L’été 2026 confirme-t-il tout ce que les écologistes disent depuis 50 ans : non, et voilà pourquoi

L’été 2026 relance le débat sur les choix énergétiques et environnementaux de la France. Entre climat, nucléaire, adaptation et prévention des incendies, plusieurs certitudes de l’écologie politique sont remises en question.

Atlantico : « L’été 2026 confirme tout ce que les écologistes disent depuis 50 ans », a affirmé Marine Tondelier. Que lui répondez-vous ?

Samuel Furfari : Les écologistes étaient largement inconnus il y a 50 ans. Les fondateurs de l’écologie existaient déjà, bien sûr, je pense à Lynn White, dont le texte fondateur date de 1967, mais le grand public et la politique les ignoraient encore. Il y a 50 ans, on était dans la crise pétrolière des années 70, on ne parlait pas d’écologie. Le mouvement écologiste est devenu populaire il y a 20 ans, pas 50. C’est un raccourci inadmissible. À l’époque où je faisais mon doctorat, on avait même peur du refroidissement climatique.

Je suis passionné de géopolitique de l’énergie, et je peux vous assurer que dans le monde, c’est tout le contraire de ce qu’affirme Madame Tondelier. Personne, en dehors de l’Union européenne, ne s’occupe de ces débats. Le monde entier ne pense qu’à consommer de l’énergie pour apporter du bien-être à des populations qui n’en ont pas. Nous avons connu, grâce à notre consommation d’énergie depuis un siècle, pas 50 ans, une qualité de vie extraordinaire. Le nier, c’est refuser de regarder l’histoire humaine en face.

François de Rugy : C’est factuellement faux. Il y a 50 ans, en 1974, René Dumont était candidat à l’élection présidentielle, et les textes de l’époque le montrent bien : il parlait très peu du réchauffement climatique. Il l’avait peut-être évoqué dans un livre, mais ce n’était certainement pas central dans son programme.

Si l’on prend la candidature d’Antoine Waechter en 1988, c’est encore plus net. Quelqu’un a récemment passé au crible les professions de foi des candidats écologistes depuis cette date sur les réseaux sociaux, et Waechter n’en parlait pas non plus. Il insistait surtout sur la sortie du nucléaire, et il parlait même de « charbon propre ». On était très loin de la préoccupation climatique.

Il a fallu attendre Dominique Voynet en 1995, mais à cette époque encore, la priorité restait la sortie du nucléaire. C’est la vraie constante depuis 50 ans chez les écologistes : la sortie du nucléaire. Le mouvement écologiste sʼest construit en France comme en Allemagne contre les programmes de construction de centrales nucléaires des années 1970-80.

Au départ, le nucléaire français n’a pas été conçu pour le climat mais pour l’indépendance énergétique, en réponse aux chocs pétroliers. Les écologistes, toujours hostiles au nucléaire, ont de fait relégué la question climatique après ce combat.

Ce n’est vraiment qu’à la fin des années 90, au début des années 2000, qu’ils ont mis en avant lʼenjeu du climat. Donc pas depuis 50 ans, plutôt 25 à 30 ans maximum, et c’était alors pour défendre les énergies renouvelables et le gaz. Il existe d’ailleurs un extrait où Dominique Voynet, invitée d’une émission de Bernard Pivot face à Georges Charpak, prix Nobel de physique et défenseur du nucléaire, expliquait qu’on pouvait très bien faire « du gaz propre ». C’est toujours cette même logique : un mix entre renouvelables et énergies fossiles, jamais un objectif 100 % renouvelable assumé comme tel avant les années 2000, et depuis, ils ne semblent même plus l’avoir vraiment étayé.

Ce que dit Marine Tondelier est donc doublement faux. D’abord sur la durée : cela ne fait pas 50 ans que les écologistes parlent du climat, et ce n’est pas un détail.

