(Damien Ernst , Samuel Furfari et Philippe Charlez, dans Atlantico du 30/10/25)
En affirmant qu’il « préférerait éradiquer le paludisme plutôt que d’éviter 0,1 °C de réchauffement », Bill Gates relance le débat sur les priorités climatiques mondiales. Ses propos divisent entre réalisme humaniste et provocation anti-dogmatique face au discours onusien dominant.
Bill Gates s’est récemment exprimé sur la lutte contre le réchauffement climatique. Il a estimé qu’il fallait réorienter nos efforts, en cessant de focaliser exclusivement sur la réduction des émissions de CO₂ pour mettre la priorité sur la lutte contre la pauvreté et les maladies, notamment dans les pays les plus pauvres. Quand il affirme qu’il préférerait éradiquer le paludisme plutôt que d’éviter 0,1 °C de réchauffement, est-il dans le vrai ? Peut-on y voir une gifle retentissante aux priorités onusiennes qui placent la décarbonation au sommet de l’agenda mondial ?
Damien Ernst : J’ai vraiment été étonné des déclarations de monsieur Gates et je trouve que son discours manque un peu de substance. De nos jours, on peut parfaitement lutter contre le réchauffement climatique, assurer la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Il faut juste faire les choix technologiques intelligents, c’est-à-dire développer à fond le renouvelable et le nucléaire.
L’Afrique, que Bill Gates semble évoquer quand il parle de la lutte contre le paludisme, va en fait bénéficier considérablement de la lutte contre le réchauffement climatique qui a tout de même conduit, faut-il le rappeler, à l’émergence de batteries et de panneaux photovoltaïques vraiment bon marché ! Et c’est cette combinaison — PV plus batteries — qui va enfin permettre l’électrification de l’Afrique et apporter la prospérité au continent. Parce que, rappelons-le aussi, une énergie abordable est une condition préalable à un vrai développement! Donc, M. Gates aurait fait preuve de plus de finesse s’il avait affirmé que la lutte contre le réchauffement permet d’apporter une électricité peu chère et abondante à l’Afrique ensoleillée.
Philippe Charlez : Ce n’est un secret pour personne : la transition énergétique est dans l’impasse ! Dix ans presque jour pour jour après la COP 21, les émissions de gaz à effet de serre n’ont jamais été aussi élevées, les énergies fossiles représentent toujours plus de 80% du mix énergétique mondial et année après année les records de consommation de gaz de pétrole et même de charbon sont battus.
Tous les accords internationaux sont mis à mal : le totem des 1,5 °C de l’Accord de Paris a été atteint en 2024, les objectifs du Pacte Vert (55% de réduction des GES, arrêt des voitures thermiques en 2035) sont remis en cause les uns après les autres.
L’électrification des usages qui devait substituer des véhicules électriques et des Pompes à Chaleur aux voitures thermiques et aux chaudières à gaz et au fioul avance à un rythme homéopathique.
En conséquence au lieu d’assister à une explosion de la demande électrique celle-ci est en contraction constante. Quant à la baisse des émissions de GES françaises, elle est en trompe-l’œil. Si nos émissions territoriales baissent, notre empreinte carbone reste quasi constante.
Dans les faits 85% de la baisse des émissions territoriales ont pour cause la désindustrialisation.
Et la croissance verte qui devait remplacer la croissance brune n’est pas au rendez-vous : éoliennes, panneaux solaires, électrolyseurs, batteries, véhicules électriques, le business vert européen est en totale déconfiture.
Si cette impasse est multifactorielle, deux causes principales émergent.
- La première est le développement des pays émergents. Bill Gates a raison de pointer que pour les pays pauvres le développement humain est prioritaire. Quand on n’a pas d’électricité et que le paludisme est un fléau comme c’est le cas pour 700 millions d’Africains, la décarbonation n’est pas la priorité. Même en Europe, les dernières enquêtes d’opinion montrent que « la fin du mois l’emporte sur la fin du monde » : les problèmes de pouvoir d’achat, de sécurité, d’immigration et même de dette souveraine sont des préoccupations passant avant le réchauffement climatique. D’autant que certaines décisions politiques mal comprises comme les ZFE ou les DPE entraînent des conséquences désastreuses touchant en priorité les plus démunis.
