Voici sa réponse :
Il n’existe pas de chiffre officiel unique, car cela dépend de ce que l’on inclut. La meilleure façon de répondre est de distinguer trois niveaux.
| Périmètre | Ordre de grandeur annuel |
|---|---|
| Dépenses publiques (État, collectivités, agences, aides…) | 50 à 70 Md€ |
| Investissements privés (ménages + entreprises) | 50 à 80 Md€ |
| Total pour l’économie française | 100 à 150 Md€ |
Décomposition
1. Les pouvoirs publics : 50 à 70 Md€/an
Cela comprend notamment :
- aides à la rénovation énergétique ;
- aides aux véhicules électriques ;
- soutien aux énergies renouvelables ;
- transports collectifs ;
- adaptation des réseaux électriques ;
- Fonds vert ;
- recherche publique ;
- fonctionnement des agences (ADEME, Cerema, etc.) ;
- une partie des dépenses des collectivités.
C’est un ordre de grandeur reconstitué à partir des budgets publics, car il n’existe pas de comptabilité consolidée.
2. Les entreprises : 30 à 50 Md€/an
Elles financent :
- la décarbonation de leurs procédés ;
- les quotas carbone ;
- les installations photovoltaïques et éoliennes ;
- l’efficacité énergétique ;
- le renouvellement des flottes de véhicules.
3. Les ménages : 20 à 40 Md€/an
Principalement :
- rénovations énergétiques ;
- achat de véhicules électriques ;
- pompes à chaleur ;
- panneaux photovoltaïques.
Ces investissements sont souvent subventionnés, mais le reste à charge est financé par les ménages.
Total
En additionnant l’ensemble des acteurs, on obtient aujourd’hui un coût de l’ordre de : 100 à 150 milliards d’euros par an.
Pour donner un ordre de grandeur :
- cela représente environ 3 à 5 % du PIB français ;
- soit environ 1 500 à 2 200 € par habitant et par an ;
- ou environ 3 500 à 5 500 € par ménage, sachant qu’une partie est payée directement et une autre indirectement (via les impôts ou les prix des biens et services).
Une précision importante
Il faut distinguer coût et investissement.
Une grande partie de ces 100 à 150 milliards d’euros correspond à des investissements qui créent un actif durable :
- isolation des bâtiments ;
- nouvelles centrales de production ;
- réseaux électriques ;
- infrastructures ferroviaires ;
- véhicules.
Autrement dit, ce n’est pas uniquement une dépense de fonctionnement ou une perte sèche.
Enfin, selon les travaux de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), atteindre les objectifs climatiques de 2030 nécessiterait encore plusieurs dizaines de milliards d’euros supplémentaires d’investissements chaque année par rapport au niveau actuel. Les estimations de l’I4CE se situent autour de 100 milliards d’euros d’investissements climat par an, avec un besoin supplémentaire d’environ 80 à 90 milliards d’euros par an d’ici 2030 pour être sur une trajectoire compatible avec les objectifs nationaux. Cela montre que, même si l’on dépense déjà des montants très importants, les besoins estimés restent supérieurs.
Commentaires (NDLR) :
Concernant la « précision importante » (dernier paragraphe) :
D’une façon plus générale :
3 à 5% de PIB ou 3 500 à 5 500 € de pouvoir d’achat par ménage valent la peine qu’on se pose la question de nos choix politiques, quand on sait que le résultat des efforts de la France contre le réchauffement climatique (0,7% des rejets mondiaux) sera, même en cas de succès, totalement non mesurable.
2 réponses
Je suis persuadée que RIEN des mesures prises par la France, et qui coûtent si cher, qui nous ruinent, ne va diminuer ne serait-ce que d’un chouîa de degrés le « réchauffement climatique » mondial… je ne suis même pas certaine que, dans l’optique idéale où la totalité des pays sur terre adopteraient une politique « 0 émissions » à l’image de ce qu’on essaie de nous imposer ici (carotte et bâton) — véhicules électriques, panneaux solaires, pompes à chaleur (avec mise au rancart d’équipements très valides) plus la panoplie des isolations, assorties des VMC y afférentes, clims à tous les étages , je ne suis pas certaine donc, qu’ il y ait une baisse de la température générale de la Planète ne serait-ce que d’un centième de degré … ce qui signifie que je ne suis absolument pas persuadée que cette historie de CO2 est suffisamment anthropique pour être manipulable, ajustable et réglable par l’Homme …et de toutes façons, même si tout ce que raconte le GIEC était réel mettons à ne serait ce que 70%, il est tellement évident que le reste des pays du monde, en développement, ne vont pas s’empêcher de se développer pour des objectifs dont ils n’ont que faire, et il est tellement évident de toutes façons que ce qui est fait ICI au nom de l’écologie et du « zéro carbone » est contre productif …oui, ici… même si on faisait exactement ce qu’ils nous obligent à faire,(on résiste ) le résultat serait (est) toujours PLUS d’émissions de GES…si on fait le compte de TOUT . Il faut radicalement changer d’optique, pour une politique vraiment écologique, qui se mettra en place toute seule, c’est pas tellement compliqué , quand seulement ILS (les gouvernants, l’Europe )arrêteront leur cirque… le peuple se lèvera peut être et les hommes de bonne volonté commenceront à vivre d’une manière plus simple… mettez plutôt l’argent , l’énergie, à stopper les guerres , tiens, par exemple, et POUR COMMENCER . Avez-vous calculé à quel point. les guerres sont émettrices de CO2 ? commencez par là, d’abord, 🙃ensuite, on verra …
Non seulement ces mesures ne diminueront rien du réchauffement en cours, mais elles pourraient même l’aggraver ! Le CO2 n’est pour rien là-dedans, c’est physiquement impossible ! Par contre, oui, les atteintes à l’environnement peuvent avoir un impact sur le climat (mais direct, pas via le CO2). Que le réchauffement ait une origine tout à fait naturelle (variations du flux solaire par exemple) est possible aussi.