Les climato-réalistes et autres sceptiques l’appelaient de leurs vœux depuis des années ; les américains l’ont fait.
Le DOE (Department of Energy) vient de publier un rapport, dans le style de ceux que publie régulièrement le GIEC, mais qui rétablit un certain bon sens dans le rôle et les effets climatiques du CO2.
Ce rapport a été rédigé par une « Red Team » de cinq « climatologues » chevronnés et renommés, tous titulaires d’un PhD dans les domaines en relation avec le climat :
- John Christy, Ph.D.
- Judith Curry, Ph.D
- Steven Koonin, Ph.D
- Ross McKitrick, Ph.D.
- Roy Spencer, Ph.D.
On trouvera p 142 du rapport un CV détaillé de chacun des auteurs.
Résumé :
Ce rapport passe en revue les certitudes et les incertitudes scientifiques concernant l’impact actuel et futur des émissions anthropiques de dioxyde de carbone (CO2 ) et d’autres gaz à effet de serre sur le climat, les phénomènes météorologiques extrêmes et certains indicateurs du bien-être social aux États-Unis. Ces émissions augmentent la concentration de CO2 dans l’atmosphère par le biais d’un cycle du carbone complexe et variable, dans lequel une partie du CO2 supplémentaire persiste dans l’atmosphère pendant des siècles.
Des concentrations élevées de CO2 favorisent directement la croissance des plantes, contribuant ainsi à « verdir » la planète et à augmenter la productivité agricole à l’échelle mondiale [Section 2.1, Chapitre 9]. Elles rendent également les océans moins alcalins (abaissent le pH). Cela pourrait nuire aux récifs coralliens, bien que le récent rebond de la Grande Barrière de Corail suggère le contraire [Section 2.2].
Le dioxyde de carbone agit également comme un gaz à effet de serre, exerçant une influence réchauffante sur le climat et les conditions météorologiques [Section 3.1]. Les projections relatives aux changements climatiques nécessitent des scénarios d’émissions futures. Il existe des preuves que les scénarios largement utilisés dans la littérature sur les impacts ont surestimé les tendances observées et probables des émissions futures [Section 3.1].
Les quelques dizaines de modèles climatiques mondiaux disponibles fournissent peu d’indications sur la manière dont le climat réagit à une augmentation du CO2, le réchauffement moyen de la surface du globe en cas de doublement de la concentration de CO2 variant entre 1,8 °C et 5,7 °C [Section 4.2]. Les méthodes fondées sur des données donnent une fourchette plus basse et plus étroite [Section 4.3]. Les modèles climatiques mondiaux ont généralement tendance à « surestimer » le climat des dernières décennies : réchauffement excessif à la surface et amplification excessive du réchauffement dans la basse et la moyenne troposphère [sections 5.2-5.4]. La combinaison de modèles trop sensibles et de scénarios extrêmes peu plausibles pour les émissions futures donne lieu à des projections exagérées du réchauffement futur.
La plupart des phénomènes météorologiques extrêmes aux États-Unis ne montrent pas de tendances à long terme. Les affirmations selon lesquelles la fréquence ou l’intensité des ouragans, des tornades, des inondations et des sécheresses aurait augmenté ne sont pas étayées par les données historiques américaines [sections 6.1 à 6.7]. En outre, les pratiques de gestion forestière sont souvent négligées dans l’évaluation des changements dans l’activité des feux de forêt [section 6.8]. Le niveau mondial de la mer a augmenté d’environ 20 cm depuis 1900, mais il existe des variations régionales importantes dues principalement à l’affaissement local des terres ; les mesures des marégraphes américains ne montrent globalement aucune accélération notable de l’élévation du niveau de la mer au-delà du taux moyen historique [chapitre 7].
L’attribution du changement climatique ou des phénomènes météorologiques extrêmes aux émissions humaines de CO2 est remise en question par la variabilité naturelle du climat, les limites des données et les lacunes inhérentes aux modèles [chapitre 8]. De plus, la contribution de l’activité solaire au réchauffement de la fin du siècle pourrait être sous-estimée [section 8.3.1].
Les modèles et l’expérience suggèrent que le réchauffement induit par le CO2 pourrait être moins dommageable sur le plan économique qu’on ne le croit généralement, et que des politiques d’atténuation trop agressives pourraient s’avérer plus néfastes que bénéfiques [chapitres 9, 10, section 11.1]. Les estimations du coût social du carbone, qui tentent de quantifier les dommages économiques causés par les émissions de CO2, sont très sensibles aux hypothèses qui les sous-tendent et fournissent donc des informations indépendantes limitées [section 11.2].
Les mesures politiques américaines devraient avoir des effets directs indétectables sur le climat mondial et leurs effets ne se feront sentir qu’à long terme [chapitre 12].
5 réponses
Ces gens sont des imposteurs comme les autres. Les GES n’existent pas, la manière dont le soleil réchauffe la biosphère est bien plus simple que toutes ces théories sophistes rivales en apparence. Ne vous laissez pas enfumer !
Je n’ai jamais été convaincu par l’idée qu’un gaz présent à 0,04 % en volume puisse piloter la « température moyenne » de notre planète.
Personne n’a jamais pu répondre à ma question de savoir ce qui se passerait si on retirait l’intégralité de ce gaz dans l’atmosphère.
A mon sens il ne se passerait pratiquement rien du tout du point de vue thermodynamique…
Ce que dit Murps est l’expression du bon sens. Le qualitatif est souvent exagéré pour la communication mais le quantitatif remet « les pendules à l’heure »
@Murps
Que se passerait-il en l’absence de CO2 ?
Voir la figure 1 sur ce lien (courbe verte à 0%CO2 vs 400 ppmCO2 en noir, et en prime 800 ppm en rouge): https://wattsupwiththat.com/2021/09/21/the-greenhouse-effect-a-summary-of-wijngaarden-and-happer/
Il s’agit d’un calcul « sans nuages ». Disons que les nuits sans nuages, il ferait un peu plus froid ! (D’après ce que j’ai compris, les auteurs considèrent que le profil H2O vs altitude de l’atmosphère ne varierait pas, ce qui est certainement faux … mais je suis bien incapable de dire dans quel sens !
Nature, une revue notoirement alarmiste n’a pas tardé à réagir : https://www.nature.com/articles/d41586-025-02505-x
… à suivre …