Catastrophisme climatique : la bonne nouvelle qui dérange

L’écologie politique vient de se faire prendre en flagrant délit de mensonge par omission. Le mobile du délit : une bonne nouvelle climatique, alerte l’avocat et défenseur d’une vision alternative de l’écologie.

Tout commence en avril 2026. Le comité scientifique international chargé de préparer le 7ᵉ rapport du GIEC déclare pour la première fois que le scénario le plus pessimiste, le fameux SSP5-8.5 (l’équivalent moderne du RCP 8.5), ne peut plus être considéré comme réaliste pour le XXIᵉ siècle.

En d’autres termes, le scénario climatique le plus catastrophiste du GIEC, celui qui prévoyait une hausse moyenne des températures de 4,4°C d’ici 2100, est écarté par le GIEC lui-même. Le comité scientifique se justifie par 3 points : la baisse du prix des renouvelables, la mise en place de politiques climatiques et la tendance récente des émissions de CO2.

La nouvelle est importante. Elle est également objectivement réjouissante. Comble de l’horreur, elle est en grande partie due à nos efforts technologiques et politiques. Sale temps pour les adeptes de la culpabilisation systématique.

Cela ne veut évidemment pas dire que le combat contre le réchauffement climatique soit gagné, loin s’en faut. Le plus pessimiste des scénarios du GIEC prévoit désormais une hausse médiane par rapport à l’ère préindustrielle autour de 3,0°C (jusqu’à près de 3,5 °C dans le cas le plus défavorable). Cela reste catastrophique, ce qui est assez normal pour un scénario catastrophiste. Mais 3°C n’est pas 4,4°C.

J’analyse depuis quelque temps maintenant l’écologie politique. Je suis de ceux qui considèrent cette écologie politique aux mains de l’extrême gauche comme le pire ennemi du juste combat pour la défense de l’environnement. La première est parvenue à rendre détestable le second aux yeux de beaucoup. La raison principale est l’instrumentalisation du défi climatique à des fins politiques. Elle crève ici les yeux.

Il est ainsi fort probable que le lecteur de ces lignes, peu importe ses positions sur le GIEC en particulier ou le réchauffement climatique en général, découvre ici la déclassification par le GIEC de son scénario le plus catastrophiste. Il est en revanche plus que probable que ce même lecteur ait été au contraire, comme d’habitude, assailli d’informations, toutes les plus pessimistes les unes que les autres depuis cette déclassification.

La raison est simple. À ce stade, seuls quelques rares médias, les moins engagés dans le militantisme climatique catastrophiste, ont évoqué cette dernière.

Le biais idéologique des écologistes politiques

Comme il est instructif de constater que ceux qui scrutent à la loupe la moindre actualité climatique ont fait le choix de ne pas révéler ce qui est, chose rarissime, une bonne nouvelle climatique ! Quelle meilleure preuve de leur biais idéologique ?

Je veux parler de tous ceux qui ont fait du réchauffement climatique leur principal outil, peut-être le dernier restant à leur disposition, pour lutter contre le capitalisme.

Marine Tondelier et son parti politique verdoyant dont le fonds de commerce est avant tout la lutte contre le réchauffement climatique ? Pas un mot. Les médias obsédés par ce dernier ? Pas un mot. Les émissions consacrées à l’écologie sur le service public ? Pas un mot. Les influenceurs écolo-gauchistes tels que Cyril Dion ou Camille Étienne ? Pas un mot.

Il faut également comprendre quelque chose qui explique en partie cette attitude. Avant d’être écarté, ce scénario du pire était déjà jugé « peu probable » par le GIEC. Pourtant, un nombre considérable de médias et de militants l’utilisaient comme référence sérieuse. Et voilà que tant d’articles catastrophistes, voire malhonnêtes, deviennent obsolètes.

Comment ne pas comprendre ce silence embarrassé ? On peut reprocher beaucoup de choses au GIEC.

Mais même ses pires critiques reconnaîtront que le titre de champion de l’instrumentalisation des enjeux climatiques revient à d’autres.

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