Une analyse approfondie montre de graves erreurs dans le dernier rapport du GIEC

Communiqué de presse de CLINTEL du 13 mai 2023 

La Fondation Clintel vient de publier un rapport intitulé The Frozen Climate Views of the IPCC, qui à notre connaissance, est la première « évaluation » internationale sérieuse du sixième rapport d’évaluation du GIEC. Organisé en 13 chapitres et 180 pages, ce rapport montre que le GIEC a réécrit l’histoire du climat, mis l’accent sur le scénario d’émission le plus improbable, pris le parti de surexposer les « mauvaises nouvelles » et de rester silencieux sur les « bonnes nouvelles ».

Le rapport complet (en anglais) peut être téléchargé ici.

Un résumé en français du rapport Clintel est également disponible ici.

Résumé

  • Le GIEC ignore la diminution des pertes de vies humaines dues aux catastrophes ;
  • Le GIEC estime à tort que la sensibilité climatique est supérieure à 2,5 °C ; il est plus probable qu’elle soit inférieure à 2 °C ;
  • Le GIEC induit les décideurs politiques en erreur en se concentrant sur le scénario d’émission le plus élevé qui est invraisemblable [NDT Il s’agit du scénario SSP5-8.5 dans lequel les émissions annuelles de GES tripleraient d’ici 2100] ;
  • On relève dans le rapport AR6, des erreurs qui sont pires que celles qui avaient conduit à un examen de l’IAC (Interacademy Councel ) en 2010.

 


Avec le rapport de synthèse récemment publié, le GIEC a terminé son sixième cycle d’évaluation, composé de sept rapports au total. Une équipe internationale de scientifiques du réseau Clintel a analysé plusieurs affirmations des rapports du groupe de travail n°1 (The Physical Science Basis) et du groupe de travail n°2 (Impacts, Adaptation and Vulnerability). Cela a conduit à la publication d’un rapport intitulé The Frozen Climate Views of the IPCC.

Le rapport de Clintel documente les biais et les erreurs dans l’évaluation du GIEC. Les erreurs sont pires dans le rapport WG2 que dans le rapport WG1. Compte tenu de la pertinence politique de ce que l’on appelle les « pertes et dommages » (lors des réunions annuelles de la COP, les pays négocient actuellement des dons à un fonds pour les pertes et dommages), on se serait attendu à un examen approfondi de la littérature pertinente. Clintel montre que le GIEC a totalement échoué à cet égard.

Par exemple, un article de synthèse publié en 2020 sur ce sujet a montré que 52 des 53 articles évalués par des pairs traitant des « pertes dues aux catastrophes » n’ont mis en évidence aucune augmentation des dommages attribuables au changement climatique. Le GIEC a sélectionné l’unique rapport conforme à ses vues qui affirmait une augmentation des pertes.

Les décès liés au climat sont en constante diminution

« Nous sommes sur une autoroute vers l’enfer climatique », a déclaré récemment le patron de l’ONU António Guterres. En piochant dans la littérature, le GIEC indique une augmentation des dommages et de la mortalité due au changement climatique anthropique. Mais un examen approfondi des données sur la mortalité montre que les décès liés au climat sont à leur plus bas niveau. L’économiste Bjorn Lomborg a publié ce résultat dans un article de 2020 révisé par les pairs, que le GIEC a choisi de l’ignorer. Le GIEC a ainsi ignoré que les pertes dues aux catastrophes ont baissé depuis 1990 et que la mortalité humaine due aux conditions météorologiques extrêmes a diminué de plus de 95 % depuis 1920.

Le GIEC réécrit l’histoire du climat

Le rapport du groupe de travail n°1 comporte également des biais et des conclusions trompeuses que le rapport Clintel documente dans ses différents chapitres. Le GIEC a tenté de réécrire l’histoire du climat en effaçant l’existence de l’Optimum Climatique de l’Holocène, une période chaude comprise entre 10 000 et 6 000 ans. Il a introduit un nouveau graphique en forme de crosse de hockey, qui est le résultat de données sélectionnées à dessein et a ignoré les reconstructions de température qui montrent plus de variabilité dans le passé, comme le petit âge glaciaire (PAG) qui est bien documenté.

Le GIEC affirme qu’il y a eu une accélération du taux d’élévation du niveau de la mer au cours des dernières décennies. Le rapport Clintel montre que cette affirmation est erronée, car le GIEC ignore les variations décennales du niveau de la mer. Il montre également que les données utilisées par le GIEC pour l’évaluation du niveau de la mer – mis à la disposition du public pour la première fois – marquent en 2020 une augmentation inexpliquée et improbable.

