Les Khmers verts à l’attaque des Ardennes

Il est temps que cette attaque des Khmers verts contre les Ardennais soit portée à la connaissance de tous, car elle illustre parfaitement l’écolo-terrorisme à l’œuvre en Europe, et dont sont clairement victimes les agriculteurs. Ici ce ne sont pas les agriculteurs, mais les Ardennais qui en sont menacés au nom du même mépris des ruraux.

En effet voici qu’a germé depuis quelque temps dans l’esprit d’intellectuels écologistes, et singulièrement du professeur Francis Hallé, intellectuels pour qui l’ennemi de la nature c’est d’abord l’homme (qu’ils peuvent qualifier de virus), l’idée qu’il fallait créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest, sur le flanc nord-est de la France et à cheval sur la Belgique. Cette idée a fait son chemin au sein de la Communauté européenne, et je soupçonne le gouvernement français de s’y être montré favorable, afin d’apparaître leader en matière de politique verte et d’écologie.

Cela signifie qu’il va falloir proscrire de notre territoire, dans les prochaines décennies, toute activité humaine

Qu’est-ce qu’une forêt primaire ? C’est une forêt qui s’est développée naturellement sans aucune intervention humaine et ce depuis la nuit des temps. Quelques vraies forêts primaires existent de par le monde, par exemple à l’ouest du Canada ou, en Pologne, la forêt de Bialowieza.

Aujourd’hui le projet se précise, porté par l’Association Francis Hallé et soutenu notamment financièrement par la Commission européenne, de créer sur nos Ardennes une forêt primaire de 70 000 hectares, soit approximativement un carré de 25kms de côté. Celle-ci se développant sur une forêt déjà existante parviendra à l’âge adulte dans 700 ans –  sinon c’eût été 1000 ans ! Mais il faut bien commencer. Ce qui signifie qu’il va falloir proscrire de notre territoire, dans les prochaines décennies, toute activité humaine : fini l’affouage, finie la chasse, finie la cueillette, finies les promenades, finie la vie humaine en un mot. Et les projections géographiques du projet indiquent dans tous les cas que  c’est mon petit village, Hargnies, qui est le plus concerné.

Il faut être lucide ; car il arrive que les idées les plus folles se concrétisent si elles ne sont pas combattues dès le départ. Si l’Etat faisait sienne cette idée, ce serait la lutte de David contre Goliath. On a déjà vu, y compris dans les Ardennes, des villages rayés de la carte pour permettre la réalisation d’un grand projet. Celui-là bannira les  hommes et ce sera le paradis des grands animaux : cervidés, sangliers, lynx, chats sauvages, loups et ours, aurochs et bisons d’Europe.

Pourquoi avoir choisi notre territoire ? Tout simplement par mépris : on a considéré que nous étions en perte de vitesse, en mort programmée, désindustrialisation, démographie en baisse. Donc que la vie humaine y disparaisse ne fera qu’accélérer le mouvement. Je dis mépris, car c’est une vision stéréotypée qui ne tient aucunement compte de la réindustrialisation en cours, du développement du tourisme, de l’attractivité en plein développement de la vie rurale avec ses activités traditionnelles, source d’équilibre dans un monde chaotique. La vraie écologie est de préserver ce monde.

Quand la forêt primaire nous aura engloutis, il n’y aura plus de village où revenir.

Donc la menace est réelle pour mon village et les communes voisines. Il faut nous battre dès à présent à tous les niveaux, local, régional et national, pour arrêter ce projet fou, dans une nouvelle bataille des baliveaux et ne pas nous laisser bercer par les propos lénifiants que ne manquent pas d’utiliser les propagandistes du projet, relayés par les écologistes locaux, y compris journalistes. Ces propagandistes sont déjà à l’œuvre, puisque des chargés de mission ont été nommés et sont sur le point d’installer à Charleville, chef-lieu du département des Ardennes, leur PC, si ce n’est déjà fait.

Comme je l’ai dit récemment sur une radio locale, ce projet, s’il se réalisait, serait pire que les guerres que nos villages ont connues, car après l’exode, après les combats, on revenait au village. Quand la forêt primaire nous aura engloutis, comme les eaux en ont englouti d’autres, il n’y aura plus de village où revenir.

Il est plus que temps d’alerter l’opinion nationale sur ce mauvais coup des Khmers verts en préparation.

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2 réponses

  1. Suggestion: l’Ukraine, en bon petit candidat européen, pourrait proposer la zone d’exclusion de Tchernobyl. Une zone de 30 km de rayon dans laquelle la faune sauvage a repris ses droits depuis 38 ans, et où la forêt n’est que peu investie, à part quelques mesures de surveillance radiologique….

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