La transition écologique d’aujourd’hui est le recyclage de la transition socialiste d’hier

(Article de Miche Columbu initialement publié dans Causeur du 28 Juin 2022)

Auteur de L’Obscurantisme vert. La véritable histoire de la condition humaine, qui vient de paraître aux Éditions du Cerf, le philosophe et universitaire, Yves Roucaute, ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dénoncer les dérives de l’écologisme qui menacent la croissance économique, pourtant si nécessaire à l’existence humaine.

 

Causeur. Dans votre ouvrage vous dénoncez les dogmes de la « nouvelle religion écologiste », mais on vous a accusé de développer des thèses climatosceptiques…

Yves Roucaute. C’est un phénomène typique de projection qui consiste à attribuer aux autres ses propres turpitudes. Car oui, le « climato-scepticisme » existe mais il est la marque exclusive de ces inquisiteurs de l’écologie punitive qui nient 4,5 milliards d’années d’histoire de la planète pour vendre l’idolâtrie d’une Terre-Mère bienveillante dont ils seraient les prêtres et qu’il faudrait sauver de l’humanité coupable de tous les maux, du réchauffement aux intempéries, de l’injustice sociale aux guerres.

Il faut bien saisir les enjeux. Leur terrorisme intellectuel est le cache-sexe d’une guerre idéologique tous azimuts, menée contre les démocraties libérales. Car s’ils divergent sur bien des points, ils convergent pour combattre le « modèle occidental » de développement, c’est-à-dire capitaliste, fondé sur la course à la croissance et le productivisme, le consumérisme et l’individualisme.

Leur idéologie totalitaire veut quadriller nos vies, des industries au foie gras, du sapin de Noël à la demi-finale de la Coupe du monde de rugby interdite à Lyon pour cause de publicité pour la voiture individuelle.

Ainsi, par cette planète transformée en un être surgissent les trois D, la défaite de la pensée, la débâcle politique, la dépression morale.

Déjà, ils ont créé un conflit des générations avec une jeunesse qui ne croit plus en rien, sinon en l’apocalypse qui vient, qui a perdu le goût de défendre la puissance de sa démocratie et qui vote à 42% pour la Nupes de Mélenchon qui fait du climat son cheval de bataille.

Étudier le climat est fondamental, non pour sauver la planète mais pour sauver l’humanité. Et pour rassembler toutes les forces qui croient au progrès et veulent la puissance des cités libres, contre l’ennemi principal, l’obscurantisme.

Car, sur cette planète formée il y a 4,5 milliards d’années, les variations climatiques furent déjà la première cause de l’extermination de 99,99% du vivant. Entre 4,5 et 2,5 milliards d’années, la température moyenne était supérieure à 83°C, puis elle alterna périodes systématiquement plus chaudes qu’aujourd’hui et glaciations.

Ainsi, durant les dernières 541 millions d’années, il y eut au moins sept extinctions massives, comme celle d’il y a 250 millions d’années qui tua 96% du vivant avec des températures de 60°, ou comme celle d’il y a 66 millions d’années qui tua 76% des vivants avec les dinosaures qui avaient vécu jusque-là tranquillement à 30°C au sol en moyenne.

Aujourd’hui la moyenne est seulement de 15° celsius.

Le camp du progrès et de la liberté a perdu la bataille des idées en Occident. Il a laissé proliférer les démagogues, dont certains sont des néomarxistes recyclés, qui détestent la démocratie libérale.

Avec l’arrivée de l’humanité, il y a 7 millions d’années, Gaïa au doux climat a exterminé les homininés comme les Australopithèques et 21 des 22 espèces du genre Homo.

Il faut dire que durant les dernières 2,8 millions d’années, elle offrit 17 glaciations et des réchauffements plus élevés qu’aujourd’hui. Songez qu’il y a 130 000 ans, les hippopotames se baignaient dans la Tamise et le Rhin. Songez qu’il il y a 4200 ans, la chaleur a exterminé la civilisation d’Akkad, de Liangzhu, ou de la 6ème dynastie égyptienne ou qu’en 950, on cultivait des vignes dans le nord européen tandis que les Vikings installaient deux colonies au Groenland, avant de devoir se retirer à la Renaissance à la suite d’un violent refroidissement.

Quant à la progression continue des températures depuis la révolution industrielle et capitaliste du XVIIIème siècle, c’est une nouvelle affabulation.

Car il y a eu un refroidissement lors de la première moitié du XIXème siècle, avec une avancée considérable des glaciers décrite par Emmanuel Le Roy Ladurie et les instituts de climatologie.

Depuis, le petit réchauffement est réel mais non exceptionnel avec 1,5°C seulement.

Il augmenterait encore, que la Terre ne disparaitrait pas pour autant, ni les vivants, sinon elle aurait disparu depuis belle lurette.

Et, pour information, cette courte période interglaciaire dans laquelle nous vivons depuis 12 000 ans, l’« holocène », ne durera pas, quoi que fassent ceux qui se prennent pour Hulk, le géant vert des bandes dessinées.

Il faut donc étudier les forces monstrueuses à l’œuvre que seul un orgueil démesuré croit pouvoir contrer par des décrets ou une planification ubuesque.

Car la Terre n’est pas un écosystème mais un élément du système solaire, d’où l’influence du soleil avec ses rayonnements, vents et champs, de la lune, de l’axe de rotation et de l’angle de l’orbite terrestre, des météorites, mais aussi du noyau, du manteau et de la croûte terrestre. Cette dernière provoque des séismes, comme celui de Tangshaw, en 1976, qui fit 240 000 morts, des éruptions volcaniques comme celles qui ont été responsables du petit âge glaciaire de la Renaissance, ou celle du Krakatoa, en 1883, équivalent à 13 000 bombes d’Hiroshima, des tsunamis, comme celui de 2004 qui supprima 250 000 humains, des cyclones, pas plus nombreux aujourd’hui.

Oui, l’humanité a une influence, mais minime. Les fameux gaz à effet de serre n’ont d’ailleurs rien d’exceptionnel. Jusqu’à l’apparition de l’humanité, depuis 541 millions d’années, ils ont été huit à 17 fois supérieur à aujourd’hui, hors glaciations et parfois durant.

Indispensables à la vie, ils arrêtent les rayons destructeurs gamma et X du soleil et créent une couverture chauffante. Et ces gaz sont pour 60% à 80% composés de vapeur d’eau et non de CO2 dont le taux ne présente aucun danger pour l’humanité sous 0,7% dans l’air : or, il est actuellement de 0,0412%.

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Une réponse

  1. Un article remarquable mais affolant. pas le début du commencement des explications données apparaissent dans les médias offerts au public. Un crime contre la connaissance, comparable à celui contre l’humanité , mais soutenu par de soi-disant scientifiques !!. Le plus grave, qu’ils le soient de compétents scientifiques, le crime serait parfait.

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