Energie : nos dirigeants persistent dans l’erreur et l’illusion de l’éolien

A première et courte vue, le discours de notre Président du jeudi 10 février à Belfort pourrait en rassurer certains, dont je suis, qui regrettaient avec juste raison le saccage et le quasi-démantèlement de notre industrie et de notre parc nucléaire depuis au moins 2012.

En réalité, cette bonne nouvelle est entachée d’une deuxième annonce, la poursuite d’un très important programme éolien, en particulier en mer, qui elle, est une catastrophe, et voici pourquoi.

On nous explique qu’avec 20% de réacteurs nucléaires arrêtés pour maintenance, corrosion, ou autres causes, les éoliennes, en particulier en mer, sont nécessaires, et même indispensables, pour apporter en complément toute l’électricité dont nous aurons besoin, et éviter le blackout (qui nous menace déjà, après des années de politique énergétique erratique), sans nous dire bien sûr que leur intermittence implique d’installer en parallèle quasiment la même puissance nominale en centrales classiques.

Au vu des évènements actuels autour du gaz russe, il serait très imprudent, voire dangereux, de lier une partie critique de notre approvisionnement énergétique à ce type de fournisseur. Nous referions la même erreur que l’Allemagne.

Enfin, on affirme faussement qu’à terme l’uranium va manquer, et qu’il faut bien trouver d’autres sources d’énergie, » propres » évidemment, même si au début on tâtonne, et qu’on n’est pas rentable.

Or, non seulement elles sont inutiles, mais en plus elles sont nuisibles, sinon même très nuisibles et catastrophiques, avec des défauts et inconvénients énormes et rédhibitoires.

En voici une liste non exhaustive :

-1 Elles sont coûteuses en investissement et en fonctionnement par kWh produit, et ce dans des proportions énormes. 

-2 Elles déséquilibrent encore plus notre commerce extérieur déjà fort déséquilibré. En effet, les petites (1,5 à 2 MW) viennent essentiellement de Chine, et les plus grosses (5 MW et plus), pour l’offshore, viennent des USA et d’Europe, essentiellement d’Allemagne (où une filiale de Greenpeace, voir plus bas, en profite pour vendre de l’électricité « verte »).

-3 Elles apportent la corruption dans les campagnes avec nombre de conflits d’intérêts dans les conseils municipaux, qui ont du mal à résister aux ponts d’or miraculeux qu’on leur fait miroiter, avec nos impôts. Ce faisant, elles détournent des agriculteurs de leur noble mission de nourrir nos contemporains, en gelant de nombreuses surfaces agricoles.

-4 Elles tuent des troupeaux et font régresser la biodiversité, du fait de leurs infrasons, qui nuisent également à la santé des habitants. La justice commence à le reconnaître et les écologistes non corrompus les combattent à ce titre.

-5 Elles enlaidissent le paysage pour des décennies avec en plus les blocs de béton des fondations qui resteront des siècles dans les sols.

-6 Elles polluent indirectement, avec les centrales au gaz en appoint, car il faut bien compenser leur forte et rédhibitoire intermittence : il ne s’agit pas là du CO2, qui n’est en soi pas polluant, mais des autres gaz émis.

-7 Elles nous mettent dans la dépendance de l’Allemagne qui ambitionne d’être le hub gazier de l’Europe. 

-8 Elles contribuent à dégrader l’image du nucléaire, en le faisant apparaître comme potentiellement dangereux avec les accidents et la radioactivité, en comparaison de l’alternative apparemment inoffensive qu’elles semblent offrir.

-9 Elles nuisent à la démocratie au regard des méthodes autoritaires mises en place pour les imposer : les verrous démocratiques et juridiques sautent les uns après les autres, afin d’empêcher toute contestation et d’accélérer les projets.

-10 Elles installent la corruption à la tête de nos institutions, ONG’s, Ministères, Bruxelles, et jusque dans nos communes. Nos décideurs sont sous la coupe de l’Allemagne, qui refuse le nucléaire. Certains en sont même des serviteurs zélés. L’OFATE, Office Franco-Allemand pour la Transition Energétique, qui abrite Greenpeace, a ses bureaux au cœur même de notre Ministère de la Transition Energétique, à La Défense. L’accord européen des derniers jours entre le gaz allemand et le nucléaire français, visant à eux deux leur reconnaissance comme énergies vertes subventionnables en est la parfaite illustration. En effet, ceci n’a pu être obtenu que par l’adjonction (parfaitement superflue, mais extrêmement coûteuse) du programme éolien Français.

-11 Elles introduisent la confusion chez le citoyen avec la notion subliminale mais totalement infondée d’électricité verte.

-12 Elles entraînent la chute vertigineuse du marché de l’immobilier à proximité des champs d’éoliennes. Des propriétaires ont obtenu une indemnisation à ce titre. 

-13 Elles entraînent également la chute du tourisme dans les zones infestées d’éoliennes. Ce terme « infesté » est à mettre en référence à l’excellent livre “la peste éolienne” écrit par Patrice Cahart, inspecteur général des finances. 

-14 En mer, au large, où on les verra quand même de très loin avec leurs 250 m de hauteur au minimum, les difficultés pour nos pêcheurs et des dangers supplémentaires pour la navigation, ainsi que la destruction de nombreux habitats marins, devraient hérisser les vrais écolos.

