Questions de base sur l’alarmisme climatique

L’alarmisme climatique repose sur une logique :

  1. La concentration atmosphérique de CO2 augmente ;
  2. Le CO2 provoque une augmentation de la température ;
  3. C’est extrêmement dangereux : la Planète pourrait en mourir.

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1/ La concentration atmosphérique de CO2 augmente (environ 50% depuis 1900) ; elle est due à l’homme : ce premier postulat est probablement vrai (encore qu’il soit remis en cause par certains scientifiques) ; mais considérons-le comme acquis : elle augmente.

2/ Le CO2 provoque une augmentation de la température : c’est scientifiquement vrai, mais pas dans les proportions affichées : les plus grands scientifiques du sujet estiment ce réchauffement à moins de 0,7°C pour un doublement (et nous n’en sommes qu’à 50% d’augmentation) ; le GIEC invoque des « rétroactions » amplificatrices pour expliquer qu’on constate beaucoup plus (de l’ordre de 1,2°C pour ces 50% d’augmentation) ; mais dans la réalité, les rétroactions naturelles sont toujours globalement régulatrices : en l’occurrence, le supplément d’évaporation entraîné par l’augmentation de température réduirait ces 0,7°C à moins de 0,25°C pour un doublement (le calcul est à la portée de n’importe quel ingénieur).

Et donc, l’augmentation de température mesurée a d’autres causes que le CO2 ; et il y a des précédents historiques de telles augmentations sans qu’on puisse évoquer le CO2.

3/ C’est extrêmement dangereux : cela, c’est faux : si on en croit les observations officielles et les études sérieuses, aucune des catastrophes annoncées ne connaît même un début de réalité (toutes les sources références de la liste qui suit sont données dans mon livre « Climat et CO2 : décryptage d’une manipulation ») :

  • Le CO2 restera toujours très loin d’atteindre un seuil de toxicité (10 000 ppm contre 430 actuels) : il n’y a pas assez d’hydrocarbures sur Terre ;
  • Plus de vagues de chaleur, c’est aussi moins de vagues de froid ; or on meurt encore sur Terre 10 fois plus de froid que de chaleur : le réchauffement est plutôt positif de ce point de vue, et on a encore beaucoup de marge avant que la tendance ne s’inverse ;
  • Le niveau des océans augmente d’environ 20 cm par siècle, depuis qu’on le mesure : sans les mesures, on ne s’en rendrait même pas compte ; pour mémoire, certaines parties des Pays-Bas se situent à 6 m sous le niveau de la mer, et le marnage au Mont St Michel atteint 12 mètres ;
  • Aucun atoll de plus de 10 ha n’est actuellement en voie de submersion : quasiment tous voient au contraire leur surface augmenter significativement ;
  • Les incendies de forêts ont considérablement diminué depuis le début du 20ème siècle, même si les dégâts sont plus importants, à cause des constructions dans des zones à risques ; ils réaugmentent un peu depuis une vingtaine d’années, du fait que les écologistes interdisent leur entretien pour entretenir la biodiversité : c’est un choix ;
  • Il n’y a pas d’augmentation statistique des sècheresses ; il n’y a pas non plus d’augmentation statistique des inondations, même si les dégâts sont plus importants, à cause du bétonnage et des constructions dans des zones à risques ;
  • La Grande Barrière de Corail bat des records d’étendue, et certains coraux réputés morts renaissent ici et là : les coraux sont beaucoup plus sensibles à la pollution qu’au réchauffement climatique ;
  • L’ours polaire ne s’est jamais aussi bien porté ;
  • Grace au CO2 et à la température, la Terre verdit de façon indiscutable depuis 50 ans, et pourrait nourrir toute l’humanité s’il n’y avait pas de conflits.

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Bref, les augmentations du CO2 et de la température, liées ou non, sont loin d’être une catastrophe, et on ne voit pas bien de quoi la Planète pourrait mourir ; elles sont au contraire globalement un bienfait pour l’humanité : nous vivons un Optimum Climatique (qui pourrait, malheureusement ne pas durer, sans que nous en ayons profité).

