Le Royaume-Uni instaure une taxe kilométrique sur les véhicules électriques

La ministre des Finances du Royaume-Uni, Rachel Reeves, a annoncé que les détenteurs d’un véhicule électrique devront s’acquitter d’une taxe de 3 pence par mile parcouru (et de 1,5 penny par mile pour ceux qui roulent en véhicule hybride rechargeable) à compter de 2028. L’objectif est de compenser la baisse des recettes fiscales provenant de la vente des carburants issus du pétrole.

Les automobilistes britanniques parcourant en moyenne 8500 miles (environ 13.700 kilomètres) par an, ils devraient être taxés à hauteur de 255 livres (environ 291 euros) par an. Cette taxe devrait rapporter, selon les calculs de l’Office for Budget Responsibility, 1,1 milliard de livres (Md£) la première année, et 1,9 Md£ à compter de 2030. Cette somme est censée couvrir la totalité de la diminution du rendement des taxes sur les carburants, estimée à 0,6% du PIB en 2030.

Mais la compensation sera-t-elle intégrale ? En Nouvelle-Zélande, la taxe de 76 dollars pour 1000 km aurait fait baisser les ventes de véhicules électriques de 51%. Les nouvelles recettes fiscales ne sont donc pas encore au rendez-vous !

Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Suisse, Australie, la liste des pays qui taxent les déplacements en véhicules électriques s’allonge. Comme nous l’annoncions il y a maintenant cinq ans, il est évident qu’une telle taxe naîtra bientôt en France.

Taxer l’essence et le gasoil a rapporté 43 milliards d’euros (Md€) en 2024. Le gouvernement ne peut pas se priver d’une telle manne. Pour l’instant le parc de véhicules électriques est encore restreint, mais déjà les ventes de carburants baissent (-0,9% sur les douze derniers mois).

Tous ceux qui ont adopté la voiture électrique, attirés par les subventions et la crainte de la hausse des carburants, vont peut-être s’en mordre les doigts.

Il est malheureusement à craindre que la taxe ne soit pas le pire des maux qui nous attend. En effet, la grande question qui se pose maintenant est celle de la mesure des kilomètres parcourus. S’achemine-t-on vers la mise en place d’un mouchard – un boîtier connecté à bord de la voiture – qui pourrait fournir toutes les données nécessaires à l’administration fiscale pour taxer ?

Taxes et interdictions en tout genre, zones à faibles émissions (ZFE), culpabilisation incessante des automobilistes… Il y a belle lurette que la voiture n’est plus synonyme de liberté et d’indépendance.

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