COP 28 : les écolo-décroissantistes contre l’environnement

Au moment de la COP28, souvenons-nous de l’influence délétère des écologistes : dépendance au gaz russe, propagande antinucléaire…

Précisons d’emblée que je parle ici des écologistes en tant que parti politique, souvent baptisés les Verts. Et non des environnementalistes, soucieux de l’environnement, quelle que soit leur appartenance politique.

Pour beaucoup d’écologistes, l’objectif est de transformer la société actuelle qu’ils estiment, au choix, « capitaliste, libérale, ploutocratique » etc. Ils ont partiellement réussi à diffuser leurs idées, ce qui a été très nuisible à l’environnement.

Dans ce billet d’humeur, je commencerai par rappeler les catastrophes dont les écologistes sont la cause, avant d’évoquer les difficultés de la transition énergétique, à laquelle ils ne semblent pas avoir vraiment réfléchi.

 

La planète abîmée par les écolo-décroissantistes

La nuisance des écologistes est massivement illustrée par leur propagande sur l’usage du nucléaire.

75 % de l’électricité française était produite par ce moyen, et le coût de l’énergie était le plus bas d’Europe. L’Allemagne et la Belgique, sans aller aussi loin, l’utilisaient également largement.

Or, le succès des Verts en Allemagne, et le mouvement d’opinion lancé un peu partout dans le monde ont amené l’Allemagne à y renoncer. La Belgique l’a imitée et la France a décidé de baisser de 75 à 50 % la proportion de son électricité de cette nature. Avec notamment la fermeture de Fessenheim que nous regrettons amèrement aujourd’hui, et qui a failli entraîner des coupures de courant l’hiver dernier.

Le résultat est une impasse environnementale, avec la pollution de l’air par le charbon allemand et un manque d’électricité en vue, qui sera lui-même un obstacle à la transition énergétique.

Les Verts ont ainsi généré la dépendance de l’Europe au gaz russe, et nous font payer le coût élevé des infrastructures nécessaires à l’importation de gaz américain et qatari, infrastructures nécessitant elles-mêmes une fabrication polluante.

Il faut y ajouter l’apparition à grande échelle d’éoliennes et de capteurs solaires dont on découvre maintenant les dégâts tant écologiques que géopolitiques au stade minier ou de production. De même pour les matériaux nécessaires aux batteries, elles-mêmes indispensables tant aux voitures électriques qu’à la maîtrise de la production intermittente du solaire et des éoliennes.

On s’aperçoit que l’on va dépendre de la Chine pour toutes ces filières, et on lance donc à grand frais avec le secours de l’argent public la construction d’usines géantes qui risquent de se retrouver en surproduction dans quelques années du fait des difficultés de la transition énergétique dont nous parlerons plus bas.

Enfin, les Verts découvrent maintenant la nécessité de refondre les réseaux électriques à partir de ces nouvelles productions, ce qui sera non seulement extrêmement coûteux mais nécessitera de la production d’acier, donc de nouvelles pollutions.

Remarquons que ce « succès » des Verts ne s’est traduit par des blocages que dans les démocraties occidentales, les autres pays passant tranquillement au nucléaire.

Plus généralement, les écologistes bloquent tous les jours des solutions industrielles qui pourraient améliorer l’état de la planète. Les plus sincères sont technophobes, les plus cyniques essaient de casser la société pour mettre en place leurs utopies révolutionnaires.

 

La géopolitique de l’environnement

L’écueil récurrent des militants écologistes est de parler « de la planète » comme si elle n’était pas divisée en États, alors que ce sont ces États qui sont de loin le problème principal.

Vu leur poids démographique et leur développement, il est manifeste que l’environnement est un problème géopolitique et qu’on ne sauvera la planète qu’avec l’Inde et la Chine.

Concentrons nous donc sur le principal pollueur, et de loin : la Chine

Source : Our World in data

Sur le graphique ci-dessous, vous remarquerez d’abord le poids exponentiel de la Chine dans les émissions de CO2 mondiales, mais aussi accessoirement l’amélioration des États-Unis, trop lente, mais c’est déjà ça, et les conséquences du passage de l’URSS à une économie de marché en 1990 avec la disparition partielle de l’industrie lourde d’État.

Je signale ces derniers points, car ni l’amélioration dans les pays développés ni le risque écologique du communisme ne sont mis en valeur, à un moment où la politique chinoise vire vers un retour au dirigisme.

En effet, avant l’ouverture de la COP28, on a remarqué l’insistance de la Chine pour que chaque pays « suive sa propre voie », en l’occurrence son addiction au charbon qui est la grande ressource nationale bon marché.

S’y ajoute le problème du méthane, beaucoup plus polluant que le CO2 et qui est un sous-produit du charbon (le grisou). Ce méthane est beaucoup plus maîtrisable en Occident, où il provient des fuites dans la production de pétrole que les professionnels sont en train de maîtriser.

Je souligne l’action de Total dans ce domaine, tant par elle-même qu’en menant la coordination avec ses collègues. Cette entreprise est pourtant particulièrement décriée par les Verts.

Heureusement pour la planète, la crise économique chinoise réduit la production des infrastructures et du bâtiment, donc des industries lourdes en amont, ce qui diminue les émissions. Par ailleurs, la Chine fait un énorme effort sur le nucléaire et les renouvelables. Mais il lui faudra pour cela réorganiser son réseau électrique, ce qui lui demandera du temps et de l’acier, donc des émissions dans l’intervalle.

Heureusement également, l’opinion publique chinoise est excédée par la pollution et serait consciente des risques, par exemple de la submersion de Shanghai si la mer monte.

Nous verrons si le Parti communiste chinois relaiera ou étouffera l’opinion publique. The Economist y consacre un récent article.

 

Seules les entreprises peuvent assurer la transition énergétique

L’État peut réglementer, mais ne peut pas réaliser.  Il est taillé pour le législatif, pas pour l’exécutif, qui suppose des manageurs de terrain. Et le législatif n’est pas toujours bien inspiré, comme nous l’avons vu pour le nucléaire !

Or, justement, la transition énergétique va être bien plus difficile que prévu, comme je l’explique dans un récent article que vous pouvez lire ici.

En conclusion, c’est maintenant aux entreprises de jouer, et espérons que les préjugés des partis écologistes ne vont pas les paralyser. On voit déjà un peu partout s’opposer les partisans d’une nouvelle usine (batteries ou tout autre produit économisant les ressources), et les écologistes qui crient à l’occupation de terres agricoles, à un trafic prévisible de camions etc.

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Une réponse

  1. On attend toujours la prise de pouvoir de vrais écologistes qui voudraient gérer correctement la planète en attendant d’en trouver une autre et sans nuire aux Citoyens du monde!

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