Selon Eurostat, en 2023, sur 256 millions de voitures particulières immatriculées en Europe, seulement 1,7 % (4.3 millions) étaient des véhicules électriques. En moyenne, on recensait 9,9 voitures électriques pour 1 000 habitants. C’est dans certaines régions des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Italie que leur nombre par habitant est le plus élevé – et, pour le plus bas, de la Grèce.
Cette piètre performance est, pour le moment, très loin des objectifs du Pacte vert pour l’Europe qui vise 30 millions de voitures zéro émission en circulation d’ici 2030 et la quasi-totalité des voitures, camionnettes, bus et poids lourds neufs en zéro émission d’ici 2050. Même avec des aides publiques massives.
En France, les ventes de véhicules électriques (et hybrides) se sont plutôt bien portées par rapport aux thermiques. Les voitures électriques ont même franchi pour la première fois le seuil de 25 % des ventes
D’ailleurs, ce sont bien les aides qui incitent les particuliers à acheter des voitures électriques comme le prouve ce qui se passe aux Etats-Unis : selon les données, les concessionnaires américains ont vendu 74 835 véhicules électriques neufs en octobre, soit une baisse de 30,3 % par rapport à l’année passée.
La cause : la fin, le 30 septembre, du crédit d’impôt de 7 500 $ par véhicule. Les aides ont créé, au nom de l’écologie, un marché artificiel, dépassant la demande réelle des consommateurs.
De plus, la baisse des ventes va encore réduire les marges des constructeurs américains de véhicules électriques, dont la plupart perdaient déjà de l’argent sur ce segment même lorsque les ventes étaient florissantes. GM, Ford et Stellantis seront obligés de compenser cette dégringolade.
Déjà, en 2024, Ford a reconnu qu’il perdait environ 44 000 dollars sur chaque véhicule électrique vendu et les pertes à la fin de l’année se sont élevées à 5 Mds de dollars.
Les prochaines années s’annoncent encore plus difficiles…
Une réponse
En voulant imposer en France la disparition des véhicules thermiques au profit des VE, nos politiques nous ont volontairement trompés pour faire plaisir aux écolos et, pensent-ils assurer leurs réélections futures.
Trompés en faisant croire que les quelques % de CO2 produits par l’automobile, que la France allait retirer de la combustion de fossiles mondiale aurait la moindre influence sur le climat dont le réchauffement minime constaté a des causes beaucoup plus complexes et nombreuses que la production anthropique de CO2.
Pour faire plaisir aux écolos, il fallait développer une gamme de petites citadines électriques rechargeables sur prises domestiques (la nuit) avec une autonomie de 250 à 300 km suffisant à des déplacements locaux ( 100km maxi autour du domicile, puisque tous les aficionados des VE prétendent que les français font moins de 100km/jour), accessibles à tous les budgets à l’achat ou en location longue durée, en laissant aux consommateurs le choix de disposer d’une seconde voiture thermique, soit en propriété, soit en location pour les grands déplacements occasionnels.