(par Nicolas Lecaussin dans IREF du
Les faits sont têtus et l’IREF les a plusieurs fois soulignés. L’objectif zéro émission nette est une utopie qui fait énormément de mal à nos économies.
La croissance ralentit, les industries se heurtent à des coûts énergétiques prohibitifs, l’Allemagne – moteur de l’Europe – est en récession et même ses industries automobiles souffrent.
Selon un rapport de l’OCDE, les politiques de zéro émission sont susceptibles de doubler le nombre des pertes d’emplois annuelles dans l’industrie à forte consommation d’énergie entre 2019 à 2030 par rapport à la période 2000-2019.
A cela, il faut ajouter la chute des ventes de voitures électriques (et aussi la hausse des coûts de fabrication) un peu partout dans le monde. Fin 2024, la baisse des ventes a atteint 36 % en Europe (par rapport à l’année précédente).
Les électeurs choisissent de plus en plus des candidats qui remettent en cause cet objectif. Etats-Unis, Pays-Bas, Argentine par exemple, ont élu des leaders climato-réalistes. Ils seront suivis très probablement par l’Allemagne en février prochain. Friedrich Merz, le politicien de centre-droit qui devrait remplacer M. Scholz, promet de repenser en profondeur les politiques énergétiques et climatiques.
Récemment, le gouvernement travailliste britannique a commencé à revenir discrètement sur ses engagements en matière d’électricité verte, affirmant désormais que l’objectif est de 95 % d’énergie renouvelable dans le réseau, contre les 100 % promis l’été dernier.
Ces signes positifs nous font espérer une prise de conscience. Ce ne sera pas facile, si nombreux sont les politiques et autres organisations qui ont fait de cet objectif leur fromage.
Mais le réalisme économique, comme le réalisme climatique, peut l’emporter.