- La seconde est l’effondrement du multilatéralisme et le retour à une logique de trois blocs avec une Europe prise en tenaille entre des États Unis isolationnistes et profondément climatosceptique et des BRICS de plus en plus menaçants. Le climat étant une problématique mondiale, cette logique de blocs est un ralentisseur majeur de la décarbonation.
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Samuel Furfari : J’attendais depuis longtemps que quelqu’un jouissant d’une excellente réputation ait le courage de dénoncer la lutte contre la décarbonation au détriment de la lutte pour le bien-être des populations. Cela va bien au-delà de la pauvreté : il est question du bien-être du monde entier, pas seulement des plus démunis.
Bien entendu, la priorité doit être d’éradiquer la pauvreté. Mais sans énergie abondante et bon marché – ce qui était d’ailleurs le slogan de la création de l’Union européenne en 1955 – il n’y a pas de progrès tout court.
Nous avons pu développer notre mode de vie sans commune mesure avec le passé grâce à l’utilisation de l’énergie. Et évidemment, 87 % de l’énergie dans le monde provient encore des énergies fossiles, c’est-à-dire des énergies qui émettent du CO₂.
Alors, si l’on veut revenir à zéro émission de CO₂, cela reviendrait à supprimer les énergies fossiles, donc à arrêter le monde.
Il était temps que quelqu’un bien en vue le dise. Et moi, je me suis réjoui énormément que Bill Gates ose affirmer que la priorité doit être l’éradication de la pauvreté, du paludisme, et non pas quelques dixièmes de degré d’augmentation de température.
C’est effectivement un camouflet pour l’ONU, mais cela fait longtemps qu’on l’attendait. Oui, car il y a énormément de personnes ― des scientifiques, des politiques ― qui pensent comme Bill Gates depuis longtemps : la priorité doit être le bien-être des populations, et non pas quelques dixièmes de degré de la température planétaire.
En accusant les tenants du discours « apocalyptique » de détourner des ressources vers des objectifs climatiques qu’il estime « peu efficaces », Bill Gates ne vient-il pas de pointer du doigt l’aveuglement idéologique qui paralyse la lutte contre le réchauffement depuis des décennies ?
Damien Ernst : Pour être franc, je dirais qu’on a très clairement « déconné » en matière de lutte contre le réchauffement climatique, du moins dans certaines parties du monde, dont l’Europe. On a beaucoup trop écouté les écologistes décroissants, antinucléaires et plus généralement anti-techs.
La décarbonation massive de nos sociétés ne doit pas se faire en minant nos économies européennes, comme les écologistes décroissants l’ont fait, mais bien en investissant massivement dans les cleantechs (les technologies propres) bon marché. Il y a là tout un tissu industriel nouveau et innovant à développer.
Les Chinois l’ont compris bien avant nous. Et, que voit-on ? Leurs industries dominent déjà le secteur du nucléaire, du renouvelable, des batteries et des véhicules électriques !
Mais chez Bill Gates, une autre dimension explique probablement certains propos : celle de ses intérêts personnels. Il adopte désormais un discours de plus en plus aligné sur celui de Donald Trump en matière énergétique et climatique, sans doute pour gagner quelques faveurs de sa part. Qui sait, il a peut-être besoin de Trump pour soutenir sa société Terrapower, qui vise depuis 2006 à construire des réacteurs nucléaires avancés. Et qui, vingt ans plus tard, peine toujours à sortir quelque chose de concret…
Philippe Charlez : Bill Gates (que l’on ne peut accuser d’être Trumpiste !) a raison de fustiger le « climato catastrophisme » et ce pour deux raisons.
