(Par Mickaël Fonton dans L’Oeil de VA du 24/1/25)
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a appelé à « récupérer » l’épargne privée des Français – près de 300 milliards d’euros – pour aider au financement de l’Union européenne.
Je ne suis pas spécialiste du sujet de l’épargne privée et de sa supposée disponibilité, quelque chose me dit cependant que la France et les Français ne sont pas exactement dans ce qu’on pourrait appeler une phase d’opulence financière, mais passons.
En revanche je suis un peu plus renseigné sur les buts poursuivis par l’Union européenne (UE) et en particulier sur celui qu’elle poursuit aveuglément, voire fanatiquement – et que François Villeroy de Galhau mentionne du reste dans son propos (cité par le Figaro) : la transition écologique (TE).
Disons-le clairement : toute l’épargne des Français, même récupérée, détournée, volée, tout ce que l’on veut, ne suffira jamais à combler les puits sans fonds qui caractérisent aujourd’hui cette aberrante transition.
Comme le notait en substance la Cour des comptes européenne dans un rapport sanglant, aucun des objectifs fixés, que ce soit dans le domaine des véhicules électriques et des batteries, des biocarburants, des énergies marines renouvelables, du gaz et de l’hydrogène vert, pour n’évoquer que ces objets dont l’UE s’est entichée, ne sont en passe d’être atteints, ni même seulement approchés.
La Transition Energétique est une impasse, un suicide au ralenti.
Le problème, cher Monsieur Villeroy de Galhau, n’est donc pas que l’UE fait face à un problème de financement que n’auraient pas ses adversaires, Américains ou Chinois. Le problème est que l’UE pense et agit complètement de travers et ne peut donc que continuer à sombrer.
« On reconnait un système totalitaire à sa capacité à entraîner les masses vers des horizons inatteignables », notait Hannah Arendt.
Nous y sommes complètement !
Une réponse
La seule solution pour s’en sortir , c’est de sortir de l’Europe ; mais quel président osera faire cela ?