Avec Ouest France, le totalitarisme écologique, c’est Mission (carbone) Possible

Le quotidien régional de gauche imagine à quoi ressemblerait la vie du héros de Mission Impossible, incarné par Tom Cruise,

« s’il limitait son empreinte carbone » !

Tout le monde connaît Ethan Hunt, le héros de la série cinématographique Mission Impossible joué par l’extraordinaire Tom Cruise et dont le huitième opus vient de sortir. En revanche, la plupart de nos lecteurs ne devaient pas savoir, mais Ouest France (24 mai 2025) nous l’apprend, que le bilan carbone d’Ethan Hunt est « catastrophique ». En effet, le quotidien régional de gauche a eu l’immense mérite de calculer que le héros avait émis 5,25 tonnes de CO2 pour son seul dernier film,

« soit plus de la moitié de l’émission moyenne annuelle d’un Français ».

En cause ses déplacements incessants en modes de transports polluants, de la moto à l’avion en passant par la voiture.

Certes, nous disent les journalistes, Ethan Hunt est un personnage de fiction, mais le cinéma

« modèle nos imaginaires et nos règles. Voilà pourquoi il serait intéressant et inspirant (sic) de nous montrer qu’il est possible de sauver le monde en polluant un peu moins ». Il s’agit de « forger des imaginaires plus conscients des enjeux climatiques et, pourquoi pas, qui offrent quelques pistes d’espoir et de solutions aux spectateurs ».

Ouest France rappelle d’ailleurs que depuis l’année dernière le Centre national du cinéma

« oblige les producteurs de séries et de films à fournir un bilan carbone du tournage et de la post-production, qui va conditionner l’attribution d’aides publiques ». « Un premier pas important », d’après nos journalistes.

Nous imaginons déjà l’opus 9 de Mission Impossible, si tant est qu’il y ait un nouveau film car celui qui vient de sortir pourrait être le dernier. Mais rien n’interdit de penser qu’une nouvelle franchise, française cette fois, donc grassement subventionnée, puisse voir le jour : Mission (carbone) Possible. En voici le synopsis :

Après un repas frugal dans un restaurant parisien bio, le héros, Ethan Pastèque, un agent secret vert-rouge, se lance en vélo à la poursuite d’un méchant mâle hétérosexuel blanc lové dans une petite voiture électrique chinoise. Une scène spectaculaire mêle bouchons et surmulots sur fond de pluies diluviennes jamais vues depuis la création de l’humanité. Malheureusement, le méchant, dont on apprendra plus tard qu’il s’agit d’un milliardaire inféodé aux capitalistes yankees et qui en plus soutient la droite française, réussit à s’échapper. Après bien des péripéties, Ethan Pastèque retrouve la trace de son ennemi à Brie-Comte-Robert à la suite d’une nouvelle course poursuite en trottinette entre tremblement de terre et tsunami. Finalement, notre héros s’apprête à prendre le TGV dans une gare de la capitale, mais une grève, la 42e depuis le début de l’année, orchestrée par les syndicats CGT et Sud Rail dans l’intérêt des usagers, contrarie ses plans. Le film s’achève avec une scène sur les toits de Paris par 58 degrés à l’ombre, une température clémente par rapport aux normales de saison.

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