(Par Léandre Genet
« Nous abolirons, par exemple, la stupide loi Hulot qui interdit la recherche d’hydrocarbures sur le sol français », a-t-elle déclaré à la tribune.
Les ressources françaises au cœur de sa stratégie de puissance
Pour Marine Le Pen, cette abrogation doit permettre de « valoriser toutes nos ressources, naturelles ou industrielles ». La candidate présente ainsi l’exploitation du sous-sol comme l’un des instruments du redressement qu’elle entend conduire.
Elle affirme vouloir rompre « avec la logique de décroissance, cette décroissance énergétique, industrielle » qui, selon elle, « entraîne la France vers le sous-développement et finalement la ruine économique ». Son propos lie directement disponibilité de l’énergie, production industrielle et avenir économique du pays.
L’engagement porte donc sur un changement de cap législatif : lever les restrictions qui empêchent de nouvelles recherches et revenir sur la sortie programmée de l’exploitation. Il ne s’agit pas de l’annonce d’un gisement découvert, mais de la volonté de rendre de nouveau possibles des prospections aujourd’hui interdites.
Une loi qui organise la fin de l’exploitation en 2040
Adoptée fin 2017, la loi Hulot interdit la délivrance de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures sur le territoire français, à terre comme en mer. Elle organise également l’extinction progressive de l’exploitation, avec pour horizon 2040, rappellent les articles publiés après le meeting.
La France conserve néanmoins une activité pétrolière et gazière. En 2024, 64 gisements étaient encore actifs, principalement dans les bassins aquitain et parisien. Leur production ne représentait qu’environ 1% de la consommation nationale.
Cette proportion situe le point de départ de la proposition : une production nationale existante, mais limitée. Marine Le Pen souhaite permettre de nouvelles recherches, tandis que le cadre actuel prévoit la disparition progressive de cette activité. Les deux orientations diffèrent donc autant sur la prospection que sur l’avenir des exploitations.
La Guyane, point d’appui des demandes de nouvelles prospections
La proposition rejoint des demandes régulièrement formulées par des élus, notamment pour autoriser de nouvelles recherches au large de la Guyane. Comme le souligne Outre-mer La 1ère, ce dossier dépasse les seules positions du RN.
En 2025, Manuel Valls, alors ministre des Outre-mer, avait souhaité « ouvrir le débat » sur l’interdiction. Cette position avait rencontré l’opposition d’Agnès Pannier-Runacher, à l’Environnement, et de Marc Ferracci, à l’Énergie.
Plus récemment, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou s’est montrée favorable à une relance au nom du développement économique guyanais, contrairement à sa collègue de la Transition écologique, Monique Barbut. L’annonce d’Orléans donne ainsi une traduction électorale à une question déjà présente au sein du gouvernement.
Une réponse
Bravo Marine,
Cela permettra de lancer pleins d’autres sujets qui intéressent peut-être plus que le climat