Les politiques climatiques contre les pauvres

Il y a un peu plus de trois mois, nous avons publié un article montrant que  les politiques climatiques en faveur des énergies vertes représentent environ un tiers des aides aux pays en voie de développement alors que ces pays sont responsables de moins de 0,5 % des émissions de CO2 sur la planète.

Les pays du tiers monde ont besoin des énergies fossiles pour se développer, croître et s’enrichir. Malheureusement, les mêmes politiques climatiques punissent aussi les pauvres dans les pays développés, comme le montre le chercheur Bjorn Lomborg dans un article publié par le Financial Post.

Les énergies vertes sont beaucoup plus chères que les énergies fossiles. Un exemple concret nous est donné par le Royaume-Uni où les 10 % les plus pauvres ont diminué leur consommation d’énergie d’un tiers entre 2003 et 2023. La raison ? La mise en œuvre  des politiques climatiques et l’objectif zéro émission nette ont fait que le prix de l’électricité a triplé durant cette période de 20 ans (voir graphique plus bas). Le Britannique moyen consomme désormais à peine plus de 10 kWh par jour, un niveau qui n’a jamais été aussi bas depuis les années 1960. Alors que la consommation individuelle d’électricité augmente régulièrement dans le monde.

Pendant la même période, le prix de l’électricité est resté stable aux Etats-Unis où les énergies fossiles sont abondantes, et la fracturation hydraulique a permis une forte baisse du prix du gaz naturel.

Les politiques climatiques impactent non seulement nos économies mais aussi les plus fragiles d’entre nous. Vouloir à tout prix imposer une énergie verte, c’est punir ceux qui n’ont pas les moyens de la payer.


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