(Par Yves Bourdillon dans Contrepoints du 19/6/26)
La canicule s’étendait vendredi en France avec désormais plus d’un habitant sur deux concerné par la vigilance orange dans 53 départements. Parmi eux, quelque 9,7 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus, dont 3,8 millions de 75 ans ou plus, pourraient devenir vulnérables. Ce qui donnera lieu aux obsédants messages infantilisants des pouvoirs publics :
« pensez à vous hydrater et à ne pas trop vous exposer au soleil »,
ce que, d’instinct, les êtres vivants les plus primaires savent déjà.
Cette situation impose des précautions dans les entreprises et les écoles, dont plusieurs centaines ont dû décaler les horaires des cours. Dans l’académie de Poitiers, les épreuves de « grand oral » du bac, prévues l’après-midi de lundi et mardi, ont été reportées d’une semaine. Plusieurs municipalités ont annulé la Fête de la musique dimanche. Météo-France avertit que la vigilance sera très probablement encore étendue dans les prochains jours.
L’impact de cette vague de chaleur dans des bâtiments publics non climatisés a de quoi interpeller sur le refus, à rebours de ce qui se pratique dans de nombreux pays, des pouvoirs publics d’installer des équipements en ce sens. Un tabou de plus imposé par les tenants de l’écologie punitive.
Ces derniers fustigent la clim, comme s’il était éthiquement blâmable de chercher à refroidir une pièce alors qu’il serait légitime de la chauffer en hiver ! Il s’agit pourtant de la même démarche, au fond.