Un nombre record de ménages français a eu des difficultés pour payer ses factures d’énergie au cours de l’année écoulée. Ils sont 36% contre 28% en 2024 et 18% en 2020. De la même façon, 35% des ménages ont déclaré avoir souffert du froid au moins 24 heures dans leur logement l’hiver dernier contre 30% en 2024 et 14% en 2020. La sobriété énergétique tant vantée par les gouvernements, les agences de l’Etat et les organisations écologistes est subie… et certainement pas choisie.
La précarité énergétique n’est pas une vue de l’esprit en France. Plus du tiers des foyers (36%) déclare avoir eu des difficultés pour payer des factures d’électricité ou de gaz au cours des douze derniers mois, un niveau inédit selon le baromètre annuel du médiateur national de l’énergie, publié le 28 octobre. Ce sondage, le septième du genre, a été réalisé par l’institut BECOMING du 10 au 17 septembre auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 foyers français métropolitains.
Les difficultés de paiement, qui concernaient 28% des foyers en 2024 et 18% en 2020, n’ont jamais affecté autant de ménages français. Ils sont aussi 85% à estimer que leurs factures énergétiques représentent une part importante de leur budget. Ce chiffre est le plus élevé depuis 2007. Autre indicateur de la réalité de la précarité énergétique : la restriction de chauffage pour des raisons financières concerne près des trois quarts des ménages, avec un taux de 74% proche du record de 79% enregistré en 2023.

Source: Médiateur national de l’énergie (2025).
Une sobriété énergétique subie, certainement pas choisie
Conséquence logique, le nombre élevé de ménages déclarant « avoir souffert du froid au moins 24 heures dans leur logement l’hiver dernier ». Ils sont 35% cette année, contre 30% en 2024 et étaient 14% en 2020. Ce sont évidemment les ménages les plus modestes qui sont les plus touchés par la précarité énergétique : 59% des bénéficiaires du chèque énergie disent avoir souffert du froid.
« On est souvent dans des profils de familles, de jeunes ou de foyers avec un seul revenu, des personnes également au chômage, qui, bien souvent, habitent dans ce qu’on appelle des passoires thermiques – des logements mal isolés – et pour lesquelles le coût de l’énergie est très important », expliquait sur franceinfo Frédérique Feriaud, directrice générale du Médiateur national de l’énergie.
Le baromètre du Médiateur national de l’énergie démontre aussi que la sobriété énergétique tant vantée par les gouvernements, les agences de l’Etat et les organisations écologistes est subie et certainement pas choisie. Pas moins de 87% des ménages disent qu’ils adaptent leurs comportements et diminuent leur consommation d’énergie
Pour poursuivre la lecture
Abonnez-vous dès maintenant à Transitions Énergies et soutenez un journalisme indépendant.
Abonnement à 35€ / an
Une réponse
Encore des Gaulois réfractaires ?
Alors qu’il suffit d’enfiler un pull à col roulé !
Je vais être vache : c’est exactement ce pour quoi ils ont voté.
En cassant la figure à Big Oil on lutte contre le capitalisme et on sauve la planète.
Faut juste savoir ce que l’on veut : se chauffer ou être écolo.
Pas les deux.