Froid extrême : vive les énergies fossiles !

Une vague de froid terrible s’est abattue sur une très grande partie des Etats-Unis. Plus d’une vingtaine de personnes sont mortes et les températures ressenties atteignent par endroits -45°.

Dans ces conditions, la consommation d’énergie pour se chauffer est à son maximum.

Il est heureux que le pays ne soit pas complètement dépendant des énergies renouvelables sinon la catastrophe aurait été pire encore et le nombre de morts, incalculable.

L’administration Biden et les démocrates voulaient fermer toutes les centrales à charbon du pays. Or, elles ont fonctionné à plein régime ces jours-ci. Lorsque les températures étaient au plus bas, le charbon représentait environ 40 % de la production d’électricité sur le réseau MISO du Midwest, 24 % sur le réseau PJM Interconnection de l’est des États-Unis et 18 % au Texas, le reste provenant principalement du gaz naturel et du nucléaire. A New York et dans la Nouvelle-Angleterre, les centrales ont dû recourir au fioul, qui a fourni jusqu’à 40 % de l’électricité lors des pics de consommation.

Les écologistes et les politiques « progressistes » soutiennent que les renouvelables peuvent remplacer les énergies fossiles, mais l’éolien et le solaire ne sont pas fiables par mauvais temps. Ils ont été pratiquement à l’arrêt en ces jours de froid polaire (qui ne sont d’ailleurs pas terminés). Interdire les énergies fossiles, c’est mettre en danger la population.

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2 réponses

  1. Ce n’est qu’un avertissement, car à côté de l’horrible chaleur qu’on nous annonce, on ferait bien aussi de se préoccuper des grands froids qui arriveront tôt ou tard.
    Sur le plan de la production d’électricité, ce sera un problème. Les éoliennes givrées ne tourneront pas, les panneaux solaires seront couverts de neige en hiver et donc inutiles quand on en a le plus besoin, les centrales nucléaires refroidies par l’eau des rivières gelées seront mises à l’arrêt, les transports seront ralentis, etc.
    Concernant les tranches nucléaires, actuelles et futures, les centrales en bord de rivières totalement gelées devront continuer, après l’arrêt occasionné par le froid, à évacuer la puissance résiduelle de façon autonome, en cas de panne de réseau. D’où des systèmes adaptés à prévoir basés sur des réserves d’eau maintenue liquide (en dérivation du pompage à la rivière), un refroidissement de secours par air, une fiabilité accrue des diesels (déjà demandée au demeurant avec les mesures post-Fukushima), etc.
    Sur la question des diesels, en particulier les DUS, diesels d’ultime secours démarrés en cas de manque de tension généralisée (MDTG= perte totale d’alimentation, interne, en cas d’ilotage raté, et externe, perte du réseau) a déjà été soulevée par l’ASN dans le passé alors que des démarrages de feu trop fréquents ont été observés lors du lancement des moteurs diesel (le dernier en 2021 à Paluel), et que, surtout,, les mêmes moteurs ne sont garantis que pour une température « extrême » de -15°C et non -35°C comme demandé par l’ex-ASN dans ses recommandations de type « grands froids ».
    La conception et les règles d’exploitation des tranches nucléaires devront intégrer des conditions de grand froid, tant pour assurer la production d’électricité que pour pallier les conséquences éventuelles d’un arrêt incidentel dû au froid.
    Le parc nucléaire sera notre seule arme sérieuse face à un épisode de grand froid, raison de plus pour le renforcer en priorité. Avec les turbines à gaz (si par bonheur nous avons du gaz). Le parc nucléaire, y compris les futurs EPR2, devra intégrer des « plans grands froids », de la même façon qu’il a été mis à niveau avec « les mesures post-Fukushima ». C’est techniquement tout à fait faisable, il suffit juste de s’y préparer.

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