Le Premier ministre belge affirme que les politiques vertes de l’UE entraînent la désindustrialisation de l’Europe

(Par Owen Evans dans Epoch Times du 4/2/26)

Le dirigeant belge a déclaré que les réglementations environnementales rendent de plus en plus difficile pour l’Europe de répondre à ses propres besoins énergétiques.
Désindustrialisation – Bart De Wever, le Premier ministre belge, a lancé une attaque frontale contre la transition verte de l’Europe, avertissant que les politiques actuelles de l’Union européenne (UE) en matière de climat et d’énergie accélèrent la désindustrialisation.
Le 29 janvier, lors de la conférence The Future of Europe, organisée par les journaux belges De Tijd et L’Echo, il a affirmé que l’Europe a fait une série de « choix dogmatiques » en matière d’énergie et de climat qui ont affaibli sa base industrielle.
 
« Soyons bien réalistes, Mesdames et Messieurs, la décarbonation de l’Europe sera un synonyme de la désindustrialisation de l’Europe, et cela est déjà en train de se produire »,
a martelé Bart De Wever, qui est aussi le chef du parti nationaliste flamand conservateur N-VA.
« Nous étions accros aux combustibles fossiles bon marché qui affluaient de Russie. »
« La Chine profite de la guerre. Ils obtiennent le pétrole bon marché et le gaz bon marché. L’Amérique ne soutient plus l’Ukraine. Ils nous vendent les armes, et nous restons avec les factures et des prix de l’énergie délirants. »
Les dirigeants de l’UE ont donné la priorité à une stratégie énergétique axée d’abord sur les énergies renouvelables, parallèlement à l’objectif d’atteindre la neutralité climatique (ou « zéro émission nette ») d’ici 2050 – le pilier central du Pacte vert pour l’Europe lancé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
« La compétitivité, la productivité et l’innovation – ce sont les trois chevaux », a poursuivi M. De Wever.
« Le développement durable dans le Pacte vert, c’est le chariot. Et j’ai l’impression… qu’on a mis le chariot avant les chevaux. »
Le dirigeant belge a précisé que les réglementations environnementales ont rendu de plus en plus difficile pour l’Europe de répondre à ses propres besoins énergétiques ou de développer des industries stratégiques telles que l’extraction minière et le raffinage de matières premières critiques.
 
Il a souligné que cela a « rendu la vie extrêmement compliquée », avec des règles environnementales qui rendent « impossible de couvrir nos propres besoins énergétiques, ce qui rend impossible l’extraction de minéraux rares en Europe, et nous n’avons pas les capacités militaires pour nous en procurer ailleurs ».
« Les Chinois sont partout, en Amérique du Sud, en Afrique. Nous ne sommes nulle part », a-t-il renchéri.
Le Premier ministre a également pointé la résistance de l’Europe à l’énergie nucléaire comme une erreur stratégique, la qualifiant de « stupidité du siècle ».
« Nous avons fait des choix dogmatiques contre l’énergie nucléaire », a-t-il fustigé.
Il a également remis en question le réalisme économique des ambitions européennes en matière d’éolien en mer et d’hydrogène, en notant que ces projets deviennent de plus en plus difficiles à financer.
 
Les industriels lui ont indiqué que les responsables politiques européens ont besoin de « créer un marché pour l’hydrogène vert ».
« Alors je me sens comme en Union soviétique : si un politicien doit créer un marché, cela laisse entendre des subventions pour l’éternité », a-t-il déclaré.
M. De Wever a confié qu’il avait eu des discussions avec des sidérurgistes qui lui avaient laissé entendre que l’Europe n’est plus un endroit attractif pour investir sans un soutien gouvernemental massif.
« Vous ne pouvez pas être compétitif si l’artère de votre économie – votre énergie – doit être aussi lourdement subventionnée », a-t-il expliqué.
« L’industrie pétrochimique n’investit plus. Ils nous quittent. Et même ceux qui vont apporter une production durable… ils disent : “Créez un très bel environnement en Europe, à plus tard, nous partons en Chine”. »
Des préoccupations similaires ont été exprimées par le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui a appelé à une révision du Pacte vert pour l’Europe, avertissant que les prix élevés de l’énergie risquent de déstabiliser les gouvernements démocratiques.
 
Le 22 janvier 2025, M. Tusk a déclaré à Strasbourg que certaines réglementations de l’UE ont conduit à une situation dans laquelle « les prix de l’énergie sont trop élevés ».
« Des prix élevés de l’énergie pourraient provoquer la chute de nombreux gouvernements démocratiques », a-t-il mis en garde les membres du Parlement européen.
« Il est inacceptable que notre énergie européenne soit la plus chère.
« Si elle ne peut pas être la moins chère, au moins elle devrait être plus ou moins au même niveau que dans d’autres pays. »
Donald Tusk a également mentionné le programme UE ETS 2 – un système d’échange de quotas d’émission de carbone de l’UE dont le lancement est prévu en 2027.
 
Visant à réduire les émissions de CO₂ qui proviennent de la combustion de carburants dans les bâtiments, le transport routier et d’autres secteurs, ce système rend les fournisseurs de carburant responsables du suivi et de la déclaration des émissions.
« Vous pouvez me croire. L’impact politique est terriblement prévisible. Cela aura un impact politique très mauvais, désastreux, si les prix de l’énergie continuent d’augmenter », a-t-il affirmé à ce sujet.

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