Les réseaux électriques à l’épreuve du solaire

La production croissante d’électricité solaire, photovoltaïque, présente des avantages certains, en termes de coûts et de rapidité d’installation des équipements. Mais elle crée aussi de sérieux problèmes sur les réseaux. Car l’électricité photovoltaïque est en quelque sorte du tout ou rien. Soit elle produit massivement profitant d’un ensoleillement important, soit elle ne produit rien. Dans les deux cas, les réseaux électriques doivent être capables de s’adapter presque instantanément.

C’est une information relativement méconnue, mais la surproduction est aussi problématique pour un réseau électrique que la sous-production. Le maintien de la fréquence (qui est censée en France être rigoureusement de 50 hertz), nécessite d’avoir en permanence un équilibre parfait entre offre et demande, mais aussi un équilibre géographique entre régions productrices et consommatrices.
 
Or l’énergie photovoltaïque a la fâcheuse tendance à produire… lorsque le soleil est présent. Quel que soit le jour. Avec de grands avantages (par exemple réduire les besoins de consommation du stock hydroélectrique durant la journée en hiver), mais aussi certains inconvénients.

Des prix négatifs, de -400 euros le MWh…

Le mois de mai est ainsi connu pour ses traditionnels ponts, moments ou une partie du pays tourne au ralenti et où les semaines complètes sont l’exception. Une activité économique réduite est alors la norme. C’est aussi un mois à la météorologie très favorable à la production électrique par le photovoltaïque du fait de journées ensoleillées et longues.

Les deux cumulés ont donné naissance à des situations relativement cocasses. Comme ces belles après-midi chômées et ensoleillées où la consommation électrique était au plus bas et la production solaire au plus haut. Cela a provoqué un déséquilibre majeur entre offre et demande d’électricité qui s’est retrouvé directement sur les prix des marchés de gros de l’électricité.

Le poncif « les prix de l’électricité sont indexés sur le gaz » que non nombre de médias répètent en boucle se heurte au principe même d’un marché.

 

 

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Une réponse

  1. De plus, les éoliennes et les capteurs solaires ne sont pas neutres climatiquement. Tous deux accroissent les températures comme le font toutes les énergies que nous utilisons.
    Le GIEC s’ingénie à mesurer des anomalies de températures hors l’influence des îlots de chaleur urbains qui sont justement dus à l’utilisation des énergies et aux modifications des absorptions et réflexions des rayons solaires. C’est une erreur, ces variations sont bien dues à l’activité humaine.
    Les solutions préconisées pour la transition climatique ne sont pas adaptées mais la gestion intelligente de la planète s’impose. Ce n’est pas le cas actuellement, il, faut concilier croissance et maitrise!

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