(Par Jean-Philippe Feldman dans Contrepoints du 8/7/26)
Tir groupé en faveur de la « décroissance » de la candidate à l’élection présidentielle Delphine Batho et de l’économiste Timothée Parrique.
L’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, fait partie des dizaines de candidats déclarés ou putatifs à l’élection présidentielle. C’est à ce titre et à l’occasion de la sortie d’un ouvrage qu’elle a donné un assez long entretien à l’hebdomadaire Marianne (2 juillet 2026).
L’écologie telle qu’elle la conçoit – l’écologie politique qui la place (très) à gauche de l’échiquier politique – c’est la beauté. En revanche,
« la prédation qui est derrière la croissance du PIB et la violence qui l’accompagne » sont les causes de l’enlaidissement du monde. « La tâche historique de l’écologie, c’est l’émancipation du consumérisme », du « fétiche de la croissance ». La solution réside donc dans la « sobriété », la « décroissance », qui est aussi la réponse la plus « souveraine ». Il convient, selon elle, de se défaire des dépendances que sont les énergies fossiles, mais aussi les importations. « Retrouver une frugalité heureuse, c’est retrouver du choix ». Car actuellement, « les gens ne sont pas libres de choisir leurs conditions de vie », si bien qu’il faudrait une « décroissance différenciée ». La surconsommation est « dictée par les catégories les plus favorisées » et elle « aggrave la pauvreté par le sentiment de frustration », aujourd’hui, malheureusement, « tout le monde n’a pas le sentiment d’avoir droit au beau ».
De son côté, l’économiste « décroissantiste »Timothée Parrique (Libération, 3 juillet 2026) accuse le capitalisme, « notre système économique accro à la croissance », d’être à l’origine des canicules que nous subissons de plus en plus :
« Nous récoltons des décennies d’inaction climatique, méthodiquement organisée par une minorité possédante qui prospère sur l’écocide ». Car « ce sont bel et bien les riches qui détruisent la planète » avec ce capitalisme qui « privatise les profits et socialise les dégâts ».
Après une référence laudative au rapport du Club de Rome de 1972, Timothée Parrique livre sa solution :
« Il va falloir ralentir », à commencer par ceux qui saccagent le plus. Il faut « organiser la décroissance des pays riches » et en « revenir au sens premier du mot économie : économiser ».
Décidément, les « décroissantistes » sont les dignes (?) héritiers des socialistes du milieu et de la fin du XIXe siècle, ceux que Frédéric Bastiat, puis Yves Guyot ridiculisaient en les accusant de mener à une régression civilisationnelle, au surplus par des moyens tyranniques. Ils sont même pires car les marxistes, eux, ne voulaient pas d’une quelconque décroissance.
N’en déplaise à ces hommes politiques et intellectuels, la barbarie, la pauvreté et la dictature ne sont pas conformes à la nature de l’homme.
5 réponses
Une brochette d’illuminés :elle avec le bac pour seul diplôme, une amorce avortée d’études supérieures et………rien à part son militantisme politique, ce qui est peu quand on veut prétendre interagir avec le réel en écologie et étude du climat, domaine complexe s’il en est.
Lui économiste, ce qui n’est pas la meilleure filière scientifique pour prétendre à une quelconque expertise climatique. Concernant sa thèse « ralentir ou périr » on pourrait lui conseiller de préciser la limite du ralentissement pour ne pas décrocher, car comme en avion, un décrochage est souvent mortel surtout quand on ne vole pas haut ce qui est le cas de ces deux gugusses!
Vous avez entièrement raison.
Les idées de madame Batho sont tout à fait respectables. La sobriété vaut certainement mieux que le consumérisme, mais on n’est pas obligé d’être d’accord.
*
L’approche de Timothé Parrique l’est moins. Ce monsieur-là ne propose pas un choix de société, mais un impératif basé sur des mensonges effrayants.
Certes, les CROYANCES de Mme Batho sont respectables, elle est même libre de croire au Père Noël si ça lui chante, mais les opinions qu’elle affiche dans le cadre de son mandat politique restent des opinions, elles ne s’appuient sur aucune connaissance scientifique en la matière ( l’écologie dont Mme Batho a eu la charge ministérielle) et elle n’a aucune autorité pour vouloir imposer ses idées à ceux qui les contestent souvent avec des arguments scientifiques indiscutables. Elle a délibérément abandonné des études supérieures pour s’adonner à sa principale passion, le militantisme politique ( en gros une discipline dont l’activité essentielle consiste à emm**der les autres en leur piquant leur pognon et sans avoir besoin d’une formation solidement étayée! Vaste programme!
La peur pour gouvernance :
https://reseauinternational.net/rechauffement-climatique-la-peur-pour-nous-faire-accepter-la-misere-pardon-la-sobriete/
En parlant de consumérisme :
https://reseauinternational.net/economie-ils-nous-mentent-depuis-50-ans/