Consensus ?

Le consensus de 97%

97% de « la communauté scientifique a conclu qu’il était maintenant établi que les émissions humaines de CO2 sont la cause principale du réchauffement climatique ».

C’est devenu maintenant l’argument massue des alarmistes.

Ce chiffre de 97% provient d’un article publié en mai 2013 par John Cook, un activiste du climat enseignant à l’université du Queensland en Australie. Il avait fait analyser par des stagiaires 12 000 articles parus entre 1991 et 2011 sur le réchauffement climatique.

Il en ressortait que les 2/3 de ces articles ne prenaient pas partie sur les causes du réchauffement, que 1,6% considéraient que l’homme était la cause principale du réchauffement, que 1,6% considéraient que l’homme n’avait aucune influence sur le climat et que le reste attribuait une certaine influence aux émissions humaines de CO2.

John Cook en déduisait que 97% des scientifiques considéraient que l’homme avait une certaine influence, … qu’Obama a ensuite érigée en “cause principale“. 

Comment interpréter ce consensus ?

En fait, on peut simplement en déduire que 3% estiment que l’homme n’a aucune responsabilité dans le réchauffement climatique.

… ce qui ne veut rien dire : même les plus climato-sceptiques admettent que le CO2 bloque une partie des rayonnements infra-rouges émis par la Terre, ce qui a nécessairement pour effet de la réchauffer si sa concentration augmente.

La vraie question est “de combien ?”

Car c’est tout ce qui fait la différence entre un effet bénéfique (on meurt 4 fois plus de froid que de chaleur sur Terre, et le CO2 a un effet positif sur la végétation) ou maléfique (les océans vont submerger la terre, … et autres catastrophes annoncées).

D’autres “consensus”

Cette étude Cook n’est pas la seule à montrer un consensus : d’autres manifestations vont d’ailleurs à son encontre :

La Pétition de l’Oregon (ou Global Warming Petition Project) (2007) :

La pétition a été organisée et diffusée par Arthur B. Robinson, président de l’Institut des sciences et de la médecine de l’Oregon.

La pétition comptait plus de 31 000 signataires, dont 9 000 titulaires d’un doctorat. La plupart des signataires étaient titulaires d’un diplôme d’ingénieur. Le rapport a été publié en 2009 par le Groupe d’experts non gouvernemental sur le changement climatique (NIPCC).

Elle énonçait :

“Nous exhortons le gouvernement des États-Unis à rejeter l’accord sur le réchauffement de la planète signé à Kyoto en  et toute autre proposition similaire. Les limites proposées sur les gaz à effet de serre nuiraient à l’environnement, entraveraient les progrès de la science et de la technologie et porteraient atteinte à la santé et au bien-être de l’humanité.

Il n’existe aucune preuve scientifique convaincante que les rejets de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre provoquent ou risquent, dans un avenir proche, de provoquer un réchauffement catastrophique de l’atmosphère terrestre et de perturber son climat. De plus, il existe des preuves scientifiques substantielles que l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique produit de nombreux effets bénéfiques sur les environnements naturels des plantes et des animaux de la Terre.”

La Manhattan Declaration (2008), signée par des milliers de scientifiques :

“Les affirmations répétées d’un prétendu « consensus » des experts du climat sont fausses (…). Il n’existe aucune preuve convaincante selon laquelle les émissions de CO2 provenant de l’activité industrielle moderne ont causé, causent ou causeront des changements climatiques catastrophiques (…).

Les tentatives des gouvernements d’infliger des taxes et des réglementations coûteuses à l’industrie et aux citoyens dans le but de réduire les émissions de CO2 vont inutilement restreindre la prospérité de l’Occident et les progrès des pays en développement sans affecter le climat.”

Plus récemment, la World Climate Declaration de CLINTEL (2021) : “There is no Cllimate Emergency” :

Plus de 900 scientifiques signataires identifiés :

“Notre conseil aux dirigeants européens est que la Science doit s’efforcer d’améliorer sensiblement la compréhension du système climatique, pendant que la Politique doit se concentrer sur la minimisation des potentiels en donnant la priorité aux stratégies d’adaptation basées sur des technologies éprouvées et abordables.

Croire les résultats d’un modèle climatique, c’est croire ce que les créateurs du modèle ont mis dans le modèle. C’est précisément le problème de la discussion actuelle sur le climat, dans laquelle les modèles climatiques sont au centre. La science du climat a dégénéré en une discussion basée sur des croyances, et non sur une science saine et autocritique. Nous devrions nous libérer de la croyance naïve en des modèles climatiques immatures.”

Conclusion :

Tout “consensus” est discutable, en ce sens qu’il dépend de la question posée et à qui on la pose.

Mais, de toutes façons, la science ne se fait pas par consensus : le consensus est même le plus souvent un inhibiteur de progrès scientifique.

Et comme disait Coluche :

C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison

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Une réponse

  1. A propos de la pétition OREGON :

    Les militants de Greenpeace ont réussis à la discréditer à l’époque grâce à une manipulation sournoise :
    Ils ont appelé la fille du Dr Arthur B. Robinson, pour lui demander d’ajouter le nom de “Geri halliwell” dans la pétition.
    La fille du Dr Arthur B. Robinson n’a pas fait attention, et a ajouté le nom de “Geri halliwell” dans la pétition, en qualité de spécialiste en macro-biologie.

    Au moment de présenter la pétition au sénat, un militant de Greenpeace a fait irruption dans la salle et a indiqué que la pétition n’était pas crédible car une membre du groupe de musique “Spice Girl”, “Geri halliwell” l’avait co-signée.

    1 seul nom introduit de manière dégueulasse et sournoise par les militants de Greenpeace aura suffit à détruire une pétition avec plus de 17 000 vrais scientifiques qui n’étaient pas d’accord avec le “consensus”.

    Voir cette vidéo à partir de cette séquence : https://youtu.be/6pgcSAyCk44?t=155

    Voilà une technique de manipulation des écolos/alarmistes du climat pour faire taire la vérité.

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