Les déchets de démantèlement des renouvelables

Sont brièvement abordés ici le démantèlement des renouvelables, le recyclage des éléments les constituant, le stockage définitif des déchets ultimes.

Pour paraphraser Clemenceau qui parlait de la guerre et des militaires, l’écologie est un ensemble de sciences bien trop complexes pour être confiées à des écologistes, lesquels n’ont généralement qu’une culture scientifique superficielle. Les écologistes ont compris un jour les fondements de l’effet de serre, assez simples à capter il est vrai, du moins dans le principe, un peu moins dans leur application. Tout heureux d’avoir saisi quelque chose à connotation scientifique, les écologistes s’en sont tenus là sans chercher plus loin et nous le resservent en permanence…A moins que leur objectif réel ne soit différent, mais ceci est une autre discussion.

Prenons juste ici le cas des déchets de démantèlement des éoliennes et des panneaux solaires. Ce sujet n’est que rarement abordé, car peu approfondi techniquement et économiquement. On se demande pourquoi (ou pas).

A-t-on pensé au démantèlement des éoliennes ?

On a cru comprendre que l’on n’oblige pas les exploitants d’éoliennes à budgéter leur démantèlement comme dans les autres industries, y compris nucléaires, ou alors de façon largement sous-évaluée. Ce sera in fine au propriétaire de se dépatouiller pour démanteler, et ce, seulement au bout de 20 ans. Il reperdra donc financièrement tout ce qu’il aura gagné dans la location de son terrain. Si on comptait le budget du démantèlement, le coût du recyclage des composants récupérables, le coût de réhabilitation des sols agricoles, y compris l’énorme surface perdue occupée par les pales enterrées en faible profondeur,  le coût de la gestion définitive des déchets des éoliennes, on aurait de bien mauvaises surprises quant au coût du kWh produit par lesdites divines éoliennes.

Quant aux éoliennes en mer, il y a fort à parier qu’elles seront purement et simplement abandonnées, au détriment des bateaux, des paysages (sauf au Touquet), de la biodiversité marine, des goélands…La loi sur le développement des éoliennes aborde-t-elle ces questions ? Faudra-t-il attendre une autre loi dans 10 ou 20 ans pour répondre à ces questions, pourtant essentielles pour les riverains d’abord et les Français responsables en général ? Les ministres, leurs conseillers, les députés, les sénateurs, se sentent-ils investis ?Mais que font les écologistes ?

Les panneaux photovoltaïques usés sont « recyclables », mais à quel coût ?

Les panneaux solaires usés présentent un problème de retraitement coûteux et non totalement résolu, malgré les efforts que fait l’Allemagne dans le domaine, mais qui n’ont pas encore abouti. Les métaux lourds toxiques devront être extraits à grand frais, sur le plan économique et environnemental (cadmium, tellure, sélénium, indium, gallium, terres rares, dont l’extraction est déjà un désastre pour l’environnement ), on parle de bains de dissolution pour récupérer certains éléments, bref une usine à gaz bientôt aussi complexe qu’une usine de retraitement des combustibles nucléaires si on veut pousser loin la récupération des éléments, et les déchets résiduels (car il y en aura inévitablement ne serait-ce que pour des questions économiques au-delà des questions techniques) devront être stockés de façon durable et sûre comme les déchets radioactifs à vie longue. Mais où et comment ? Faudra-t-il construire un centre de stockage définitif spécifique ? Leur fera-t-on une petite place à Bure, le stockage radioactif en couche géologique profonde ? Le coût élevé du retraitement des panneaux solaires n’est pas sérieusement pris en compte dans les comparaisons économiques, signe flagrant de malhonnêteté de leurs promoteurs (qui ont fait autrefois, soit dit en passant, le même reproche aux promoteurs du nucléaire quant à leurs déchets!).

Les PV usés seront plutôt entreposés, mais pour combien de temps ?

Quant aux pays pauvres à qui on interdit de se développer comme tout le monde à cause du sacro-saint CO2, n’ayant pas les moyens de retraiter les déchets, ils pourront opportunément se transformer en immenses et multiples parcs à déchets de panneaux photovoltaïques usés, avec à la clé une pollution définitive des nappes phréatiques, les métaux lourds ayant la malencontreuse idée de ne pas offrir de décroissance radioactive. L’Afrique par exemple n’avait pas besoin de cela, en particulier le Sahel qui survit en puisant l’eau de ses nappes phréatiques. L’Afrique, poussée par les éco-ahuris obsédés du CO2, se transformera en un immense parc à déchets. Certes c’est déjà un peu le cas, mais pourquoi, diable, en rajouter ? Mais que font les écologistes ?

Le CEA conduit des recherches pour concevoir des panneaux photovoltaïques de meilleur rendement et de composition moins polluante que les panneaux actuels importés, mais on s’engage massivement, sans attendre leur percée dans le champ industriel français.

Mais que font donc les écologistes ?

Dans la réglementation hésitante actuelle, seule la collecte des panneaux usés après 20 ans est demandée aux distributeurs, mais rien n’est prévu ensuite quant à leur retraitement et aux déchets générés. Mais que font donc les écologistes ? Il est hélas probable que les revendeurs renonceront au retraitement et au recyclage, bien trop chers comparés aux revenus des panneaux neufs. Se constitueront alors des entreposages de surface régionaux de panneaux usés, une nouvelle curiosité touristique pour les générations futures…Les plus prompts à s’emballer n’y avaient évidemment pas songé !

Est-il question de discuter de ces questions à l’assemblée nationale le moment venu ? Les ministres et leurs « conseillers » (dont la culture scientifique semble pour la plupart lacunaire) en sont-ils conscients ?

On est en droit de se poser des questions sur la compétence de ceux qui prétendent nous gouverner.

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