Émissions de CO2 des voitures : l’Université technique de Munich accuse l’UE de fixer des objectifs climatiques erronés

Des scientifiques de l’Université technique de Munich accusent l’UE de « mauvaise gestion » concernant les objectifs climatiques pour les voitures. Ils critiquent plusieurs aspects de la réglementation.

Émissions de CO2 des voitures – Des scientifiques de l’Université technique de Munich (TUM) accusent l’UE d’orienter les constructeurs automobiles dans la mauvaise direction en matière de protection du climat. Dans un nouveau livre blanc, les chercheurs exigent que les émissions de CO2 produites au niveau du pot d’échappement pendant la conduite ne soient plus utilisées comme base.

Ils estiment que les réglementations climatiques devraient plutôt prendre en compte les émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie d’une voiture : de sa production à son recyclage.

Ne pas freiner l’innovation

Les scientifiques n’abordent pas explicitement, dans leur étude, les avantages et les inconvénients, pourtant très controversés, d’une interdiction à moyen terme des moteurs à combustion. Cependant, le président de l’université technique de Londres, Thomas Hofmann, a plaidé pour une « ouverture technologique » afin de ne pas freiner l’innovation dans le secteur automobile.

Avec cette publication, ils souhaitent formuler une recommandation à la Commission européenne en vue de la révision, prévue en novembre, des objectifs climatiques pour l’industrie automobile.

Sans une révision fondamentale, ils estiment que l’UE sera loin d’atteindre son objectif pour 2030, qui impose une réduction de 55 % des émissions de CO2 des voitures neuves.

L’étude repose sur une méta-analyse : une évaluation de 19 études récentes et de 47 scénarios relatifs à l’impact climatique des voitures.

Les voitures électriques sont meilleures – mais pas neutres en carbone

Selon ce constat, les voitures 100 % électriques, alimentées par batterie, sont plus respectueuses de l’environnement que les véhicules à moteur thermique. Les émissions de CO2 – plus élevées lors de leur fabrication en usine – sont compensées, tôt ou tard, par la conduite.

En moyenne, les émissions sur l’ensemble du cycle de vie d’une voiture électrique sont donc inférieures de 41 % à celles d’une voiture à moteur thermique.

Génération d’émissions à la production

Les critiques des scientifiques portent sur le fait que la réglementation européenne sur le climat applicable aux voitures ne tient pas compte des émissions de CO2 générées lors de leur production.

De ce fait, l’impact environnemental, positif ou négatif, du processus de production est ignoré. « Nous voulons faire la distinction entre une bonne et une mauvaise voiture électrique », a déclaré Johannes Fottner, l’un des professeurs impliqués.

Aucune incitation pour les usines automobiles à faibles émissions de CO2

Par ailleurs, selon l’étude, la réglementation climatique actuelle de l’UE n’incite pas l’industrie à investir dans la décarbonation de ses processus de production, même si cela améliorerait également le bilan CO2 des voitures à moteur à combustion.

Interdire les moteurs à combustion reviendrait à « éliminer d’emblée certaines technologies », a déclaré le président de l’université technique, M. Hofmann. « Je ne pense pas que ce soit une décision judicieuse », a-t-il insisté.

Le scientifique a plaidé pour une analyse complète et exhaustive de la chaîne d’émissions de CO2 d’un véhicule. Cependant, il estime que même cela ne suffirait pas nécessairement à sauver le moteur à combustion : « À terme, il se pourrait bien que les moteurs à combustion n’aient tout simplement aucune chance. »

Dans les comparaisons internationales d’universités, la TUM figure depuis des années parmi les meilleures universités de l’UE. Cependant, les principales universités britanniques et l’ETH Zurich obtiennent régulièrement de meilleurs résultats.

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5 réponses

  1. Si l’on voulait un débat sérieux sur le sujet, il serait déjà utile de se poser la question de savoir si le CO2 anthropique est le seul responsable du changement climatique constaté, où si d’autres phénomènes climatiques sont en cause avec un degré d’influence significatif ( activité solaire, orbite terrestre, autres paramètres importants dans la machine climatique comme la vapeur d’eau et ses transformations). On ne voit guère d’intérêt pour les autres causes possibles que le CO2, ce qui relègue les interrogations climatiques aux brèves de comptoir du café du commerce. La seule certitude que l’on peut avoir, c’est que l’homme ne changera rien aux phénomènes climatiques en cours d’évolution, quoi qu’il fasse, et surtout pas les européens qui comptent pour rien (450 millions d’individus) face aux 7 milliards d’étrangers qui peuplent la planète!

      1. Vous semblez ne pas comprendre le français! Je vais formuler la question autrement:
        Tous les médias mainstream admettent en postulat que le CO2 serait l’unique responsable du changement climatique ( toutes les autres causes possibles étant d’emblée exclues). Je demandais simplement que l’on prouve d’abord que le CO2 pouvait avoir une quelconque responsabilité significative dans ce changement.
        Cela ne veut absolument pas dire que j’admets comme acquis le postulat de départ concernant les gaz à effet de serre, terme tout à fait impropre concernant l’atmosphère terrestre ( ce n’est pas une serre que je sache!)

  2. Bonjour.
    Merci de citer les études en référence aux affirmations de l’avantage « climatique » des VE. Le « tôt ou tard » de la phrase relève davantage du militantisme pro VE que de la preuve fondée.
    Merci d’avance.

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