Petit catalogue raisonné des folies écolo-climatiques

Nous publions ici un résumé de cet article déjà présenté sur le site de l’ACR (Association des Climato-Réalistes), dont l’auteur, Guillaume de Rouville, ancien avocat international, fort de vingt ans d’expérience dans le secteur environnemental, est membre du Bureau.

(Accès à l’intégralité de l’article en cliquant ici)

Le paradoxe « réchauffiste » : détruire la Nature pour sauver le Climat

Ce que je défends ici, c’est une conviction simple : la transition écologique portée par le Réchauffisme, loin de sauver la planète, est en train de la détruire. Sous couvert de lutte contre le CO2, elle organise la plus grande entreprise de destruction du vivant jamais menée par l’humanité, tout en négligeant les véritables urgences environnementales.

Le CO2, ennemi arbitraire

Je rappelle d’abord une évidence oubliée : le CO2 est la matière première de la photosynthèse, donc la condition même de toute vie sur Terre. La planète a connu des concentrations bien supérieures aux niveaux actuels sans que la vie en pâtisse, bien au contraire. Les satellites montrent que la Terre verdit depuis quarante ans grâce à cet enrichissement, et les plantes, mieux nourries, résistent aussi mieux à la sécheresse et à l’érosion. Faire du CO2 un poison relève donc, selon moi, d’une négation pure et simple de la biologie.

Un point de référence trompeur

Le réchauffement de 1,1 °C invoqué depuis 1800-1850 n’a de sens que si l’on considère cette période comme un optimum climatique. Or elle correspond à la sortie du Petit Âge Glaciaire, une époque de famines, de froid destructeur et de misère. Comparer notre climat actuel à ce point bas de l’histoire revient à s’alarmer qu’un convalescent retrouve une température normale. Les périodes plus chaudes qui ont précédé, comme l’Optimum médiéval ou l’Optimum romain, furent au contraire des âges de prospérité.

Une écologie qui ignore Darwin

Vouloir figer le climat, c’est oublier que les variations climatiques sont le moteur même de la sélection naturelle et de la biodiversité. En rêvant d’un climat stable, le Réchauffisme se place, à mon sens, en contradiction avec les principes mêmes de l’évolution.

Un catastrophisme qui se répète

Je note que les prophéties climatiques se succèdent depuis cinquante ans sans jamais se réaliser : refroidissement annoncé dans les années 1970, disparition de la banquise promise pour 2000, extinction des ours polaires annoncée pour 2010, points de bascule sans cesse repoussés. Chaque échéance manquée est simplement remplacée par une nouvelle, sans que la crédibilité du discours en souffre. J’y vois moins une démarche scientifique qu’un dogme, où le doute est traité comme une hérésie et où certains cadres réglementaires vont jusqu’à sanctionner les voix discordantes.

L’impuissance du geste individuel

Le Réchauffisme repose sur l’idée que des gestes symboliques individuels pourraient compenser les émissions des grandes puissances industrielles. Éteindre une lumière ou trier ses déchets pèse peu face à l’ouverture continue de centrales à charbon ailleurs dans le monde. Cette pensée magique a l’avantage de ne jamais se mesurer, et ses échecs ne font qu’appeler de nouvelles injonctions culpabilisantes.

Un néocolonialisme vert et ses victimes

J’observe aussi que l’Occident, après s’être industrialisé grâce aux énergies fossiles, interdit désormais ce chemin aux pays en développement, les poussant vers des renouvelables sans infrastructure ni financement. Cette privation a un coût humain : près de quatre millions de personnes meurent chaque année, faute d’accès à l’énergie fossile, asphyxiées par la fumée du bois qu’elles brûlent pour cuisiner et se chauffer.

Géo-ingénierie, barrages et extractivisme

Les projets de géo-ingénierie, comme l’injection d’aérosols stratosphériques, menacent directement la photosynthèse et pourraient provoquer des famines massives. Les grands barrages hydroélectriques, présentés comme vertueux, coupent le flux de sédiments et de nutriments vers les estuaires, effondrant les pêcheries, comme l’illustrent les cas du Nil, du Yangtsé ou de l’Euphrate. Quant aux minerais nécessaires à la transition – lithium, cobalt, nickel, terres rares – leur extraction, appelée à être multipliée par dizaines d’ici 2040, dévaste déserts, rivières et communautés entières, du Triangle du lithium andin aux mines de cobalt congolaises où travaillent des enfants.

Éoliennes, panneaux solaires et artificialisation

L’installation massive d’éoliennes et de panneaux solaires sur des terres agricoles ou naturelles aggrave l’artificialisation des sols, détruit des habitats et tue chaque année des millions d’oiseaux et de chauves-souris. Les panneaux au sol font chuter la biodiversité des sols de 40 à 60 % dès les premières années. Ces installations produisent localement les effets mêmes – chaleur, imperméabilisation, perturbation des cycles de l’eau – que l’on prétend combattre à l’échelle globale.

Un coût social et géopolitique

La hausse du prix de l’électricité liée à ces politiques pèse le plus lourdement sur les ménages modestes, qui ne peuvent ni acheter de véhicule électrique ni isoler leur logement. J’y vois un transfert de richesse organisé au bénéfice des plus aisés. Sur le plan géopolitique, la course aux métaux de la transition verte engendre déjà des conflits, des coups d’État et des tensions dans plusieurs régions du monde, prolongeant sous une autre forme les guerres pour les ressources.

Les vrais problèmes environnementaux

En conclusion, je considère que le Réchauffisme a détourné l’attention et les budgets des véritables urgences écologiques : l’effondrement de la biodiversité, la pollution des nappes phréatiques, la déforestation en Amazonie et en Asie du Sud-Est, la surpêche industrielle et la pollution plastique des océans. Ces problèmes sont réels, documentés et traitables avec les moyens actuels – contrairement à l’obsession climatique, qui n’a, selon moi, rien à voir avec l’écologie véritable.

Guillaume de Rouville, 18 juin 2026

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Une réponse

  1. Monsieur de Rouville,
    dans votre dernier paragraphe vous avez oublié la principale urgence écologique qui est l’arrêt de la fabrication des armes de guerre et l’entretien des armées et des conflits terrestres

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