Plusieurs médias américains (AP ici et WSJ ici ) rapportent que l’Agence de protection de l’environnement (EPA) annoncera aujourd’hui (jeudi 12 février) l’annulation de la décision de 2009 concluant à la mise en danger de l’environnement. Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, citée par l’AP, cette mesure
« constituera la plus importante déréglementation de l’histoire américaine et permettra aux Américains d’économiser 1 300 milliards de dollars en réglementations contraignantes ».
Bien que l’on ignore sur quoi se base ce chiffre de 1,3 billion, on peut en dire autant des militants écologistes (en l’occurrence Abigail Dillen, présidente du cabinet d’avocats à but non lucratif Earthjustice) qui affirment dans le même article de l’AP que
« l’administration Trump abandonne sa responsabilité fondamentale de nous protéger des phénomènes météorologiques extrêmes et de l’accélération du changement climatique ».
« Il est impossible de concilier la décision de l’EPA avec le droit, les données scientifiques et la réalité des catastrophes qui nous frappent de plus en plus durement chaque année. Earthjustice et ses partenaires poursuivront l’administration Trump en justice », a ajouté Dillen.
Peur irrationnelle
Matthew Wielicki, signataire de la Déclaration mondiale sur le climat de Clintel et blogueur actif sur sa page Substack « Irrational Fear » (n’hésitez pas à vous abonner et à soutenir son travail), rappelle dans son dernier article sur la Conclusion de mise en danger (CMD) qu’aucun débat scientifique sérieux n’a jamais eu lieu à ce sujet. Il renvoie à un article fascinant , récemment publié par le Government Accountability & Oversight (GAO), qui, s’appuyant sur des courriels d’agences, prouve que la CMD était préméditée. Dès le début de l’administration Obama, des responsables politiques ont qualifié cette décision de « décision prête à être appliquée », de « fait incontestable » et de « simple application de la science et du bon sens », avant même toute discussion. Leur empressement était lié à la conférence sur le climat qui devait se tenir à Copenhague.
Cause et effet
La plupart des observateurs s’attendent à ce que les groupes environnementaux saisissent la justice suite à cette annonce, ce qui pourrait entraîner des années de litige. Devant les tribunaux, il est essentiel de prouver le lien de causalité. La branche américaine de Climate Intel (organisme à but non lucratif 501(c)(3) ) travaille activement sur l’analyse des causes et des effets du changement climatique, une stratégie visant à appuyer ce processus. Climate Intel a récemment publié deux vidéos ( ici et ici ) expliquant pourquoi l’EPA devrait revenir sur sa décision de mise en danger de l’environnement. Ces vidéos mettent l’accent sur l’analyse des causes et des effets, démontrant qu’en réalité, le CO₂ , après avoir contribué à verdir la planète, entraîne un refroidissement au lieu d’un réchauffement. Nous vous invitons à diffuser largement ces vidéos au sein de votre réseau. Climate Intel participera également à la 16e Conférence internationale Heartland sur le changement climatique, qui se tiendra à Washington D.C. les 8 et 9 avril prochains. Nous espérons vous y voir nombreux !
Marcel Crok, directeur de Clintel