- Si le réchauffement climatique et son origine anthropique sont à la fois factuels et scientifiquement prouvés, au regard des données actuelles, l’évolution des températures n’est pas pour autant catastrophique. D’une part son évolution est logarithmique (i.e. autorégulatrice), d’autre part les données réelles se situent en dessous de la courbe basse du GIEC. L’extrapolation des données actuelles conduit à un réchauffement global de l’ordre de 2,1°C à 2,5°C loin des 3°, 4° ou même 5° avancés par certains. Par ailleurs, les données mondiales passées relatives aux évènements météorologiques extrêmes ne conduisent en rien au cataclysme annoncé. En dehors des vagues de chaleur en nette augmentation et dans une moindre mesure de l’intensité des précipitations, on ne note pas d’accroissement des tempêtes, cyclones, inondations tandis que les feux de forêt sont plutôt en régression. Le coût financier et humain des évènements météo extrêmes depuis 50 ans reste très faible : 0,1% du PIB mondial et de la mortalité mondiale. Enfin, grâce au niveau de développement, l’humanité se protège beaucoup mieux aujourd’hui des aléas météorologiques et climatiques que par le passé : n’en déplaise aux écologistes radicaux, l’écologie est un sport de riches ! Cependant, entre manipulation des concepts, falsification des chiffres et vocabulaire anxiogène, le climato-catastrophisme s’est imposé dans l’opinion publique. Dans les faits, il a pris deux visages différents : le décroissantisme et la religion carbo centrée.
- Le décroissantisme vise à réduire les émissions de GES en contractant drastiquement production et consommation. Si sa motivation « officielle » est de solutionner de façon radicale la problématique climatique, son dessein caché est de ressusciter un marxisme anticapitaliste et a-productiviste sur toile de fond climato catastrophiste.. De son côté, la religion carbo centrée s’articule sur une urgence climatique traduite en une obsédante « urgence de décarbonation ». Dans les faits elle conduit à des politiques hasardeuses et coûteuses s’appuyant sur d’invraisemblables « agendas inversés » comme l’Accord de Paris, le Green Deal et la PPE3. Au sein de cet ordre mythique se fond une élite profiteuse (i.e. les développeurs d’ENR) avide de ramener à elle des centaines de milliards d’euros de subventions.
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Samuel Furfari : En effet, il a pointé du doigt cette erreur stratégique des Nations Unies, qui auraient dû miser sur la prospérité pour tous plutôt que sur la lutte contre la décarbonation. Mais les Nations Unies ont été phagocytées par les écologistes, et par tous ceux qui n’aiment pas l’économie de marché c’est-à-dire du progrès, qui refusent de voir l’homme comme une ressource de bien-être et de progrès pour tous. Il fallait vraiment que cela cesse.
C’est une bonne occasion, à la COP30, de remettre à plat les discussions et de dire : nous avons besoin d’énergie pour tous.
J’ai d’ailleurs écrit deux livres sur la pauvreté énergétique en Afrique, dont le dernier s’intitule Il est urgent d’électrifier l’Afrique. Comment voulez-vous que les Africains se développent, et donc restent sur leur territoire, s’ils n’ont pas d’électricité ? L’immigration est aussi due à cela.
Et lorsqu’on parle des panneaux solaires comme solution, c’est une illusion. Il y a 180 millions d’habitants en Afrique vivant dans des villes de plus de cinq millions d’habitants — on ne peut pas électrifier de telles villes avec des panneaux solaires. Il faut donc fournir massivement de l’énergie conventionnelle, c’est à-dire fossile et nucléaire, à ces pays africains.
D’ailleurs, Bill Gates développe lui-même le nucléaire, notamment de nouveaux réacteurs, pour apporter du bien-être aux populations. Le résumé est simple : l’énergie, c’est la vie. Sans énergie, il n’y a pas de vie, pas de progrès, pas de développement, ni même de travail.
Notez que c’est déjà ce qui se dit depuis la COP27, avec les pays d’Afrique en tête qui ont dit « çà suffit » avec l’écologie punitive D’ailleurs lors de la dernière COP, celle de Baku, le président de l’Azerbaïdjan a ouvert en disant que l’énergie fossile est un cadeau de Dieu. Le tournant anti-décroissance a été déjà pris en 2022.
