Le fiasco écolo fait froid dans le dos : des villages ruraux allemands sacrifiés sur l’autel du charbon

Les images ont fait, dimanche, la une des réseaux sociaux : 15.000 militants écologistes contre l’extension d’une mine de , dans l’ouest de l’, aux prises avec des policiers. Des dizaines de blessés, lit-on, des deux côtés. À la tête des activistes, la Jeanne d’Arc verte Greta Thunberg, vent debout contre la destruction du village de , entre Düsseldorf et Cologne.

Pour une fois, la tentation est grande de lui donner raison : dans l’urgence, faute, structurellement, de nucléaire, et conjoncturellement, maintenant, de gaz russe, l’ doit faire croître à marche forcée sa production de charbon. Or, pour accéder aux sous-sols de la vallée du Rhin, l’entreprise allemande RWE détruit sans scrupule une ribambelle de villages ruraux.

Pour l’expansion de la mine de Garzweiler, ces quinze dernières années, « des forêts ont été rasées, des cimetières déplacés, des maisons détruites et plusieurs milliers de personnes ont été expropriés. Au total, une vingtaine de villages ont été rayés de la carte. » Comment ne pas être ému par le cri du cœur des villageois de Kuckum, par exemple : « Défendre la Heimat », la « patrie » où « nous sommes nés, où nous voulons vivre et où nous mourrons ».

En janvier 2018, l’église XIXe d’Immerath, que les fidèles appelaient « la cathédrale », a été démolie. « Qui détruit la culture détruit aussi les êtres humains », rappelait une banderole des militants de Greenpeace et des anciens habitants massés tout autour, pendant l’effondrement des nefs et du clocher. Les images sont saisissantes.

 

« Je n’ai aucune raison de partir, ma famille habite ici depuis des générations », s’indignait, en 2020, auprès de l’AFP, David Dresen, 29 ans, habitant de Kuckum, l’un des villages visés, et membre du groupe « Alle Dörfer bleiben » (« Tous les villages restent ») : « Je ne me laisse pas dicter par un grand groupe ma manière de vivre ! » Au vu des coûts et des bouleversements de tous ordres que cette extension engendre, on peine à croire le discours selon lequel ce recours au  serait transitoire et de courte durée…

Bref, pourquoi ne serions-nous pas solidaires des écolos zadistes de Lützerath ? Parce que, si le sort de ces villages ruraux et de ses habitants nous touche, les écolos qui prétendent les défendre – ou plutôt s’opposer aux émissions de CO2 induites par le charbon – ont un insupportable culot. Comme si ce n’était pas eux, par leur idéologie antinucléaire, qui avaient mis l’ dans cette sombre panade, qui ne l’avaient pas acculée à replonger tête baissée dans le charbon ? Durant des dizaines d’années, combien de voitures allemandes, nous autres Français, avons nous croisées sur la route des vacances, bien reconnaissables à deux signes : les deux ronds sur la plaque d’immatriculation et le troisième, plus gros, sur la vitre arrière, rouge sur fond jaune : « Atomkraft? Nein danke » (« Nucléaire, non merci »).

Le comble, éminemment symbolique, de cette affaire est que, pour étendre le domaine de la mine, on ne détruit pas que les  et les maisons, on démantèle aussi… des éoliennes. La boucle est bouclée.

Mais l’écologie est une religion – on devrait dire une secte – très généreuse en anathèmes et en dogmes de foi péremptoires mais qui ne connaît ni la rédemption ni, surtout, la contrition. Non seulement Greta Thunberg et ses affidés ne demandent pas pardon mais ils font mine de combattre aujourd’hui ce qu’ils ont provoqué.

L’Allemagne, par le magistère qu’elle exerce en Europe, a entraîné, avec plus ou moins de conséquences, ses petits camarades dans ses errements. Arrivant à convaincre sournoisement la France que son atout nucléaire était presque une faute morale.

La France tire-t-elle aujourd’hui les leçons du fiasco de sa voisine ? Pensez-vous ! Le projet de loi ENR qui vient d’être adopté en première lecture à l’ vise au contraire à faciliter et accélérer l’installation d’éoliennes en neutralisant ses opposants.

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