L’Europe semble incapable de tirer les leçons des crises énergétiques qui se succèdent.
Avoir totalement négligé les questions de souveraineté et de sécurité d’approvisionnement, avoir imposé une transition vers les renouvelables intermittents (éolien et solaire) pour produire de l’électricité sans en mesurer et en assumer les conséquences sur les prix, les réseaux et les marchés et avoir œuvré à la fin du nucléaire tout en empêchant la recherche et la production d’hydrocarbures ne peuvent mener qu’à la catastrophe économique.
Quand les politiques énergétiques sont menées avant tout pendant des années pour des raisons dogmatiques et politiciennes, à la fin l’addition est sévère. C’est exactement ce qu’il se passe en Europe aujourd’hui. Avoir totalement négligé les questions de souveraineté et de sécurité d’approvisionnement, avoir imposé une transition vers les renouvelables intermittents (éolien et solaire) pour produire de l’électricité sans en mesurer et en assumer les conséquences sur les prix, les réseaux et les marchés et avoir œuvré à la fin du nucléaire tout en empêchant la recherche et la production d’hydrocarbures ne peuvent mener qu’à la catastrophe économique.
Le Pacte Vert si cher à Ursula von der Leyen, la Présidente de la Commission Européenne, et annoncé en fanfare en juillet 2021 était la touche finale de ce désastre. Il a été écrit en partie par Greenpeace et pour le promouvoir auprès des députés européens la Commisson Européenne n’avait pas hésité à violer toutes les règles et à financer des ONG pour vanter les mérites de sa politique… Il n’y a eu aucune sanction !
Le fameux rapport Draghi de septembre 2024 sur la compétitivité de l’économie européenne, qui a été rapidement oublié, dénonçait déjà après la crise énergétique née de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 et avant celle résultant des attaques américano-israéliennes contre la République d’Iran quatre ans plus tard, l’effondrement énergétique européen.
Volatilité et incertitude chronique
Aujourd’hui l’Europe paye son électricité et son gaz naturel deux à trois plus cher que les Etats-Unis et la Chine et parfois bien plus. Cela accélère sa désindustrialisation et son appauvrissement relatif. C’est un des facteurs qui explique la faiblesse de sa croissance économique comparée à l’Amérique du Nord et à la majeure partie des pays d’Asie depuis plus d’une décennie.
On mesure les conséquences de cette politique par l’aspect multifactoriel des crises énergétiques. Elles sont souvent liées à de multiples éléments conjugués. L’évolution des conditions météorologiques, la fragilité grandissante des réseaux électriques, les tensions géopolitiques et les conflits ont plongé les marchés européens de l’énergie dans une extrême volatilité et incertitude chronique. Cela …