Stop à la masochiste planification (PPE) d’un approvisionnement électrique toujours plus cher et toujours plus précaire !

C’est un jeu d’enfant de dévoiler le caractère néfaste d’une institution PPE ayant officiellement vu le jour le 17 août 2015 et, surtout, de démontrer le caractère fallacieux de sa légitimation consistant aujourd’hui à travestir l’effondrement de la demande électrique intérieure en surcapacité de l’appareil de production national. En fait de surcapacité, c’est aux scélérates règles du marché communautaire que le généreux pourvoyeur tricolore des peuples de l’UE doit de leur céder à vil prix les ruineux KWh éoliens et solaires dont on force le contribuable français à promouvoir et à consommer la production superfétatoire, et un nucléaire exploité à contre-emploi à ménager, techniquement et coûte que coûte, la léonine place marchande. 

Il n’aura échappé à personne que l’effondrement de la demande électrique intérieure française est la traduction directe de celui d’une économie nationale principalement sinistrée par un sabotage de l’industrie au premier rang duquel figure l’électronucléaire et dont le constat ci-après suffit à donner une idée de l’ampleur : en 2024, 37 % seulement des voitures vendues en France étaient de marques françaises, alors qu’elles étaient encore de 42 % en 2012. Il apparaît donc intéressant de chercher à caractériser l’évolution de la situation électro-énergétique française sur la même période, en comparant la situation de 2024 à celle de 2012, aux plans de la rationalité économique et marchande et de la sécurité d’approvisionnement.  

La condition électro-énergétique française en 2012

La puissance électrique totale installée sur notre territoire était alors de 129 GW se déclinant comme suit : 63,1 GW de nucléaire ; 27,8 GW de thermique fossile ; 25,4 GW d’hydraulique ; 7,4 GW d’éolien ; 3,5 GW de photovoltaïque ; 1,4 GW d’autres sources.

Sur les 541 TWh de production annuelle nette, fournis à 75 % par le nucléaire, à 12 % par l’hydraulique, à 9 % par le Thermique fossile et à 4,6 % par les ENR, 475 TWh furent consommés par le pays. 

On déduit aisément de ce panorama énergétique que 541 – 475 = 66 TWh furent exportés, comprenant – déjà ! – la totalité des quelque 25 TWh d’ENR éoliens et photovoltaïques sûrement pas cédés aux voisins de la France au prix qu’ils coûtèrent à ses finances publiques, prix devenu aujourd’hui exorbitant.

Mais le fait marquant de 2012, qu’il convient d’examiner avec le plus d’attention, fut l’atteinte à 102,1 GW du pic de consommation jamais égalé depuis, le 8 février à 19 heures. Le contexte de l’époque nous permet d’établir quelque chose comme le point 0 d’une fragilité du système électrique français ne cessant de croître, année après année.

Ainsi, ce 8 février à 19 heures, la marge d’exploitation toute théorique du système électrique français aurait-elle pu être de 129 – 102 = 27 GW, si 100 % de la puissance du parc avait été sur le réseau. Hélas, en fait de marge, la France dut importer 7,4 GW, soit la quasi-totalité de sa puissance éolienne installée et présente ce soir-là à seulement 2 % de cette dernière, le solaire brillant on ne peut plus naturellement par son absence, nucléaire, hydraulique, thermique fossile étant respectivement présents à 95 %, 56 % et 67 % des leurs.  

Avec la meilleure volonté du monde, le 8 février 2012 à 19 heures, une France depuis peu préoccupée de transition énergétique verte ne put donc mettre guère plus de 94 GW sur son réseau et ne dut d’avoir échappé à la correctionnelle qu’à des voisins encore capables de l’aider, y compris en subissant les mêmes conditions climatiques et socio-économiques qu’elle.

La condition électro-énergétique des Français en 2024 

La puissance électrique totale installée sur notre territoire était de 155,5 GW se déclinant comme suit : 61,4 GW de nucléaire ; 17,4 GW de thermique fossile ; 25,7 GW d’hydraulique ; 24,4 GW d’éolien (22,9 terrestres et 1,5 maritimes) ; 24,3 GW de photovoltaïque ; 2,3 GW d’autres thermiques.

Sur les 539 TWh de production annuelle nette, fournis à 67 % par le nucléaire, à 12 % par l’hydraulique, à 9 % par le Thermique fossile, à 8,7 % par l’éolien, à 4,6 % par le solaire – soit 13,3 % par les ENR –, 449 TWh furent consommés par le pays.

On déduit du panorama énergétique 2024 que 539 – 449 = 90 TWh furent exportés, comprenant la totalité des quelque 72 TWh d’ENR éoliens et photovoltaïques une fois encore cédés aux voisins de la France à un prix n’ayant sûrement rien à voir avec celui qu’il a coûté à ses finances publiques et à ses consommateurs.

Intéressons-nous à nouveau à la fragilité du système électrique français à la pointe, lors du pic de consommation record observé à 86 GW le mercredi 10 janvier 2024 à 19 heures, et efforçons-nous de la quantifier. Ce jour-là, la marge d’exploitation toute théorique du système était de 155 – 86 = 69 GW. Hélas, comme en 2012, en fait de marge, la France dut importer 3,8 GW, soit 16 % de l’énorme puissance éolienne installée et présente ce soir-là à seulement 4 % de sa puissance installée, le solaire brillant sans surprise par son absence, nucléaire, hydraulique, thermique fossile étant respectivement présents à 83 %, 65 % et 58 % des leurs.