-15 Les réseaux locaux de raccordement au réseau central, ainsi que la gestion d’autant de sources de courant, sont devenus de réels problèmes pour l’équilibrage en permanence du réseau avec de réels et dangereux jeux d’équilibrisme, sans parler des énormes coûts supplémentaires induits par toutes ces connections locales nouvelles.

-16 Contrairement au discours officiel, l’expérience allemande, depuis 14 ans au moins d’investissements et d’utilisation intensive, est une catastrophe, technique et financière. Toutes les subventions ont été stoppées depuis quatre ans et la ligne haute tension (1 milliard d’€) prévue pour transporter le courant depuis le nord, où se trouvent les champs d’éoliennes, vers la Ruhr et la Bavière, où se trouvent les industries utilisatrices, n’a pas pu être construite, devant le coût exorbitant et les oppositions locales.

Il faut lire la litanie des cahiers de doléances des 1200 associations fédérées par la FED. Prendre le temps d’écouter Fabien Bouglé, un éminent spécialiste en la matière ! 

Non seulement les éoliennes ne servent à rien, on n’en a pas besoin, elles sont inutiles. 

Mais le bilan est totalement en leur défaveur. Elles ont beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages, et donc on doit absolument s’y opposer. Elles sont plus qu’inutiles, elles sont nuisibles.

On peut bien sûr mettre des chiffrages précis sur chacun des points précédents, apparemment subjectifs, et on arrive à des montants astronomiques, et même totalement insupportables par notre économie et nos finances, déjà bien mal en point. 

Le discours présidentiel est donc bien une catastrophe, malgré le virage en faveur du retour au nucléaire (vendu par défaut et non pas par adhésion !), car il va encore plus nous infester d’éoliennes, comme d’ailleurs d’autres candidats le prévoient aussi, en mer en particulier, sans doute pour les mêmes raisons idéologiques et électoralistes.

La poursuite de l‘utilisation de centrales thermiques classiques (fuel, gaz ou charbon, toutes déjà optimisées avec les meilleures technologies de pointe pour « polluer » le moins possible et de façon transitoire), que nous avons déjà et que nous sommes en train de fermer pour des raisons purement idéologiques, apparait comme une bien meilleure stratégie, au lieu de persister avec les éoliennes.

Nous aurions d’ailleurs de toutes façons eu besoin de ces centrales classiques pour compenser l’intermittence des éoliennes, tant que le nucléaire n’aura pas acquis suffisamment de puissance (à qui la faute ?). Celles-ci sont donc certainement la seule solution de bon sens pour assurer la continuité en toute sécurité de nos fournitures énergétiques en forte croissance. A quoi bon alors y rajouter des éoliennes, si ce n’est pour satisfaire Monsieur Jadot et les Verts allemands ? C’est un non-sens complet.

Mais pour cela bien sûr, il faut renoncer au dogme du CO2 polluant et du zéro carbone en 2050. En cela, Monsieur Jancovici, membre du Haut Conseil pour le Climat et partisan du nucléaire, qui conseille le Gouvernement, est aussi, sur ce point, totalement dans l’erreur. Il est vrai qu’il préconise, lui, la décroissance économique, au moins 5% par an, sur les trente prochaines années. Comment alors concilier la réindustrialisation et la hausse du pouvoir d’achat, totalement incompatibles avec une baisse d’activité ?

Le bon sens n’a souvent rien à voir avec l’idéologie.

L’argument cité plus haut du manque d’uranium et de la fin des réserves est une plaisanterie. Nous avons 5000 ans de réserves en passant de l’U235 (2% de matière fissile utilisable) des centrales actuelles à l’U238 (98% de matière utilisable) des futures centrales à neutrons rapides surgénérateurs (filière d’avenir supprimée en 1998 par le gouvernement Jospin pour plaire à ses électeurs écolos, puis enterrée avec l’arrêt du projet Astrid par Monsieur Macron).

Quant aux réserves d’hydrocarbures, contrairement aux affirmations des idéologues, elles sont de plusieurs siècles au moins. D’immenses champs déjà connus et identifiés (Sibérie, Océan Indien, …) restent pour l’instant interdits d’exploitation, mais la nécessité du développement économique d’une majorité de pays qui veulent rattraper leur retard obligera tôt ou tard à faire sauter ces verrous infondés.

On peut même espérer que d’ici là les projets en cours, ITER pour la fusion nucléaire (qui ne produit quasiment pas de déchets radioactifs), ou de nombreux autres, dont le financement doit pour tous être accéléré et amplifié, au lieu de financer des éoliennes parfaitement inutiles, seront devenus opérationnels et fourniront enfin à l’humanité l’énergie abondante et bon marché indispensable à son développement et à son épanouissement.

Selon les propres chiffres du GIEC, et en contradiction avec ses propres modèles et ses prévisions alarmistes, on peut calculer que la température moyenne ne s’élèvera pas, à partir d’aujourd’hui, de plus de 1°, et sans doute beaucoup moins, avant la fin du siècle, sans même que de nouvelles mesures « pour la planète » soient nécessaires. Nous nous apprêtons donc à dépenser des centaines de milliards pour 50 champs éoliens supplémentaires offshore, en pure perte, car parfaitement inutiles et superflus, voire nuisibles.

Il n’y a donc vraiment AUCUNE URGENCE !

Voilà le vrai scandale de Belfort. Il faut avoir la lucidité et le courage de l’écrire et de le dire.

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