Ensuite sur le fond : on peut légitimement se demander si le climat a réellement été leur priorité, ou si ce qui reste ce nʼest pas dʼabord et avant tout la sortie du nucléaire. Je me souviens m’être posé cette question quand j’étais encore chez les Verts, et je pense que s’ils devaient choisir, c’est la sortie du nucléaire qu’ils choisiraient.

Plus près de nous, à la présidentielle de 2022, Yannick Jadot affirmait pourtant que le climat était la priorité. La guerre en Ukraine est venue percuter le modèle qu’ils continuaient de vanter, le « modèle » allemand, une transition reposant sur les renouvelables plus le charbon remplacé par le gaz, donc pas du tout du 100 % renouvelable.

Malgré une crise énergétique majeure révélant la fragilité et la dépendance allemandes au gaz russe, Jadot n’a pas changé un iota de son programme ni de ses discours. C’est d’ailleurs sans doute une des raisons de son score assez faible, je crois : les gens ont compris qu’il y avait là une contradiction majeure. On ne peut pas à la fois alerter fortement sur le dérèglement climatique et refuser les solutions, françaises de surcroît, qui permettent de lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre.

Il faut ajouter à cela que les Verts sont, au minimum, confus sur la question des moyens, et je dirais même un peu malhonnêtes. Ils insistent beaucoup sur les économies d’énergie, l’isolation des bâtiments, les transports en commun et le vélo plutôt que la voiture.

Mais quand on creuse, on sent bien qu’ils privilégient la décroissance de l’activité économique, à commencer par la décroissance de la consommation d’énergie, plutôt que la décarbonation. Pour eux, je pense que la décroissance prime sur la décarbonation, d’où leur hostilité, encore récente, à la climatisation, leur préférence pour les travaux d’isolation plutôt que le remplacement des chaudières par des pompes à chaleur, ou leur frilosité, voire leur hostilité, envers la voiture électrique, pourtant une solution de décarbonation efficace pour les transports.

Ils sont obsédés par les transports en commun et le vélo, précisément parce que cela induit une décroissance des déplacements. Ils préfèrent d’ailleurs parler de réduction des déplacements, de réduction des dépenses d’énergie ou de réduction du chauffage, plutôt que de décarbonation.

En réalité, Marine Tondelier se défend très mal. La seule réponse crédible qu’elle pourrait apporter à cette critique serait de dire : oui, le climat reste notre priorité, mais nous allons faire évoluer nos solutions.

Où en serait la France si elle avait suivi jusqu’au bout la ligne antinucléaire de l’écologie politique ?

Question posée à Samuel Furfari, en écho à son article co-écrit avec Rémy Prud’homme sur les impasses de l’écologie politique française.

Samuel Furfari : Si l’on avait fait ce que Monsieur Hollande avait promis, et il n’y a pas que Madame Tondelier, il y a aussi Monsieur Hollande et Monsieur Macron, on aurait fortement réduit la production d’électricité nucléaire. Aujourd’hui, on serait en train de pleurer pour avoir de l’électricité.

Heureusement, il y a eu un sursaut, venu non de Monsieur Macron lui-même mais de ce qui se passait dans le monde. Aujourd’hui, la France dispose d’une électricité nucléaire qu’elle peut vendre à l’Allemagne, à l’Italie, à la Belgique. Mais il y a des conséquences durables : en géopolitique de l’énergie, une erreur se paie pendant des décennies. On a fait croire aux Français que le nucléaire n’était pas bien. Résultat : ce sont des réacteurs non français qui sont construits en Pologne, en Tchéquie, en Croatie, pendant que la Corée, la Chine, la Russie continuaient leur course et dominent aujourd’hui le marché mondial.

Ce qu’on ignore souvent, c’est la spécificité du modèle français : un seul acteur maîtrisait toute la filière, avec une expertise que personne d’autre au monde ne possédait. On l’a cassée. La faute aux amis de Madame Tondelier, et plus largement aux écologistes de tous les partis, puisque pour former leurs gouvernements, MM. Jospin, Hollande puis Macron ont accepté leurs oukases.