N’avoir eu à importer que 3,8 GW, en la circonstance, donne une fausse impression de progrès par rapport à 2012.

Le constat

Entre 2012 et 2024, la dîme versée par les Français à la séculière congrégation de Notre Dame de la transition écolo-énergétique, au moyen de la vente à perte d’une production éolienne inutile, fut tirée d’un volume marchand passé de 66 TWh à 90 TWh annuels.

Sur la période, l’assiette de cet impôt, dont la stérile affectation publique se chiffre en centaines de milliards d’euros depuis sa création, s’est ainsi trouvée augmentée de 36 %. Si rien ne change, on ne voit pas comment cette prévarication organisée aux plus hauts niveaux de l’État ne se perpétuerait pas dans les années à venir et même ne s’accentuerait pas, en cas d’adoption de la PPE3. 

Entre 2012 et 2024, le nécessaire secours du système électrique français, mesuré en puissance importée lors du dépassement de sa capacité de production, est passée de 7,4 GW à 3,8 GW qui, en cas de pointe à 102 GW auraient été de 19,8 GW et même de 29,8 GW, sans le recours au gaz et au fioul !

Par ailleurs, en passant de 95 à 83 %, l’aptitude de notre parc électronucléaire à déployer sa pleine puissance en situation exceptionnelle s’est considérablement dégradée. Ceci n’est pas étranger à l’usage galvaudé que RTE fait d’un nucléaire réduit au rôle de supplétif de la production éolienne, un usage considérablement dommageable au maintien des performances de l’outil, à la résistance de ses matériels à l’usure, et à la durabilité d’ensemble d’installations dont l’entretien est de plus en plus coûteux.   

Conclusion 

 Le peuple français est plus que jamais en droit d’aspirer au retour le plus rapide possible à une prospérité économique inenvisageable sans le retour préalable à une dynamique industrielle au moins du niveau de celle de 2012, dans un premier temps.

Or, le retour à cette dernière amènerait le pays à être régulièrement confronté à des pointes de l’ordre de 100 GW que, dans la situation du 10 janvier 2024, aucun des pays voisins de la France n’aurait le moyen de l’aider à passer, surtout pas l’Allemagne, le Benelux… ou la péninsule ibérique.

Dans l’impossibilité de leur taper à chaque fois quelque 30 GW, une France certes redevenue prospère, mais dont la réindustrialisation n’aurait pas commencé par la reconstruction à marche forcée d’un outil électrogène puissant et rentable, resterait donc sous la menace du black-out.

L’imminente actualisation de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) promue par l’administration has been qui nous gouverne en sous-main depuis plus de 20 ans ne prend manifestement pas le chemin de la radicale rupture industrielle dont il vient d’être question.

Au contraire, elle se dispose à accentuer le rançonnement du peuple dont il est question plus haut, privant ainsi l’État français du moyen d’emprunter ce chemin et même de celui de se refaire une santé budgétaire.

Tout porte pourtant à croire que ces gens voient parfaitement vers quel désastre ils conduisent la France, au point d’en concevoir peut-être une panique dont leur récent appel à imposer partout les thermostats connectés pourrait être le signe : ce que l’État est dans l’impossibilité de fournir au peuple de vital, la loi doit faire à ce dernier une obligation matérielle de s’en priver prétendument soucieuse de ses économies ! 

Quoi qu’il en soit, combattre résolument la doctrine hors sol d’une PPE que la physique et l’économie ont depuis longtemps rendue caduque apparait aujourd’hui comme un devoir de salut public prioritaire. Se dire qu’échouer à en obtenir rapidement l’abrogation pourrait avoir de très graves conséquences économiques et sociales à plus court terme qu’on ne croit, chez une communauté nationale déjà bien malade.

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2 réponses

  1. « Tout porte pourtant à croire que ces gens voient parfaitement vers quel désastre ils conduisent la France, au point d’en concevoir peut-être une panique dont leur récent appel à imposer partout les thermostats connectés pourrait être le signe :  »
    Qu’ils voient déjà le désastre vers lequel ils nous conduisent, c’est déjà un (petit) pas, mais comme ils sont infoutus de comprendre quoi que ce soit aux techniques de production d’énergie et aux contraintes inhérentes aux différents moyens, il est à redouter que les mesures ( ex: thermostats connectés) ne soient pas à la hauteur de l’enjeu. Quant aux compétences techniques de notre « Mozart de la finance » et de ses virtuoses du papier à musique, que pouvons nous attendre, à aprt des solutions de Gribouille complètement déconnectées des réalités!

  2. Malheureusement, le patron de RTE est favorable au dogme de l’éolien et du solaire (c’est pour ça qu’il a été nommé à ce poste) et la baisse de la conso électrique nationale n’est pas suffisante pour lui faire revoir la politique de développement des ENR !!
    Vivement qu’il s’en aille à la RATP en espérant que son successeur sera plus réaliste.
    https://www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/transition-ecologique/la-mollesse-de-la-consommation-electrique-ne-remet-pas-en-cause-lessor-des-renouvelables-selon-le-president-de-rte-2be6d74c-d45d-11f0-9e33-11f0fa5dcfce

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