateur, pas l’État, qui finance ce modèle.
La parole du président de la FED (Jean-Louis Butré)
« L’Allemagne a inventé ce modèle. L’Allemagne y renonce. La France, elle, continue d’y engloutir des centaines de milliards. C’est économiquement suicidaire. »
Valéry Giscard d’Estaing lui écrivait dès 2008 :
« Un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel trompeur… Puisse la France éviter de commettre une erreur stratégique. »*
Dix-huit ans plus tard, l’Allemagne lui donne raison. La France, elle, lance l’AO10.
Trois demandes immédiates
La FED demande :
- la suppression de toutes les subventions à l’éolien et au solaire,
- la suspension immédiate de l’AO10,
- et l’ouverture d’un débat national indépendant — rappelant que la programmation pluriannelle de l’énergie PPE3, cadre légal de l’AO10, font déjà l’objet de recours devant le Conseil d’État.
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