Est-ce l’effet Trump ou la problématique d’un déficit budgétaire abyssal, les choses semblent bouger un peu en France, et sans doute aussi en Europe.
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Mercredi 12 Février, le Gouvernement a rendu public un projet d’arrêté du Ministère de l’industrie et de l’énergie visant à réduire les aides à l’installation de panneaux solaires.
Le site Hopenenergie se pose la question de l’avenir pour le solaire en France :
« Si cette réduction se confirme, l’avenir de l’énergie solaire en France pourrait s’assombrir. Le secteur, qui a connu une croissance de 30 % en 2024, risque de ralentir, compromettant les objectifs fixés dans la Stratégie Nationale Bas Carbone.
Pour éviter cela, des solutions innovantes, un soutien stable et un cadre réglementaire clair seront indispensables. L’enjeu est de taille : atteindre les objectifs climatiques tout en maîtrisant les finances publiques. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si la France pourra maintenir sa dynamique solaire ou si cette réduction marquera un coup d’arrêt dans la transition énergétique. »
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Lundi 17 Février, une Assemblée Nationale clairsemée (moins de 70 députés) a voté le report de l’interdiction de la vente des voitures thermiques, de 2035 à 2040.
Il est vrai que ce forcing sur la voiture électrique permet à la Chine de nous vendre très cher les batteries qui équipent les voitures françaises (ensuite subventionnées sur notre budget), et grâce à cela, de s’implanter en Europe et en France en vendant ses propres voitures à très bas prix, voire même inférieur au prix qu’elle nous vend les seules batteries équivalentes.
Voir à ce sujet « L’interdiction des voitures thermiques en 2035 a du plomb dans l’aile«
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Mardi 18 Février, Libération publie un article intitulé « Éoliennes en mer : à Saint-Nazaire, la filière se fait porter pâle ». L’article annonce 300 suppressions d’emploi confirmés par General Electric sur ses sites Montoir-de-Bretagne et Nantes.
Et le ministre Marc Ferracci déclare :
« Les lignes bougent, à Bruxelles, notamment en raison de l’ambiance de guerre commerciale que fait peser Donald Trump. »
Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer vouloir : « multiplier par deux l’éolien terrestre » d’ici 2035. (le « en même temps » continue d’obliger).
Voir à ce sujet l’article de BV : Éoliennes : malgré la crise du marché, on continue à les installer en France !
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Fin janvier, dans un rapport intitulé Competitiveness Compass for the EU, la Commission Européenne laisse entendre que l’Europe pourrait tempérer son exigence que toutes les nouvelles voitures et camionnettes soient à zéro émissions nettes d’ici 2035, voire y renoncer. Elle promet également une grande simplification de la réglementation verte. C’est la première fois que Bruxelles admet que les obsessions climatiques de l’Europe tuent la croissance économique.
Voir à ce sujet l’article de l’IREF : L’Europe pourrait abandonner ses délires de zéro émission nette au profit des vraies urgences : son économie et sa défense.
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Une réponse
Le ministre de l’industrie Marc Ferracci continue de dire à l’Assemblée que les énergies nucléaire et intermittentes sont complémentaires alors qu’il était interpellé sur le fait que les secondes étaient inutiles et même nuisaient au bon fonctionnement de la première. On n’en sort pas.