Dans cet entretien, le porte-parole d’Action Écologie revient sur la 30e édition de la Conférence des Nations Unies sur le climat, ou COP30, qui s’est déroulée à Belém au Brésil du 10 au 21 novembre, la prise de parole du chef d’État brésilien à l’ouverture de l’évènement et les récentes prises de position de Bill Gates sur le réchauffement climatique, interprétées par certains comme une volte-face idéologique.
« Nous sommes en plein dans l’alarmisme climatique »
Lors du discours d’ouverture de la COP30, le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré qu’il est temps d’
« infliger une nouvelle défaite aux négationnistes [du climat] » avant d’ajouter que « nous allons dans la bonne direction, mais à la mauvaise vitesse ».
Pour l’environnementaliste, le président brésilien a fait une démonstration « d’ alarmisme climatique ».
« Nous sommes en plein dans l’alarmisme climatique. Et quoi qu’il arrive, ce type de discours est consubstantiel aux COP », note Bertrand Alliot, avant d’ajouter que « si ces conférences n’étaient pas alarmistes, plus aucun chef d’État ne s’y rendrait ».
La fin d’un narratif
Cependant, l’auteur de Comprendre l’incroyable écologie, estime que le narratif écologiste traditionnel est à bout de souffle.
« Il y a un épuisement du récit climatique catastrophiste », déclare Bertrand Alliot.
Le milliardaire américain, Bill Gates, a d’ailleurs publié une note le 28 octobre sur son site dont le contenu en a surpris plus d’un.
« Le changement climatique ne va pas entraîner l’extinction de l’humanité », a-t-il écrit tout en déplorant la « vision apocalyptique » du réchauffement climatique.
Pour le porte-parole d’Action Écologie,
ces « prises de position vont se multiplier puisque le narratif catastrophiste se défait sous nos yeux ».