Qu’est-ce qui, selon vous, a le plus mal vieilli dans le logiciel initial des Verts ?

François de Rugy : C’est le manque d’adaptabilité, une constante depuis très longtemps. Si l’on gratte un peu, on voit que les Verts aiment bien le gaz. Ils ne le disent pas ouvertement, mais ils sont tellement obsédés par le rejet du nucléaire qu’ils n’aiment finalement pas beaucoup l’électricité, sauf quand elle est solaire ou éolienne. Comme cela ne garantit pas une production continue, ils se retrouvent à défendre le gaz, notamment pour maintenir le chauffage au gaz, qui pour eux permettait de réduire le chauffage électrique, synonyme à leurs yeux de nucléaire.

Cette position a doublement mal vieilli : contradiction majeure avec l’objectif climatique, et aveuglement face à la dépendance que le gaz nous impose, entre la guerre russe en Ukraine et la guerre en Iran, vis-à-vis de pays qui ne sont pas toujours des pays amis.

Certains écologistes, notamment à l’étranger, ont opéré un virage pro-nucléaire. Pourquoi pas en France ?

François de Rugy : Les écologistes allemands ne l’ont pas fait non plus, et c’est une des raisons pour lesquelles ils ont perdu beaucoup de crédit lorsqu’ils étaient au pouvoir avec le Parti social-démocrate et les libéraux. C’est assez méconnu en France, mais les Grünen sont restés intransigeants sur la sortie du nucléaire, envers et contre la réalité, y compris climatique, puisqu’ils ont été obligés de relancer des appels d’offres pour des centrales à gaz et de prolonger des centrales à charbon, alors qu’ils auraient pu choisir de prolonger quelques centrales nucléaires ou d’acheter davantage d’électricité nucléaire française. Ils ont refusé.

À ma connaissance, les seuls qui ont vraiment évolué sur ce sujet sont les Finlandais. Même les Autrichiens ne l’ont pas fait, ils restent assez antinucléaires eux aussi.

Je pense qu’en réalité, Les Verts de Marine Tondelier préfèrent la marginalisation à la révision de leurs dogmes. C’est ce qui se produit aujourd’hui en France, et c’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’avais quitté Europe Écologie Les Verts fin août 2015 : je voyais bien que le parti ne voulait pas vraiment être un parti de gouvernement, ce qui impose de tenir compte des réalités du pays, des solutions technologiques réellement disponibles à coût raisonnable, de l’économie, et de ce que la société est prête à accepter.

J’ai même entendu des Verts expliquer qu’il faudrait un régime autoritaire pour faire passer les mesures écologistes.C’est très frappant aussi sur la question de l’eau, dans le contexte de l’adaptation au réchauffement climatique cette fois. Ce sont pourtant les plus alarmistes sur le climat, ceux qui réclament d’agir tout de suite dans tous les domaines. Mais dès qu’il s’agit de s’adapter à une réalité climatique de plus en plus dure, il n’y a plus personne, ils sʼopposent même à toutes les solutions. Regardez tout ce qui touche au stockage et à la gestion de l’eau : ils diront toujours qu’ils ne sont pas contre par principe, mais les projets ne sont jamais les bons.

Il n’y a pas un seul projet concret qu’ils soutiennent.

En matière dʼénergie, il faudrait d’ailleurs expliquer clairement aux Français ce qu’implique un scénario 100 % renouvelable. J’ai étudié le sujet en détail, et c’est là que ma position a évolué. Techniquement, c’est très difficile à réaliser, et ce n’est faisable qu’en acceptant des restrictions sur la consommation d’électricité, une gestion très contraignante.

