CLINTEL conteste fortement le rapport AR6 du GIEC (N°3)

Article n°3 : chapitres 4, 5, 6

Nous avons publié les semaines précédentes deux articles, numérotés N°1 et  N°2, sous le même titre que ci-dessus, relatifs à la publication par CLINTEL de son Rapport intitulé : « Climat – Les positions figées du GIEC », qui présente de nombreuses et importantes critiques sur le rapport d’évaluation de synthèse AR6 du GIEC, publié en 2023 :

Nous avons donné, dans l’article N°1, une présentation générale du Rapport et la liste des 12 chapitres qui figurent dans ce rapport, et que nous abordons successivement dans ces articles complémentaires. Dans l’article N° 2, nous avons résumé les trois premiers chapitres du Rapport de CLINTEL.

Dans cet article N°3, nous résumons les chapitres 4 à 6 du Rapport de CLINTEL

Tous les propos, commentaires et/ou critiques  cités dans ces articles  sont  la reproduction  des commentaires de CLINTEL.

Chapitre 4 – Tendances controversées de l’enneigement

Il est tentant de penser que le réchauffement climatique implique moins de neige.

Mais il n’y a pas de relation nécessaire entre la température moyenne globale et les chutes de neige. En effet, un réchauffement peut signifier davantage d’évaporation et de précipitation, y compris sous forme de neige.

Le GIEC a introduit une toute nouvelle série de données qui n’était pas encore publiée au moment du 2ème draft, l’ultime version présentée aux examinateurs. L’auteur de cette série de données, Lawrence Mudryck, était aussi contributeur de ce chapitre du rapport du GIEC. Cette nouvelle série de données est ce qu’on appelle une série hybride. Elle se compose de sept séries de données différentes. Nous n’avons jamais réussi à télécharger les différentes collections de données composant cette nouvelle série.

Cette nouvelle série de données présentée par le GIEC indique que la couverture neigeuse est en baisse tous les mois de l’année. Chose étonnante. Car jusqu’ici, les données bien connues du Rutgers Global Snow Lab montraient une augmentation de la couverture neigeuse durant l’automne et l’hiver.

Le GIEC évoque bien un papier important de Connoly et al, mais sans mentionner sa conclusion principale, à savoir que les modèles climatiques sont incapables de simuler la tendance à la hausse de la couverture neigeuse en automne et en hiver.

L’évolution de la couverture neigeuse de l’hémisphère nord n’est qu’un des multiples exemples des présentations biaisées dans le rapport AR 6 du GIEC.

Chapitre 5 – Accélération de la hausse du niveau de la mer : pas si vite.

Le 6e rapport d’évaluation affirme que la hausse du niveau de la mer s’accélère.

Toutefois, les preuves de cette accélération sont plutôt minces.

Comme Kip Hansen l’a souligné, les meilleures informations disponibles sur l’évolution à long terme du niveau de la mer proviennent des enregistrements des marégraphes. En général, ces enregistrements montrent une évolution remarquablement linéaire depuis plus d’un siècle.

Le GIEC préfère utiliser des mesures par satellites combinées à un assortiment de mesures de marégraphes afin de montrer que la hausse du niveau de la mer s’accélère.

Le GIEC ignore le fait que la hausse du niveau de la mer présente une variabilité multi-décennale vraisemblablement liée à l’oscillation atlantique multi-décennale. Il est vraisemblable que le GIEC confonde la récente accélération de la hausse du niveau de la mer avec cette variation multi-décennale.

Pour l’heure, il est prématuré d’affirmer qu’il y a une accélération de la hausse du niveau de la mer. Seul l’avenir nous dira si les projections du niveau de la mer du GIEC sont correctes, mais elles contrastent fortement avec les observations récentes.

Chapitre 6 – Pourquoi le GIEC minimise-t-il le rôle du soleil ?

Nos auteurs Nicola Scafetta et Fritz Vahenholt soulignent que l’Optimum Médiéval (OM) et le Petit Âge Glaciaire (PAG) sont des anomalies climatiques historiquement bien documentées dans la littérature « peer reviewed » du monde entier. Les relevés historiques des tâches solaires, des aurores boréales et d’autres proxy solaires attestent également des changements significatifs de l’activité solaire.

Les changements climatiques et l’activité solaire sont bien corrélés. Les températures étaient relativement plus élevées durant l’Optimum Médiéval et l’activité solaire plus importante. Les températures étaient plus basses pendant le Petit Âge Glaciaire et l’activité solaire plus faible. Le bon sens suggère qu’il y a probablement un lien entre les deux.

Comme Nicola Scafetta et Fritz Vahenholt le soulignent, ces deux périodes bien documentées fournissent un excellent test à l’aveugle du lien soleil-climat. Ils listent nombre d’études « peer reviewed » montrant une connexion très forte entre changement climatique et activité solaire. La corrélation est bonne dans de nombreux pays.

Des données analogues montrent que l’Optimum Médiéval qui coïncidait avec un maximum solaire, était inhabituellement chaud sur l’ensemble de la planète.

En outre, les relevés historiques et les proxys climatiques montrent que les minimum et maximum solaires sont corrélés avec les précipitations dans le monde entier.

La première page du chapitre 6 contient une citation d’un papier « peer reviewed »  de Connolly et al (incluant Scafeta) concluant que les données sur l’activité solaire passée et les changements climatiques suggèrent tout : d’un rôle nul du soleil dans les décennies récentes, ce qui implique que le réchauffement récent est principalement causé par l’homme. Jusqu’à un rôle prépondérant des variations de l’activité solaire sur le réchauffement récent. À savoir que le réchauffement récent est principalement d’origine naturelle.

Il apparaît donc que les conclusions présentées dans l’AR 6 du GIEC ne sont cohérentes qu’avec une partie de la littérature scientifique publiée. La partie minimise le rôle du soleil pour maximiser la composante anthropique. Les mécanismes précis de la corrélation climat /soleil ne sont pas encore élucidés. Toutefois, cette corrélation existe et il est inacceptable que le GIEC l’ignore et affirme que le changement climatique récent est 100 % anthropique. Simplement parce que le lien avec le soleil ne peut pas être expliqué.

 

Remarque générale

La neutralité, la rigueur scientifique et la fiabilité du GIEC, ainsi que tous les processus d’assurance qualité de cet organisme doivent être remis en question. 

 

Prochain article N°4

 Le prochain article (N°4) résumera les chapitres  7, 8 et 9 du Rapport du GIEC. Le chapitre 7 expose que le GIEC surestime la sensibilité climatique à l’augmentation de la concentration du  ‌CO₂ dans l’atmosphère. Le chapitre 8 met en cause la fiabilité des modèles climatiques. Le chapitre 9 conteste la faisabilité des scénarios extrêmes présentés par le GIEC.

                                                                                                                                              (A suivre …)

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