Une nouvelle taxe cachée pour financer les subventions à l’achat de véhicules électriques

Pour tenter de limiter un déficit public dont le contrôle lui échappe, le gouvernement multiplie les tours de passe-passe et autres bricolages budgétaires.
Il a ainsi décidé de ne plus subventionner du tout l’acquisition des véhicules électriques et de remplacer le système existant par un autre financé par les fournisseurs d’énergie et vendeurs de carburants à travers le mécanisme ubuesque des certificats d’économies d’énergie (CEE).
Une usine à gaz, digne des grandes années de l’URSS, baptisée « coup de pouce véhicule électrique » dont les consommateurs d’énergie paieront la note, même les ménages les plus modestes, via leurs factures d’électricité, de chauffage et à la pompe…
En outre, pour mettre en place le « coup de pouce véhicule électrique », les concessionnaires automobiles devront prendre contact avec les fournisseurs d’énergie. L’imagination délirante des technocrates de Bercy n’a aucune limite.

La France est aujourd’hui le pays d’Europe le plus mal géré sur le plan financier. Contrairement aux pays du sud qui à l’image de l’Espagne, de la Grèce et de l’Italie ont fait les efforts pour ne plus vivre au-dessus de leurs moyens, les gouvernements français successifs n’ont toujours pas changé de logiciel et sont incapables de baisser les dépenses publiques, les plus élevées en pourcentage du PIB des pays développés. Ils tentent, en vain, de combler les déficits et de rassurer les marchés financiers en prélevant toujours plus d’impôts et de taxes. Du coup, les prélèvements obligatoires ont atteint des niveaux records sans équivalents en Europe. Mais cela n’empêche pas de continuer à utiliser les mêmes recettes qui années après années appauvrissent le pays.

C’est le cas, entre autres, avec le tour de passe-passe utilisé pour continuer à financer la transition à marches forcées vers les véhicules à motorisation électrique dont une majorité d’automobilistes ne veut toujours pas entendre parler et encore moins sans subventions et autres aides diverses.

Le mécanisme ubuesque des certificats d’économies d’énergie

Résultat, à partir du 1er juillet la charge des aides à l’acquisition des voitures électriques, de 1,7 milliard d’euros l’an dernier, sera assurée par les fournisseurs d’énergie et vendeurs de carburants à travers le mécanisme ubuesque des certificats d’économies d’énergie (CEE). Et comme le coût des certificats d’économies d’énergies sera répercuté directement sur les factures d’électricité, de chauffage et à la pompe, ce sont les ménages qui paieront les subventions y compris les plus modestes via un nouveau prélèvement déguisé.

C’est ce que prévoyait la Cour des comptes dès septembre 2024 dans un rapport sur les CEE. Elle expliquait alors que les fournisseurs d’énergie vont

« répercuter tous les coûts nécessaires à l’obtention des certificats …

 

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