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4 réponses

  1. Vous dites « Le CO2 provoque une augmentation de la température : c’est scientifiquement vrai, mais… »
    Il y aurait beaucoup d’autres « mais » à évoquer.
    1- D’abord le fait que les bases de calcul sont élaborées en laboratoire. La complexité de la mécanique climatique ne se résume pas à une expérience de laboratoire menée sur des gaz parfaits à l’équilibre thermodynamique, ce qui n’est pas le cas de l’atmosphère. En particulier avec les mouvements ascendants considérables des alizés.
    2- Ensuite, que dire de l’effet de serre de basse altitude qui est saturé quelle que soit la teneur en CO²? Jean-Louis DUFRESNE et Jacques TREINER ont bien documenté le fait que l’absorptivité des infrarouges est totale que la teneur soit 180 ppm de CO2 , de 360 ppm comme au 20ème siècle ou du double 720 ppm si les émissions fossiles se poursuivaient.
    3- En conséquence, l’effet de serre, qui existe à toutes les altitudes, n’empêche pas l’échappement de rayons infra-rouges vers le cosmos. Sur des vidéos filmées par satellite, on voit que la Terre en émet de grandes quantités, en particulier au niveau des zones équatoriales, ce qui contribue à refroidir la terre.
    4- On n’échappe pas à la nécessité de travailler sur les autres relations de cause à effet, en particulier celui des cycles solaires sur le climat, avec l’effet des rayons cosmiques sur lea nébulosité terrestre comme le montrent Philippe de Larminat (quantitatvievement) et Henrick Svensmark (Physiquement).
    Qu’en pensez-vous?

    1. « Mais », c’est une expression propre aux vrais scientifiques, c’est-à-dire ceux qui cherchent et qui parfois trouvent, MAIS toujours avec humilité, sachant qu’une théorie peut être validée un jour et corrigée plus tard en fonction des progrès des moyens de mesure. Rendre compte de la mécanique climatique et de la diversité des « climats » terrestres ( polaire, tempéré, tropical humide ou désertique) semble bien prétentieux en s’appuyant sur des modèles élaborés en laboratoire et des mesures de paramètres soigneusement choisis, mais souvent trop peu nombreux pour refléter une quelconque réalité de terrain. Certains scientifiques voient une hausse des températures suivant une augmentation du CO2, d’autres voient l’inverse ( c’est la hausse des températures qui libère du CO2). Les deux ont sans doute raison selon le type de compétences qu’ils mettent en jeu, l’étude de la machine climatique demandant plus que la simple connaissance des gaz parfaits et de leurs propriétés.
      Le problème reste que les « experts » du GIEC ont choisi uniquement les études privilégiant l’influence du CO2 anthropique dans le réchauffement, à l’exclusion de toutes les autres causes possibles. Ce choix a bien été dicté par des intérêts politiques plus que scientifiques, et de ce fait toutes les mesures imposées aux populations auront au mieux un effet nul sur le climat, au pire un effet catastrophique sur l’économie mondiale et le bien-être des populations.

    2. Bonjour Stanislas, je vous réponds point par point :
      1- A ma connaissance, aucun scientifique sérieux ne nie que le CO2 contribue au bien mal nommé « effet de serre » ; la plupart l’évaluent aux alentours de 0,7°C pour un doublement (hors contre-réactions) ; cela s’explique par le fait que, si la concentration atmosphérique de CO2 augmente, son rayonnement vers le sol intervient depuis plus bas, donc plus chaud, donc plus fort : on estime cette augmentation à environ 1 W/m2 pour un doublement (ce sont les chiffres de James Hansen, mais personne ne les conteste).
      2- L’effet du CO2 sur le réchauffement est (approximativement) logarithmique : chaque doublement produit le même effet : la courbe s’aplatit, mais elle n’est pas asymptotique : la saturation n’est pas totale : mais la vraie question, c’est l’altitude (et donc la température) à laquelle l’opacité (vue du sol) intervient.
      3- L’effet d’un doublement en terme de W/m2 est plus important à l’interface avec le cosmos qu’au sol (3 contre 1 pour un doublement) ; mais ma conviction est que le haut de l’atmosphère (en particulier grâce aux nuages) s’en débrouille pour l’équilibrer : globalement, la Terre reçoit 240 W/m2 et renvoie 240 W/m2.
      4- J’ai eu l’occasion de passer une journée avec votre frère à Nantes il y a quelques années : j’aime bien son approche d’automaticien (il faudrait que je m’y replonge). Évidemment, le réchauffement actuel ne peut pas être expliqué par l’unique CO2, et loin s’en faut ; il y a des tas d’autres causes candidates (dont celles que vous citez), mais malheureusement, seules les études permettant de culpabiliser la CO2 trouvent des financements et sont finalement retenues (cela fait d’ailleurs partie de la charte du GIEC).

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