Cela signifie qu’on ne serait plus vraiment dans un pays libre, qu’il y aurait une réaction de la société, et qu’il faudrait en plus mettre en place des capacités de stockage énormes, techniquement difficiles et très coûteuses. Résultat : une électricité beaucoup plus chère qu’aujourd’hui. Et cela, on ne le dit jamais aux gens, alors qu’ils le ressentent très bien.

Un édito du Wall Street Journal soutient que les politiques de sanctuarisation forestière de l’UE ont aggravé les incendies de cet été. Ce diagnostic vous semble-t-il fondé ?

Samuel Furfari : J’ai vu cet article du Wall Street Journal. Ils ont raison. On a commis une succession d’erreurs dans la gestion des forêts en Union européenne, en sanctuarisant l’arbre. L’arbre est devenu sacré, on ne peut plus le toucher, plus le couper. Je vis à Bruxelles : dans les années 70, on y a construit un grand périphérique. Aujourd’hui, impossible de l’élargir parce qu’il faudrait couper quelques arbres. C’est devenu un délit, non seulement de couper un arbre, mais même de débroussailler.

Le problème, c’est qu’en sanctuarisant, on transforme les forêts en parcs à méga feux. Je me suis moi-même occupé d’environnement à la Commission européenne : je suis pour la protection, mais il faut garder raison. Il faut gérer la forêt, il y a toujours eu des gestionnaires forestiers, ce qu’on appelle en Italie les forestali. Une forêt non gérée vous envahit et devient vulnérable aux incendies. Ce n’est pas en limitant les vols aériens, comme le demande Jean-Marc Jancovici, qu’on réglera le problème des forêts. Il faut reprendre les choses à la base.

François de Rugy : Je sais que les services de l’État en France sont tout à fait capables de mener ce type de retour d’expérience, je l’ai vu sur d’autres sujets de crise. Le problème, c’est que cela n’intéresse souvent ni les médias ni, par conséquent, les politiques.

Mais si on prenait le temps de le faire, je ne serais pas étonné qu’on trouve un certain nombre de législations qui, peut-être pour de bonnes raisons à l’origine, par exemple protéger certaines formes de biodiversité, ont été conçues de façon un peu dogmatique, un peu rigoriste, en oubliant d’autres enjeux comme la prévention des incendies. Cela va donc dans le sens de l’édito du Wall Street Journal.

Je peux vous donner un exemple concret : à une époque, on a travaillé, au niveau local comme national, sur ce qu’on appelait les trames vertes et bleues, le bleu pour l’eau, l’idée étant de créer des continuités écologiques, des corridors avec des haies, des forêts, pour que la faune puisse se déplacer sans être cloisonnée par des routes ou des infrastructures. Or, ces coupures dans le paysage sont aussi ce qu’il faudrait faire en forêt pour prévenir les feux.

Il faut donc vérifier la compatibilité entre ces deux logiques.Si l’on considère, comme je le pense, que le réchauffement climatique est une réalité dramatique à certains égards, ce sur quoi je pourrais rejoindre les Verts, il faut en tirer des conséquences concrètes : se protéger, prendre des mesures de précaution et de prévention.

Même si l’on ne connaît pas une canicule comme celle de cette année tous les ans, le risque va grandir. On n’atteindra jamais le risque zéro, mais on peut le limiter. Je pense que la France en est capable, même si on a mal anticipé parce quʼon n’agit que lorsque la crise est déjà aiguë.Mais il faudra changer les lois.

Si l’on garde les règles actuelles, on se heurtera à une forme d’écologisme qui dira qu’il ne faut pas couper d’arbres, pas faire de coupures en forêt, pas cultiver de maïs irrigué, alors que le maïs irrigué a pourtant des vertus agricoles, notamment pour l’élevage, et des vertus contre la propagation du feu.

C’est la même chose pour les retenues d’eau, qui servent à l’agriculture mais aussi en cas d’incendie, et plus largement pour toutes les cultures irriguées, fruits, légumes, maïs, voire les prairies, dans certaines régions, si l’on n’arrose pas certaines prairies, il n’y a plus de fourrage, ce qui est à la fois une perte agricole et une perte de biodiversité, et cela s’enflamme très facilement en été.De tout cela, il faut tirer des conclusions concrètes.

