Comment équilibrer un réseau électrique perturbé par les renouvelables intermittents

L’augmentation massive de la production électrique intermittente, essentiellement éolienne et solaire, crée des problèmes inédits pour les réseaux électriques dont la stabilité est menacée aussi bien par la sous production que par la surproduction. Et aujourd’hui le problème vient surtout de la surproduction qui s’est traduite sur les huit premiers mois de l’année par 322 heures de prix négatifs du KWh sur le marché spot de l’électricité ! Une situation qui s’est encore produite pendant quelques heures mardi 17 septembre dans la matinée. L’origine du problème vient notamment des contrats avec obligations d’achat qui concernent environ la moitié des installations éoliennes et solaires qui n’ont alors aucune raison de s’ajuster à la demande. RTE, le gestionnaire du réseau électrique, souhaite aujourd’hui renégocier ses contrats.
 

Dans la définition d’une politique énergétique, le plus compliqué n’est pas vraiment de produire suffisamment d’électricité à l’année, mais d’équilibrer à chaque instant l’offre et la demande. Cet équilibrage est la condition sine qua non à la stabilité du réseau et au maintien de sa fréquence.

Pendant longtemps, on a pensé que le plus compliqué était de faire face à la thermosensibilité du réseau électrique et d’être capable de couvrir – par la production interne ou par l’importation – les fameux pics de consommation hivernale quand les températures sont basses.

Le problème est de moins en moins la sous production lors des pointes hivernales et de plus en plus la surproduction renouvelable

Et puis la technologie a évolué. Le chauffage électrique, l’éclairage affichent de bien meilleures performances énergétiques. Les hivers sont aussi devenus en général moins rigoureux avec le changement climatique. Du coup, la pointe hivernale de consommation d’électricité est devenue de moins en moins importante. Les interconnexions avec les pays voisins se sont aussi développées, permettant à la France de fermer massivement ces centrales thermiques qui jusque-là servaient à couvrir la pointe. Si le bilan carbone de la production française s’en est trouvé légèrement amélioré, c’était au prix de l’externalisation de la pollution, notamment en Allemagne et en Espagne.

Mais un autre paramètre s’est modifié dans le même temps : l’arrivée, de plus en plus massive, des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque principalement) sur le réseau. Or, comme leur nom l’indique, leur intermittence est leur plus gros défaut. Leur production ne dépend ainsi pas du besoin, mais … de la météorologie.

Cela se traduit par une absence d’assurance de production quand on en a besoin. Mais aussi, comme le souligne le gestionnaire de réseau RTE dans les résultats semestriels électriques du pays, par …

 

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