Le Conseil constitutionnel rétablit les ZFE ! La folle dérive des « Sages »

Le Conseil constitutionnel a qualifié la suppression des ZFE de « cavalier législatif ».

Dans quelques années, on remerciera le Conseil constitutionnel, car comme dit la sagesse populaire, « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se brise ».

Lesdits « sages » ont donc décrété le retour des 43 Zones à faible émission (ZFE), dernier épisode d’un combat législatif homérique de la droite, pour une fois unie à l’Assemblée nationale. La victoire avait mis les larmes aux yeux de l’avocat des Gueux, l’écrivain Alexandre Jardin, qui s’était battu jour et nuit contre cette ségrégation inepte entre gens des villes qui n’ont pas besoin de voitures et habitants des campagnes pour lesquels elle est indispensable.

Les Ecologistes et la gauche, partisans aveugles de cette loi de ségrégation sociale, manifestaient une fois de plus leur mépris pour ceux de nos concitoyens qui vivent le plus au contact de la nature, la vraie, celle de nos campagnes. Tout est donc à recommencer pour les anti-ZFE.

Ce nouvel épisode dans la bataille des ZFE a le mérite de braquer à nouveau les projecteurs sur deux dérives graves et deux puissances liberticides.

D’abord, le Conseil constitutionnel, qui a qualifié la suppression des ZFE de « cavalier législatif ». Cet organe chargé de veiller sur les règles voulues par De Gaulle et Debré pour assurer le bon fonctionnement de la Ve République a perdu sa boussole, celle de l’intérêt général. Il apparaît au fil de décisions de plus en plus contestées comme une assemblée partisane en pleine dérive, un commando du progressisme toujours prêt à rendre service, toujours du même côté, renvoyant le travail du Parlement à une occupation de bac à sable.

La réaction de Laurent Wauquiez sur X, à propos des ZAN et des ZFE, est à cet égard parfaitement adaptée :

« Le Conseil constitutionnel sauve des usines à gaz technocratiques, au mépris de millions de Français. Consternant. J’en fais le diagnostic depuis des années : le Conseil constitutionnel dévoie l’État de droit et connaît une dérive anti-démocratique. Seule une révision constitutionnelle pourra le remettre à sa juste place ».

Le groupe Rassemblement national, toujours sur X, est sur la même ligne :

« Scandaleux ! Méprisant le vote des parlementaires, le Conseil constitutionnel rétablit les ZFE. Cette mesure de séparatisme social contraint les déplacements de millions de Français et constitue une véritable rupture d’égalité entre les territoires. En 2027, le RN supprimera les ZFE ».

Le rôle délétère du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel composé de neuf personnalités, placées sous la présidence du macroniste Richard Ferrand, n’en est pas à son coup d’essai. C’est cette instance qui a tant de fois entretenu la dérive migratoire de la France.

  • C’est lui qui a presque totalement désossé la loi Immigration en retirant 34 articles, notamment les quotas migratoires, les restrictions sur le regroupement familial ou encore la « caution retour » pour étudiants étrangers !
  • Lui qui a retoqué la possibilité de placer en rétention des demandeurs d’asile qui ne faisaient pas l’objet d’une mesure d’éloignement.
  • Lui qui, en août 2025, a écarté la loi dite « Philippine » qui prévoyait l’allongement de 90 à 210 jours de la rétention des étrangers « présentant de forts risques de récidive ».
  • Lui qui a, en avril 2024, rejeté un référendum d’initiative partagée (RIP) porté par Les Républicains visant à conditionner certaines prestations sociales des étrangers à une durée minimale de séjour en situation régulière.

La liste est longue…

Le coup d’état permanent, c’est celui du Conseil constitutionnel. Le rôle ahurissant qu’il s’est octroyé et les décisions tout sauf patriotes du Conseil ont de quoi retourner dans sa tombe le concepteur de la constitution, l’homme qui avait pensé ce dispositif, Michel Debré ! La décision a le mérite de rendre évidente la nécessité de réformer un Conseil constitutionnel devenu militant, bien plus idéologique que judiciaire.

La deuxième dérive grave (et persistante), c’est celle d’une certaine écologie qui se croit désormais de droit divin.

Ultra-minoritaire dans les urnes, parfaitement grotesque pour la plupart des Français à l’image de l’inénarrable Sandrine Rousseau, l’écologie impose malgré tout ses dogmes envers et contre toutes les oppositions, fussent-elles les plus démocratiques. Comme l’Europe, l’écologie ne se discute pas : lorsque les peuples la refusent, les gens « de progrès » l’imposent.

Jamais le Système ne s’était montré aussi clairement, jamais il n’avait à ce point mérité son S majuscule. Jusqu’à quand ? La dérive ne sera jamais plus évidente, plus visible.

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