Or les Verts ne sont plus du tout au rendez-vous, ils sont même à l’opposition de ces mesures. Et ce n’est pas qu’eux, je le dis souvent mais je le redirai autant de fois qu’il le faudra : c’est toute une galaxie, qui intègre des médias militants comme Vert le Média, mais aussi des médias grand public, Radio France, France Télévisions, la presse écrite. Des ONG invitées sans être contredites, des experts militants, comme Emma Haziza, à qui l’on a pourtant reproché à plusieurs reprises d’avancer des éléments faux, et qui continue d’être invitée partout.

Des ONG en première ligne sur la forêt : regardez les publications de Canopée, qui mène des actions juridiques, parfois même des actions violentes, contre le travail des forestiers, y compris contre des coupes pourtant bénéfiques à la prévention des feux, et quand on le leur fait remarquer, elles refusent de reconnaître la moindre responsabilité.

Toute cette galaxie va se mobiliser, elle a déjà commencé, dès qu’il s’agira de changer les règles pour s’adapter réellement au réchauffement climatique. On l’a déjà vu sur l’eau, où les Soulèvements de la Terre se sont quasiment constitués pour cela.

Si vous deviez résumer en une phrase ce que l’été 2026 a vraiment démontré, quelle serait-elle ?

Samuel Furfari : Que les molécules comptent davantage que les électrons, car ce qui s’est passé dans le détroit d’Ormuz montre que l’on se trompe en politique énergétique en ne parlant que d’éoliennes, de solaire et de nucléaire. Ces trois sources ne produisent que des électrons.

Or, dans le détroit d’Ormuz, ce sont des molécules qui circulent. En fait, cela est possible parce que la politique énergétique européenne est gérée par des États qui raisonnent comme des entreprises. C’est une erreur gigantesque, puisque l’électricité ne représente même pas un quart de la consommation d’énergie finale. D’ailleurs, Madame Tondelier ne parle que d’électricité.

Quant aux feux, il y en a chaque année en Europe méditerranéenne. Il n’y a rien d’anormal à cela.

François de Rugy : Pour moi, c’est le télescopage entre le dogme et la réalité, le retour à la réalité. De Gaulle disait qu’il n’y a pas de bonne politique qui ne parte pas des réalités, on devrait tous être gaullistes sur ce point.

Et les écologistes, avec leur attitude dogmatique, toute cette galaxie dont je parlais, pas seulement le parti Les Écologistes, se sont télescopés avec la réalité. J’en trouve des exemples presque tous les jours. Cela a été particulièrement vrai sur les feux de forêt, mais aussi sur la climatisation. Je pense que cela saute aux yeux de beaucoup de Français, et je le constate concrètement : mes publications sur ces sujets ont un écho que je ne leur connaissais pas avant.

Je pense que beaucoup de Français sont sensibles à l’idée de ce télescopage, et qu’il faut en sortir, sans se laisser dicter la définition de l’écologie par ceux qui s’en proclament les seuls représentants légitimes dans le débat public. Il faut faire entendre une autre voix, j’essaie de le faire à mon niveau, mais c’est pour moi un enjeu de la présidentielle de 2027 : la question de l’adaptation au réchauffement climatique doit faire partie du débat, et je pense que les Verts y apparaîtront dans toute leur contradiction.

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Une réponse

  1. La langue française devrait créer le terme « écologue » qualifiant les choix qui respectent la nature : luttent contre le plastic, économisent l’eau, contrôlent les consommations d’énergie,…, en opposition à « écologiste », se rapportant au dogme qui vise plus la décroissance que le Bonheur. Il faudrait aussi alors différencier « écologie », qui se rapporte au premier terme, d’ « écologisme « .

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