La prospérité soudaine et insolente du Guyana voisin dont la production et les exportations de pétrole connaissent une croissance très rapide, agite la Guyane française. La croissance économique du Guyana a atteint l’an dernier 43,6% ! Les élus locaux de la Guyane, de droite comme de gauche, sont convaincus qu’il y a des gisements d’hydrocarbures au large de leurs côtes. Le gouvernement et même TotalEnergies, échaudés par la violence des mouvements écologistes radicaux, ne veulent surtout pas le savoir. Et il faudrait en outre que le Parlement modifie la loi Hulot votée en 2017 avec la bénédiction d’Emmanuel Macron. Elle interdit tout simplement l’attribution de tout nouveau permis de recherche d’hydrocarbures en France.
La réussite insolente du Guyana voisin a réveillé un vieux débat sur le potentiel pétrolier des eaux se trouvant au large de la Guyane française. Il faut dire que la production et les exportations d’hydrocarbures du Guyana connaissent un essor spectaculaire au point d’attiser la convoitise du Venezuela qui a multiplié les menaces et les gesticulations militaires. L’économie du Guyana, qui était un des pays les plus pauvres du monde, a connu l’an dernier une croissance hallucinante de 43,6%…
Aujourd’hui le Guyana a une production supérieure à 660.000 barils par jour qui devrait atteindre 1,3 million de barils par jour d’ici 2030. Et elle pourrait dépasser ensuite 1,7 million de barils par jour. Une nappe de 11 milliards de barils a été découverte en 2015 par ExxonMobil.
Du pétrole au Guyana mais aussi au Suriname
Et il n’y a pas que du pétrole. ExxonMobil et ses partenaires étendent leurs activités, planifient des projets d’acheminement du gaz vers les côtes, augmentent la production de gaz et envisagent même d’exporter du GNL (Gaz naturel liquéfié). Enfin, l’Europe est le principal acheteur du brut guyanais et a absorbé l’an dernier 66% de ses exportations.
Et il n’y a pas que le Guyana. En 2021, le Suriname, pays aussi limitrophe de la Guyane, situé sur l’autre rive du fleuve Maroni, a fait une découverte de gisements importants. Et TotalEnergies est de la fête en investissant 10 milliards d’euros pour exploiter les premiers barils qui sont attendus en 2028.
Même le Brésil, qui est déjà le 9ème pays exportateur de pétrole (avec 3,5 millions de barils par jour), devrait lancer l’exploration de l’embouchure de l’Amazone dans les prochains mois. Non loin de Bélem où se tiendra la COP …

2 réponses
Voilà démontrée la bêtise de totale énergie avec ses projets idiots de capteurs solaires, la bêtise de la PPE3 européenne qui ne prend pas en compte tous les pays qui vivrons encore longtemps avec les énergies fossiles.
La France et l’Europe n’ont pas besoin d’écologistes pressés mais de gens intelligents sachant être pragmatiques et sachant éviter les catastrophes avec une saine gestion.
Pour info le dernier forage de TE avait bien rencontré des hydrocarbures. Cela nécessitait d’autres campagnes d’exploration pour affiner le potentiel de la zone, c’est-à-dire d’autres investissements, et vu le contexte en France on comprend que TE ait préféré en rester là.