Le gouvernement espagnol a rendu public il y a quelques jours le rapport officiel sur l’origine de la panne.
« La coupure du 28 avril a eu une origine multifactorielle », a expliqué la ministre de la Transition écologique Sara Aagesen.
Il est vrai qu’on n’attendait rien de différent de la part du gouvernement de Pedro Sanchez, un adepte inconditionnel des renouvelables intermittents et au passage un adversaire historique du nucléaire.
Le rapport conclut dans ses grandes lignes que le réseau n’a pas pu gérer (sous-entendu évacuer) l’augmentation soudaine de la production solaire sur l’ensemble du pays.
Il préconise donc d’augmenter les interconnexions avec les pays voisins (en, particulier la France, mais aussi le Portugal), supposés, eux, pouvoir le faire.
Ce sont juste des investissements européens supplémentaires, dont le résultat sera de fragiliser encore plus notre propre réseau, et notre filière nucléaire, qui n’est fondamentalement pas faite pour cela.
Mais c’est beau, la solidarité !
Une réponse
Pour être juste, il faut dire que ce rapport (par exemple P172/182) préconise aussi que les renouvelables « participent au contrôle de tension », ce qui en clair veut dire … quand la puissance produite est trop élevée (donc la tension réseau trop élevée), vous devez réduire votre puissance (ou vous déconnecter) pour faire redescendre la tension.
C’est une manière voilée (aux yeux des politiques et des écolos incompétents) de dire qu’on supprime la priorité d’accès au réseau des renouvelables, sans que cela fasse trop de vagues !