(Par Didier Desrimais dans Causeur du 15/5/26)
La Commission de Charles Alloncle n’a pas fini de nous en apprendre des vertes et des pas mûres!
L’association écolo QuotaClimat, auditionnée lors de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, y est apparue pour ce qu’elle est : une organisation censoriale et policière au service d’une écologie politique imposée dans les médias publics.
En cherchant à censurer les voix controversées dans le débat sur le changement climatique, elle se rend coupable d’une nouvelle sorte de «bien-pensance» et empêche la critique légitime de certaines dérives de cette écologie politique.
Tant d’informations capitales ont émergé des travaux parlementaires dirigés par Charles Alloncle, que celle-ci est un peu passée sous les radars. Pourtant, c’est peu de dire qu’Eva Morel et Jean Sauvignon, respectivement secrétaire générale et directeur data de l’association écologiste QuotaClimat, n’ont guère goûté la table ronde organisée le 26 mars dernier dans le cadre de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public et ayant pour objet l’information scientifique dans les médias, particulièrement dans les médias publics. Avant de rapporter ce qu’a révélé cette très instructive audition, retraçons la vie et l’œuvre de QuotaClimat.
Les climatosceptiques étroitement surveillés
Créée en 2022, cette association écologiste avait pour mission originelle d’inciter les médias audiovisuels à traiter assidûment les sujets écologiques autour du climat – elle comptait y imposer « un quota d’informations environnementales » représentant jusqu’à… 20 % de temps d’antenne.
L’écologie politique affectionnant la surveillance, le contrôle et la remise sur le droit chemin des récalcitrants, l’association a rapidement décidé qu’il lui fallait de plus lutter contre ce qu’elle appelle « la désinformation environnementale dans les médias ». Elle a pour cela créé un “Observatoire des médias sur l’écologie” chargé de détecter les cas de « désinformation climatique » et de dénoncer les hérétiques à qui de droit, entre autres à l’Arcom auprès de laquelle elle a multiplié les saisines, avec quelques résultats : une amende de 20 000 euros pour CNews, une mise en demeure adressée à Sud Radio, une réprimande émise à l’encontre de Radio Classique.
Ce que QuotaClimat appelle « désinformation climatique » est en réalité tout ce qui n’entre pas dans le cadre politique des rapports du GIEC, de l’écologie militante représentée par des activistes comme Camille Étienne, Claire Nouvian ou Sandrine Rousseau, des institutions publiques comme l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie réputée surtout pour avoir indiqué aux Français la fréquence à laquelle …
Une réponse
J’imagine que quotaclimat est blindée de subventions et que ses dirigeants ne sont pas indemnisés avec un équivalent RSA…
Des infos à ce sujet ? je suis curieux de savoir qui alimente ce bidule.
Au hasard… Serait ce la Caisse des Dépôts ? Le conseil régional machin ? Elle utilise des fonctionnaires détachés à partir d’une déclaration d’utilité publique ?
Je suis mauvaise langue… Si ça se trouve ils sont bénévoles et touchent 300€ par ans de la mairie pour faire tourner leur association loi 1901…