Nos grandes écoles de commerce sont rongées par l’écolo-sectarisme

Sur 23 pages documentées, le CERU pointe la propagande écologiste qui envahit HEC, l’ESSEC, l’ESCP ou l’EM Lyon.

Le CERU [Centre d’études et de recherches universitaire, NDLR] est un centre de recherche indépendant. Il vient de publier un rapport de 23 pages qui porte un titre évocateur : « Grandes écoles de commerce : foyers du radicalisme écologique ». Il ne s’agit pas d’un effet d’annonce racoleur.

On peut lire ce rapport en ligne et on s’apercevra qu’au terme d’une patiente recherche, il dresse un tableau effarant de l’enseignement qui est dispensé dans nos grandes écoles de commerce. En résumé : moins de finance, plus d’écologie… et moins de pragmatisme, plus d’idéologie.

HEC, l’ESSEC, l’ESCP ou l’EM Lyon figurent encore en tête du choix des élèves de classe prépa. Considérées comme les plus grandes écoles de commerce de France, elles sont, selon un vieux modèle français (celui de la « grande école »), supposées fournir un effet de levier monstrueux sur la carrière de leurs élèves. L’enseignement est censé y être excellent et ouvrir des débouchés dans le monde entier.

Le rapport dresse un parallèle entre la suppression des matières fondamentales à l’école et la place croissante des ateliers, conférences et mises en situation écolo en école de commerce. Dans un cas, les maths et le français passent à la trappe ; dans l’autre, ce sont le marketing ou la gestion. Dans les deux cas, le niveau s’effondre.

Des contenus très politisés

Bien au-delà, non seulement le remplacement du « cœur de métier » par des matières annexes est délétère, mais le contenu des cours est, lui, carrément politisé. Les intervenants sont partisans de la « décroissance » (nom politiquement correct de la récession, comme le rappelle opportunément le rapport), on y enseigne, comme une vérité éternelle, la théorie de l’Anthropocène (une thèse qui incrimine l’espèce humaine et a pourtant été invalidée par la plus haute instance internationale de la géologie). Le discours programmatique des brochures vise à former des « personnes éclairées » (EM Lyon), des « responsables éclairés » (HEC), des « leaders […] engagés en faveur de l’environnement et de l’inclusion ».

La création d’entreprise ou de valeur, la considération pour ses collaborateurs, la volonté d’agir sur le monde ? On verra ça plus tard, s’il reste de la place au tableau d’affichage, puisqu’on apprend que la « fresque du climat », un outil pédagogique du niveau CM1 inspiré par le GIEC, fait partie des affiches obligatoires dans ces établissements.

Dans toutes ces écoles, il y a des tests de sensibilisation au développement durable, qui sont obligatoires et donnent lieu à une certification. L’enseignement de l’Anthropocène, cette théorie fumeuse dont nous avons parlé plus haut, a droit à un bachelor à l’ESSEC et à un master à l’ESCP.

Triche sur les critères d’évaluation

Pendant ce temps, pour que ces écoles ne dégringolent pas dans les classements internationaux à force de militantisme décérébré, on a simplement… changé les critères d’évaluation. Désormais, ce sont l’empreinte carbone, la diversité des enseignants ou la contribution des grandes écoles aux objectifs de développement durable de l’ONU qui font ou défont les podiums.

Le CERU prend le cas du classement du Financial Times : 14 % des points cumulés sont pour l’environnement et 26 % pour la diversité. L’excellence académique ? Aucun intérêt, pensez donc. Selon un cercle particulièrement vicieux, afin de rester dans la course, les grandes écoles de commerce doivent aller toujours plus loin dans l’inclusivité, la diversité et, surtout, la radicalité écologique…

Méfiance envers la science et le progrès, certitude d’apporter à leurs employeurs les lumières du développement durable : nos jeunes diplômés sont fin prêts pour être les ratés vertueux dont les autres grandes puissances ont besoin pour finir d’asseoir leur domination…

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5 réponses

  1. Toutes les écoles d’ingénieurs se ridiculisent en France!
    Seule l’Ecole des Mines a, au début des affirmations du GIEC, produit des documents démontrant leur fausseté.
    De mon coté j’essaie de faire comprendre à l’association des anciens élèves des arts et métiers que son activité sur ces sujets doit s’arrêter!!!

  2. L’école des Mines préservée du délire vert ??? Avec un cours « Energie et changement climatique » dirigé par un certain Jean-Marc Jancovici, j’en doute … (https://catalogue.minesparis.psl.eu/#cp=course&group=IC1A&course=ECUE14.2).
    Ceci dit, on peut lui savoir gré de ne pas enseigner que nous serons sauvés par les éoliennes et les panneaux solaires (consulter la « Partie 7 » de son cours par exemple: https://jancovici.com/publications-et-co/cours-mines-paristech-2019/cours-mines-paris-tech-juin-2019/), mais en école d’ingénieur, ce serait difficile !

      1. L’enregistrement du cours en question date de 2019, je ne sais pas s’il a été donné (mais non enregistré) dans les années précédentes.
        Pour info, l’école des Mines forme aussi les ingénieurs du « Corps des Mines » (une quinzaine d’élèves par promo) destinés à former les plus hauts fonctionnaires de l’état en charge de l’industrie et de l’environnement (et accessoirement des plaques « minéralogiques » dont elles tirent leur nom ! ). Ces élèves ne suivent pas le même cursus que les élèves « ordinaires », mais je serais surpris qu’ils n’aient pas eux aussi eu droit à une « formation » analogue, tant leur rôle est primordial dans l’application des politiques vertes !

  3. La prestigieuse École Supérieure de Physique Chimie Industrielle de Paris, surnommée affectueusement « petite x », n’y échappe pas. Des « formations » à la developpitude durable font partie du cursus, dans l’une d’elles on branchait des câbles électriques sur des plantes vertes pour je ne ne sais quelle « connexion tellurique ».
    Sic transit gloria mundi…

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