CLINTEL conteste fortement le rapport AR6 du GIEC (N°4)

Article n°4 : chapitres 7, 8, 9

Nous avons publié les semaines précédentes trois premiers articles, numérotés N°1,  N°2 et N°3 sous le même titre que ci-dessus, relatifs à la publication par CLINTEL de son Rapport intitulé : « Climat – Les positions figées du GIEC », qui présente de nombreuses et importantes critiques sur le rapport d’évaluation de synthèse AR6 du GIEC, publié en 2023. 

Nous avons donné, dans l’article N°1, une présentation générale du Rapport et la liste des 12 chapitres qui figurent dans ce rapport, et que nous abordons successivement dans ces articles complémentaires. Dans cet article N°4, nous résumons les chapitres 7 à 9 du Rapport de CLINTEL.

Tous les propos, commentaires et/ou critiques  cités dans ces articles  sont  la reproduction  des commentaires de CLINTEL.

Chapitre 7 – Une sensibilité du climat au ‌CO₂ « fumeuse ».

Une des conclusions les plus importantes du rapport à AR6 été de réduire l’incertitude de l’estimation de la sensibilité du climat au doublement de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Depuis le rapport Charney de 1979, l’intervalle de probabilité (66% de chances de cette sensibilité) se situe entre 1,5 °C et 4,5°C, écart ramené par l’AR 6 de 2,5°C à 4°.5°C.

C’est au chapitre 7 que notre rapport discute l’estimation de la sensibilité du climat au ‌CO₂. Nous expliquons que l’ AR 6 s’appuie largement sur la publication Sherwood et al (2020) qui est une étude importante.

Dans les précédents rapports, les estimations de la sensibilité du climat se fondaient largement sur les résultats des modèles. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est plus le cas avec l’étude Sherwood. Il a réduit l’intervalle de probabilité entre 2, 5°C et 4°C.

La mauvaise nouvelle, c’est que le chercheur Nick Lewis a découvert des erreurs dans les statistiques et des lacunes dans les données initiales. Il les a corrigées.

Les résultats de l’analyse de Lewis ont conduit à un intervalle de probabilité de + 1,75° C  à + 2,7C° de la sensibilité du climat. Ce qui est très en dessous de l’intervalle de probabilité du rapport AR 6.

Cette réduction est importante. Elle montre à quel point les estimations de sensibilité du climat sont sensibles aux données initiales. L’estimation plus basse de la sensibilité climatique obtenue par Lewis a de profondes répercussions sur les modèles climatiques et les projections de réchauffement pour le 21e siècle.

L’analyse de Lewis montre qu’une majorité de modèles climatiques de l’AR 6 utilise des valeurs supérieures à l’intervalle de probabilité.

Notre rapport présente de nouvelles preuves que la sensibilité climatique retenue par le  GIEC est trop élevée. Et il fait l’hypothèse qu’elle l’est en raison de ses présupposés incorrects sur la couverture nuageuse. Le GIEC admet qu’une multitude d’études suggèrent que la sensibilité climatique est trop élevée mais il ignore cette multiplicité d’études sans expliquer pourquoi.

Ou plutôt l’explication est que le GIEC a raison contre tous les autres qui ont tort.

Chapitre 8 – AR6 : Les modèles climatiques ne sont pas fiables, mais le GIEC leur attribue une confiance élevée.

Notre critique montre que les températures de l’air troposphérique global et tropical, telles que calculées par les modèles climatiques du GIEC, sont trop élevées par rapport aux observations.

Cette erreur affecte les résultats de tous les modèles à un degré statistiquement significatif, ce qui invalide les modèles climatiques.

Comme les projections faites par ces modèles sont utilisées pour calculer l’impact futur du changement climatique, cela invalide aussi les projections futures.

McKitrick a constaté que si l’on supprime des modèles climatiques l’impact des émissions de gaz à effet de serre anthropique, les résultats correspondent beaucoup mieux aux observations dans la troposphère tropicale. Il a également constaté que les résultats des modèles de l’AR6  sont plus élevés que les précédents de l’AR 5, qui surestiment systématiquement la température moyenne globale pour la basse troposphère.

Dans le rapport AR6, il n’y a que du réchauffement excessif. À présent, les modèles CMIP6 chauffent trop sur l’ensemble de la basse et de la moyenne troposphère. C’est un double biais, pas une incertitude. Et tant que la communauté des modélisateurs ne trouvera pas le moyen de le corriger, les milieux économiques et politiques seront fondés à considérer que les projections de réchauffement futur sont exagérées et de beaucoup parfois selon les modèles.

Chapitre 9 – Les scénarios extrêmes du changement climatique.

Marcel Crok examine de près les scénarios d’émission anthropique de ‌CO₂ utilisés par le GIEC pour prédire les températures futures et le climat.

Il remarque de l’aveu du GIEC que les scénarios d’émission les plus élevés, le SSP5-8.5 et le SSP3-7.0, sont improbables et noyés dans les abysses du rapport et avec peu de chances d’être lus par les décideurs.

En outre, il constate que des chapitres importants et significatifs mettent encore en exergue ces scénarios trop improbables, ce qui risque d’invalider ces sections du rapport.

Cela a des conséquences sérieuses du point de vue politique.

La figure 10 illustre clairement le fait que les scénarios d’émissions extrêmes du GIEC sont improbables et devraient être considérés comme des extrêmes académiques et irréalistes. En les publiant, le rapport AR 6 perd de sa crédibilité.

Remarque générale

A la lecture de ce rapport, il apparaît clairement que la neutralité, la rigueur scientifique et la fiabilité du GIEC, ainsi que tous les processus d’assurance qualité de cet organisme doivent être remis en question. 

Prochain article N°5

Le prochain article (N°5) résumera les chapitres  10 à 12 du Rapport du GIEC traitant des scénarios de changement climatique, des pertes dues aux catastrophes et des décès dus au climat.  

                                                                                                                                              (A suivre …)

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