Que faut-il penser de certains experts qui accusent Bill Gates de manquer de précision, sinon de faire preuve d’une franche confusion sur la question des points de bascule irréversibles ? Serait-il impossible d’être à la fois lucide sur le climat et d’envisager une autre solution que celle avancée ad nauseam par la gauche ?
Damien Ernst : Mr Gates a été un formidable entrepreneur. Par contre, je ne l’ai jamais trouvé fort bon quand il parlait énergie et climat. C’était d’ailleurs souvent pour mettre en avant ses sociétés ou ses intérêts dans ce secteur. Je pense à Terrapower ou aux entreprises travaillant dans la viande de synthèse dans lesquelles il avait investi. À ma connaissance, il n’a jamais tenu de propos publics montrant qu’il avait bien intégré l’importance des cleantechs à bas coût dans le paysage énergétique de demain. Je rappelle quand même qu’il avait parié financièrement contre l’action Tesla en « shortant » cette dernière ! Donc, oui : il manque très clairement de précision sur le dossier énergétique et ses propos n’apportent plus grand-chose. Pour moi, il est tout simplement d’un autre temps !
Philippe Charlez : Bien sur, l’avenir n’est écrit nulle part et pour personne mais, comme je l’ai précisé, le réchauffement climatique actuel ne conduit en rien à l’apocalypse.
On peut d’ailleurs consulter sur le sujet l’excellent livre de Jacques Leconte « Rien n’est joué » : il explique combien les catastrophistes de Nostradamus au Club de Rome, se sont toujours trompés dans les grandes lignes. Il ne faut pas pour autant comme certains ignorer le problème car il y aura sans conteste des conséquences importantes sur notre avenir au niveau des flux migratoires par exemple.
Ma conviction est qu’il faut « poser le crayon » et réorienter les politiques climatiques indépendamment de toute idéologie climatosceptique ou décroissantiste. Le futur passera par les leviers suivants :
- Repenser un éco capitalisme durable : ralentir le rythme de décarbonation, développer localisme intelligent, une économie circulaire ou encore taxer les produits importés des pays fortement émetteurs
- Renforcer notre sécurité énergétique : autour du nucléaire bien sûr mais aussi en privilégiant l’utilisation décentralisée des énergies renouvelables ce qui est leur ADN de base sans oublier de promouvoir la chaleur décarbonée comme celle issue de la géothermie et de la biomasse
- La décarbonation étant beaucoup plus lente que prévu nous devons fortement activer le levier de l’adaptation qui reste aujourd’hui un parent pauvre : aménagement du territoire, désartificialisation des sols, gestion de l’eau et adaptation de notre modèle agricole de plus en plus déphasé avec le réchauffement.
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Ce n’est qu’au prix d’une profonde remise en question des politiques climatiques que nous avancerons. Et sur ce point le « coup de gueule » de Bill Gates ne peut être que salutaire.
Samuel Furfari : C’est une tactique, une fois encore, pour faire peur aux gens. C’est pour cela que Bill Gates dit qu’iil faut arrêter de faire peur. Nous sommes des êtres humains développés et compétents.
Regardez ce que nous avons accompli en un siècle dans le domaine du progrès ! Et maintenant, on voudrait nous faire croire que nous serions incapables de gérer une crise ?
Nous sommes capables d’envisager d’aller sur Mars pour y développer une civilisation, mais chez nous, nous nous arrêterions parce que la température augmente ? C’est invraisemblable. C’est vraiment prendre les êtres humains pour des idiots. Nous sommes réfléchis, rationnels, capables d’innovation, et il n’y a aucune raison de penser que le changement climatique rendra les gens idiots.
L’intelligence de l’Homme ne dépend pas de la température de la planète. Nous sommes compétents : ayons des visions positives et cessons de faire peur aux jeunes.
