La France consomme de l’ordre de 500 TWh de gaz par an :
1 TWh PCS = 1 milliard de kWh en pouvoir calorifique supérieur (voir définitions).
Champ : France entière (y compris DROM).
Source : SDES, Bilan énergétique de la France
Elle en consomme de moins en moins grâce à la désindustrialisation qui accélère à grands pas (prochaine destruction : l’automobile).
Mais, à part l’industrie, que nous allons finir par tuer totalement, tous les secteurs d’activité risquent d’en avoir besoin encore longtemps.
Ce gaz, nous l’importons : la France n’en produit que 0,2 %, suite à l’épuisement du gisement de Lacq :
- USA 25% (c’est du gaz de schiste, mais chut, il ne faut pas le dire !),
- Norvège 22 %
- Russie 15 % (eh oui, nous achetons du gaz à la Russie malgré l’embargo, mais chut, il ne faut pas le dire non plus !)
- Algérie 8 %,
- Qatar 4 %,
- Pays-Bas 3 %,
- Nigeria 2 %,
- Intraçable 17 %.
Ce gaz vient en totalité de l’étranger, ce qui nous pose quand même des problèmes d’indépendance énergétique : on l’a vu avec la Russie, et on le voit maintenant avec l’Algérie.
Et nous l’importons sous une forme essentiellement liquide, ce qui nécessite de le liquéfier, puis de le transporter (par méthaniers), puis de le re-gazéifier, ce qui, en terme de bilan carbone (pour ceux que cela soucie), est assez catastrophique.
Outre ces inconvénients, ces importations nous ont coûté 26 Mds d’€ en 2023 : c’est plus du 1/4 de notre abyssal déficit commercial (98 Mds d’€ en 2023).
Et, bien sûr, une part importante de ces importations (en particulier des USA) sont du gaz de schiste ; une partie est même exploitée par Total.
Or, du gaz de schiste (qui fait tout aussi bien l’affaire que du gaz de surface : c’est du méthane), nous en avons très probablement, et sans doute même en grande quantité : dans le bassin parisien, mais aussi dans le sud-est entre Montélimar et Montpellier. Ce que nous ignorons, c’est la quantité.
En 2015, un rapport commandé par Arnaud Montebourg , alors ministre du Redressement productif, a été rendu par des experts reconnus. Parmi eux, les experts de l’OFCE et de l’IFPEN. Ce rapport estimait une manne financière de 300 milliards d’euros et un total de 225 000 créations d’emplois sur 30 ans. Il posait également un regard lucide sur les enjeux écologiques et techniques de l’exploitation de gaz de schiste. Tiré qu’en sept exemplaires, le rapport a été passé sous silence. Et en 2017, l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels a été définitivement interdite. (Source).
Eh oui, nous en avons, mais nous continuons quand même de nous interdire même de l’explorer.
Il faut dire qu’il circulait à l’époque des rumeurs selon lesquelles son exploitation pouvait polluer les nappes phréatiques, ce qui n’a jamais été démontré depuis (les USA en ont maintenant une expérience significative, puisque c’est ce qu’ils nous fournissent).
Mais tant pis, c’est comme le glyphosate : on sait maintenant de façon sure qu’il n’est pas nocif, mais on continue quand même de l’interdire.
Pourquoi ? Simplement pour satisfaire la frange décroissantiste des écologistes, … qui voteront de toutes façons la censure du gouvernement.
Jusqu’à quand allons nous continuer à nous auto-flageller ?
Une réponse
je ne comprends pas que les écolos n’interdisent pas aux vaches de roter