Les recettes des taxes environnementales ont augmenté de 6,1 % en 2024 au sein de l’UE

Les taxes environnementales (taxes sur l’énergie, le transport, les émissions de CO₂) n’ont jamais autant rapporté. D’après les dernières données d’Eurostat, les États membres de l’UE ont perçu 371,9 milliards d’euros de recettes issues de cette fiscalité en 2024, soit une hausse de 6,1 % en un an, après une progression de 3,8 % en 2023.

Elles représentent désormais 2,1 % du PIB européen et 5,2 % des recettes fiscales et sociales des administrations publiques. Leur part dans le total des taxes et des contributions sociales a toutefois diminué (de 6,1 % en 2021 à 5,2 % en 2024).

Toujours au sein de l’UE, les ménages et les entreprises (services divers, transport et entreposage, industrie manufacturière, commerce de gros et de détail…) sont mis à contribution de manière presque équivalente :

  • 47,5 % des recettes proviennent directement des premiers,
  • 50,5 % des seconds.

Mais dans plusieurs pays, dont la France, 55 % de ces recettes viennent de la poche des particuliers.

La structure des taxes environnementales est tout aussi instructive : les trois quarts des recettes (77,2 %) provenaient des taxes sur l’énergie en 2024, loin devant celles sur les transports (18 %) et sur les émissions de CO₂ (4,8 %).

La fiscalité verte consiste donc à taxer l’électricité, le gaz, les carburants ou le fioul utilisés au quotidien par les ménages et les entreprises.

Au sein de l’UE, les entreprises contribuent majoritairement aux taxes sur l’énergie (56,7 % des recettes). La France se démarque toutefois des autres pays en faisant principalement payer les ménages (60 % des recettes environ) – le niveau le plus élevé devant le Danemark, la Slovénie ou l’Irlande.

Eurostat présente la fiscalité environnementale comme un outil pour modifier les comportements et atteindre ainsi les objectifs européens de neutralité carbone.

Si ces taxes peuvent avoir une influence sur certaines pratiques, elles ne changeront guère la trajectoire des émissions mondiales : l’UE représentait en effet 6,29 % des émissions de CO₂ en 2024, contre 31,84 % pour la Chine, 12,71 % pour les États-Unis et 8,27% pour l’Inde.

À ce rythme, il est peu probable que la taxation des Européens suffise pour infléchir la tendance.

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