Ce qui est préoccupant, c’est que les jeunes, qui gobent tout ce que la gauche et les Verts disent, ne se rendent pas compte qu’ils creusent leur propre tombe.
Vous avez travaillé sur ces questions, notamment dans votre ouvrage La vérité sur les COP : 30 ans d’illusion. En quoi le discours de Bill Gates rejoint-il vos travaux et cette volonté de vérité ? Pourquoi considérez-vous que le passé des COP a été néfaste, et qu’il a propagé une vision apocalyptique du futur ?
Samuel Furfari : Merci pour votre question. C’est tout à fait ce qui se passe actuellement, malheureusement, au sein de l’Union européenne. On a mis de côté tous ceux qui n’adhéraient pas au dogme de la décarbonation.
Et je l’ai déjà dit : nous sommes très nombreux à penser que ce dogme est erroné et qu’il conduit à la régression de la qualité de vie pour tous. Je me suis toujours battu contre cela, après avoir compris, car au début, en tant que fonctionnaire européen, j’ai moi-même travaillé sur sur le changement climatique et les COP ― avant la COP 1 ―. J’ai créée et mis en œuvre des politiques dans ce domaine.
Mais lorsque je me suis aperçu que tout cela était exagéré et qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur, j’ai commencé à dénoncer cette manipulation de l’opinion publique. J’ai écrit d’innombrables articles et une vingtaine de livres pour dénoncer la manipulation de la population, à des fins idéologiques mais aussi pour que certains en retirent des avantages financiers indus.
Dans mon nouveau livre je retrace les origines des COP et tous les échecs à répétition qui ont toujours été cachés par des médias bienveillants envers les activistes du climat.
Le bilan de 30 COP est une honte pour les Nations Unies et pour l’UE en particulier.
Ce livre, 30 années d’illusions des COP, montre que chacune d’elles a été un échec, un tollé. Par exemple, on parle beaucoup, partout, de l’Accord de Paris. J’ai intitulé le chapitre qui y est consacré : Le désaccord de Paris, parce qu’il n’y a en réalité aucun accord concret si ce n’est des contraintes bureaucratiques non seulement inutiles mais qui crééent aussi des émissions de CO₂ tout aussi inutiles.
C’est une façade politique, qui a surtout permis à François Hollande et Laurent Fabius de tenter de faire oublier l’échec de leur gestion.
Mais depuis, rien n’a changé : les émissions de CO₂ continuent d’augmenter. Depuis la première COP, elles ont même augmenté de 65 %.
Il faut donc admettre que les COP sont des échecs et qu’elles devraient être abandonnées au plus vite. J’ai d’ailleurs écrit dans cet ouvrage : Faut-il attendre la COP 99 pour arrêter ? Cela fait longtemps qu’on aurait dû le faire. Il faut désormais miser sur l’éradication de la pauvreté et le développement du bien-être des populations.
Et pour cela il faut de l’énergie abondante et bon marché, tout le contraire de ce qu’a fait l’UE depuis la COP de Paris. Vous verrez, il sera abandonné comme le protocole de Kyoto sans que personne ne le dise.
La vérité sur les COP. Trente ans d’illusions. Éditions L’Artilleurs, 20€
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A PROPOS DES AUTEURS
Damien Ernst
Damien Ernst est professeur titulaire à l’Université de Liège. Il dirige des recherches dédiées aux réseaux électriques intelligents. Il intervient régulièrement dans les médias sur les sujets liés à l’énergie.
Samuel Furfari
Samuel Furfari est professeur en géopolitique de l’énergie depuis 20 ans, docteur en Sciences appliquées (ULB), ingénieur polytechnicien (ULB). Il a été durant trente-six ans haut fonctionnaire à la Direction générale de l’énergie de la Commission européenne. Auteur de 18 livres.
Philippe Charlez
Philippe Charlez est ingénieur des Mines de l’École Polytechnique de Mons (Belgique) et Docteur en Physique de l’Institut de Physique du Globe de Paris. Expert internationalement reconnu en énergie, Charlez est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.