(Par Hugues Serraf dans Atlantico du 12/5/26)
Ÿnsect devait devenir le premier producteur de masse de protéines à base de coléoptères et révolutionner la food tech. La recette n’était pas au point.
On mangera peut-être un jour des insectes, mais leurs larves n’auront pas été élevées par Ÿnsect, l’ex-licorne française de la protéine chitineuse. L’entreprise, liquidée en décembre dernier, laisse en effet derrière elle des investisseurs en pleurs et une friche de 45 000 mètres carrés dont personne ne sait que faire quelque part en banlieue nord d’Amiens.
Il y avait pourtant du monde pour y croire, à cette idée que des coléoptères pilés produits en masse (200 000 tonnes par an à terme) dans une usine à 500 millions d’euros puissent être à la food tech ce qu’Open-Ai ou Anthropic sont à l’intelligence artificielle.