La sensibilité climatique est surestimée

L’économiste canadien Ross McKitrick a souligné que tous les modèles climatiques mondiaux utilisés par le GIEC montrent trop de réchauffement dans la troposphère, à la fois au niveau mondial et sous les tropiques (où les modèles prédisent un « point chaud »). Cela suggère des problèmes de fond dans la manière dont ces modèles simulent le système climatique.

Un résultat « spectaculaire » du rapport AR6 du GIEC a été de trouver une augmentation de la limite inférieure de la plage de sensibilité climatique probable (de 1,5 °C à 2,5 °C), et d’affirmer ainsi que de faibles valeurs de sensibilité climatique sont désormais peu probables. Le rapport Clintel montre que cette hausse n’est pas justifiée. Il suggère que les observations ainsi que d’autres preuves indiquent que le chiffre réel est plus susceptible d’être inférieur à 2 °C qu’au-dessus de 2,5 °C. Cela signifie également que la meilleure estimation de la sensibilité climatique, qui selon le GIEC est de 3 °C, n’est pas justifiée.

De plus, le GIEC persiste dans l’utilisation de son scénario d’émissions le plus élevé, appelé RCP8.5 (ou maintenant SSP5-8.5). Ces dernières années, plusieurs articles ont démontré que ce scénario est invraisemblable et ne devrait pas être utilisé à des fins politiques. Une lecture approfondie du rapport du GT1 (Groupe de travail N°1) , montre que le GIEC reconnaît que ce scénario a une « faible probabilité », mais cette mention très importante n’a pas été mise en évidence dans le résumé à l’intention des décideurs, de sorte qu’un large public n’est pas conscient du problème. C’est le scénario RCP8.5 qui est le plus souvent mentionné dans le rapport du GIEC.

Un audit de l’IAC (Conseil interacadémique ) est nécessaire

En 2010, des erreurs dans le rapport du Groupe de travail n°2 du GIEC qui avait travaillé sur le quatrième rapport d’évaluation (AR4) avaient conduit le Conseil interacadémique (IAC) à diligenter une enquête sur le GIEC. Entre autres recommandations, l’IAC préconisait de faire collaborer des auteurs ayant des points de vue différents de manière à garantir que tous les points de vue sérieux soient pris en compte. Cette recommandation importante est toujours ignorée par le GIEC. Clintel indique par exemple que Roger Pielke Jr, un scientifique possédant une expertise considérable dans ces domaines, est considéré par le GIEC comme une sorte de Voldemort [NDT personnage de la saga Harry Potter ], et évite délibérément de mentionner son travail ou même son nom. Cela conduit à des conclusions biaisées.

Le GIEC doit être réformé

Le rapport conclut que le GIEC a fait un mauvais travail d’évaluation de la littérature scientifique. Tous les pays comptent sur les rapports du GIEC pour soutenir leurs politiques climatiques et la plupart des médias font aveuglément confiance à ses affirmations. Le rapport de Clintel The Frozen Climate Views du GIEC montre que cette confiance n’est pas justifiée.

À notre avis, le GIEC devrait être réformé et devrait inclure un plus large éventail de points de vue. Inviter des scientifiques ayant des points de vue différents, tels que Roger Pielke Jr et Ross McKitrick, à participer plus activement au processus est une première étape nécessaire. Si, pour une raison quelconque, la prise en compte de points de vue différents était considérée comme inacceptable par le GIEC, celui-ci devrait être démantelé.

Nos propres conclusions sur le climat – basées sur la même littérature sous-jacente – sont beaucoup moins sombres. En raison de l’augmentation de la richesse et des progrès technologiques, l’humanité est largement immunisée contre le changement climatique et peut facilement y faire face. Le réchauffement climatique est beaucoup moins dangereux pour l’humanité que ne le prétend le GIEC.


À PROPOS DE CLINTEL

La fondation Climate Intelligence (Clintel) a été fondée en 2019 par le professeur émérite de géophysique Guus Berkhout et le journaliste scientifique Marcel Crok. L’objectif principal de Clintel est de générer des connaissances et une compréhension des causes et des effets du changement climatique, ainsi que des effets de la politique climatique. Clintel a publié la Déclaration mondiale sur le climat, qui a été signée par plus de 1500 scientifiques et experts. Son message central est « qu’il n’y a pas urgence climatique ».

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