Quand les climatologues autoproclamés se plaignent d’être traités d’escrocs

Monsieur François Gemenne (NDLR : invité permanent de tous les plateaux TV bien-pensants) se plaint d’avoir reçu par courrier une missive indiquant : « Le GIEC, tous des escrocs. »

Dans un long message posté sur LinkedIn, Monsieur Gemenne plaide la cause du GIEC en le présentant comme un organisme scientifique et en usant du « nous, chercheurs » pour désigner ceux qui, à l’instar de Gemenne, sont associés aux travaux du GIEC.
 
Rappelons que le GIEC se compose de trois groupes de travail : le premier porte sur le climat, le deuxième sur les effets des évolutions observées et le troisième sur les mesures politiques permettant d’y remédier. Seul le premier de ces trois groupes est scientifique. Les deux autres sont politiques, et le sont pleinement. Présenter le GIEC comme un organisme scientifique est donc erroné.
 
La réalité est que François Gemenne lui-même est politologue. Il n’est en rien chercheur au sens où l’on est chercheur en physique. L’estompement de la différence de nature radicale entre sciences exactes et sciences humaines est, de tout temps, l’un des marqueurs de l’imposture : c’est le scientisme de Renan, ou encore la soumission de la science au politique sous Lyssenko. Le scientisme de Renan, par exemple, ne désigne pas un « mixte » de science et de politique. Il constitue une idéologie proprement politique, qui propose à la science « dure » de gouverner la société des hommes.
 
Or cela ne se peut : la science est reine dans la description de ce qui est ; elle est muette lorsqu’il s’agit de déterminer ce qui doit être — en matière de morale, de politique ou de droit. Bref, le scientisme est une erreur intellectuelle. L’architecture même du GIEC incarne cette erreur et repose sur elle. Par conséquent, le GIEC n’est pas davantage un « organisme scientifique » que Monsieur Gemenne n’est « chercheur ».
 
Qu’est-ce qui permet à des Gemenne de prospérer ?
 

La séquence de réchauffement climatique dans laquelle nous nous inscrivons n’est contestée par personne ; la responsabilité de l’homme, qu’elle soit marginale ou substantielle, ne l’est pas davantage. Le seul véritable débat — et il est proprement politique — consiste à savoir si nous devons persister à réduire les émissions de CO₂ en Europe tandis qu’elles augmentent à l’échelle mondiale, au risque de détruire l’économie européenne et le bien-être des citoyens sans rien régler au niveau climatique global, ou si consacrer ne serait-ce qu’une petite partie des moyens alloués à la « transition énergétique » à notre adaptation à ce léger réchauffement ne constituerait pas un choix plus rationnel, moins coûteux et, en dernière analyse, plus scientifique.

On songe, par exemple, à la climatisation massive du continent européen, cruellement en retard sur ce plan.
 

C’est une question dont l’urgence mérite mieux que les vitupérations et les postures scientistes.

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Une réponse

  1. OUI! Abandonner immédiatement les moyens alloués à la « transition énergétique » qui ruine d’abord les moins friqués de ce pays, les petits, les sans grade, dont je fais partie … — « transition »qui se fera, ou ne se fera pas, à son rythme, et arrêter de s’en soucier, et surtout d’y mettre l’argent de nos impôts; la volonté des gens d’en bas en dessinera l’avenir, de cette « transition » à la c , au lieu que ça vienne d’en haut , de M. Macron ou de Mme Von der Leyen, ou de ceux, les ânes coiffés abrutis ou cyniques et assoiffés qui y voient des opportunités de carrière et d ‘enrichissement, et mettre cet argent dans tous les besoins criant dont notre société a besoin, suivant les priorité .(ainsi nous supporterons mieux le « réchauffement climatique « , merci, et serons plus à même d’inventer des solutions pour tout ce qui nous touchera). je plaide pour un retour —ou un avènement—d’une vraie démocratie , à la place de cette grimace qu’on nous fait en essayant de nous serrer la vis toujours plus, parce qu’on vote mal, selon ces messieurs-dames. . C’est vrai que tout est orienté écologisme , alors que peu de gens votent pour les « verts » et écolos actuels. Grande tromperie ! ON VEUT DONNER NOTRE AVIS . EN CONTINU. ON VEUT NOS ORIENTATIONS, et que ceux qui sont élus les appliquent. SANS RIEN DE PLUS. La dictature c’est « Ferme ta gueule », la démocratie en Europe, jusqu’ici c’était « Cause toujours « , maintenant c’est « cause toujours, mais si tu dis quelque chose qui plait pas, tu vas être puni, et de toutes façons on fait ce qu’on veut, on le passe par décret « (le nombre de décrets qui passent en catimini, en ce moment, descendant de Monseigneur Macron directement, c’est fabuleux !) … et plus j’y pense, plus je trouve que le système suisse—les votations—des votations avec plusieurs sujets à chaque fois — mérite d’être envisagé pour notre pays. Quel politique (une coalition de politiques ) peut nous proposer ça, pour la présidentielle ? une amorce de ça ?
    Commençons par les mettre dehors, les politiques actuels et les pous qui leur bourrent le crâne, plus les lobbies de ceci et cela– je ne suis pas contre les lobbies, mais s’il faut des lobbies, autant que ce soit pour des trucs utiles et prioritaires, donc certainement pas les éoliennes, entre autres — il y a vraiment un effort à faire pour les virer de notre paysage. Réveillons-nous. Aux Armes, Citoyens ! Formez vos bataillons ! 😌

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